La réponse à ton interrogation est donnée dans ton propre texte

: si certains emballages trop coûteux à nettoyer sont refusés, c'est bien parce qu'on recycle.
Si c'est pour finalement enterrer, on prend tout et n'importe quoi.
Ceci dit il arrive que les installations soient ponctuellement saturées, et que plutôt que de tout empiler en décharge sauvage à côté des installations de retraitement, on incinère des déchets qui pourraient être récupérés... Comme on détourne les eaux usées autour des stations d'épuration en cas de crues ou d'orages violents.
La routine et les crises sont deux situations différentes.
Et puis il y a les erreurs de perception. Chez nous les déchets de papier/carton (les jaunes) et ceux de métal/PET etc (les bleus) sont ramassés par le même camion, et ça choque beaucoup de braves gens qui s'interrogent sur la nécessité de trier. Or il se trouve que ces camions de collecte sont modifiés et contiennent en interne une cloison qui détermine deux zones séparées. Il n'y a pas de mélange et au déchargement, il est facile selon la couleur du sac, de déplacer un égaré.
Et puis il y a l'oeuf et la poule: le tri n'est pas parfaitement accepté et compris par tous depuis le jour J. Il est donc habituel de démarrer un nouveau processus par la source pour lancer la machine, alors que derrière rien n'est encore vraiment prêt. On demande d'abord au public de trier, on voit comment ça se passe et quels sont les volumes récoltés, ensuite on voit ce qui peut être raisonnablement mis en place pour faire face à la réalité, sans perdre d'argent si possible (ex verre trop sale).
On n'a pas créé Rome en un jour... Mais il faut bien commencer quelque part.
Le gérant du camping n'a souvent pas la moindre idée de ce qui arrive aux déchets après qu'ils soient prélevés. Mais s'il veut que les sacs soient enlevés, il est bien obligé de suivre le règlement municipal (ou régional).
Bon je vois que plus personne n'écoute alors salut...
