Le tour du monde en solitaire
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Le tour du monde en solitaire
La genése du monde à la voile : Joshua Slocum (1895-1898)
J. Slocum, Seul autour du monde
Le journal de bord édité pour la première fois en 1899
Itinéraire du tour du monde de J. Slocum
Lors de son tour du monde, J. Slocum connaît des moments délicats. En traversant l’Atlantique, il doit affronter brume et mer hachée. Et ce marin chevronné raconte sa peur d’être ainsi seul sur un petit voilier à affronter des éléments déchaînés : « au milieu de ce lugubre brouillard, je fus envahi par le sentiment de ma solitude absolue ; j’avais conscience de n’être qu’un insecte cramponné à un fétu de paille, en face de la puissance des éléments. […] C’est pendant ces journées-là que je connus la peur » (2000, p. 37). A deux reprises, il échappe de peu à une attaque de pirates – la première fois non loin de Gibraltar, la seconde dans le détroit de Magellan. C’est d’ailleurs la menace des pirates dans les mers orientales qui conduit J. Slocum à effectuer un tour du monde. Lorsqu’il arrive à Gibraltar, son projet est de « traverser la Méditerranée puis de passer dans la mer Rouge par le canal de Suez et continuer ainsi à l’est » (idem, p. 57). Des officiers lui ayant signalé la présence de nombreux pirates sur l’itinéraire envisagé, J. Slocum renonce alors à ce projet et décide d’entreprendre une circumnavigation. Cependant, au cours de ses trois années de navigation, il n’aura affronté que peu de difficultés ; c’est pourquoi il estime que sa circumnavigation en solitaire ne peut être considérée comme un exploit, tout au plus comme une belle aventure contrairement à celles de ses illustres prédécesseurs, de Vasco de Gama à C. Colomb. Alors qu’il navigue dans la grande barrière d’Australie, J. Slocum compare son état « avec celui des anciens circumnavigateurs qui suivirent exactement la route que j’avais prise à partir des îles du cap Vert, mais il n’y avait pas de comparaison possible entre eux et moi. Les péripéties romanesques, les périls extraordinaires auxquels ils échappèrent (quand ils purent y échapper) ne furent jamais mon partage au cours de ma navigation solitaire autour du monde. En somme, je ne rencontrai que des circonstances heureuses, si bien que mes aventures sont tout à fait prosaïques et dépourvues de pittoresque » (idem, p. 167). Au terme de son voyage, J. Slocum estime cependant qu’il a fait une découverte, à savoir que « la mer la plus démontée n’est pas si terrible pour un petit bateau bien conduit » (idem, p. 246) et qu’un tour du monde seul sur un voilier de onze mètres est parfaitement accessible à tout navigateur un tant soit peu expérimenté.
Très rapidement, d’autres plaisanciers vont suivre les traces de Joshua Slocum et entreprendre de longues navigations hauturières, seul ou en équipage. Tel est le cas de John Voss qui en 1901 appareille de la côte ouest des États-Unis pour atteindre, en 1904, la Grande-Bretagne ou encore de l’écrivain Jack London qui s’embarque sur le Snark à la découverte de terres lointaines et exotiques. C’est la lecture de J. Slocum qui incita J. London à entreprendre cette navigation, notamment « le passage où [Slocum] encourage chaleureusement les jeunes gens à entreprendre un voyage similaire à bord de petits bateaux » (London, 2002, p. 84). Ce n’est pas l’exploit sportif que J. London recherche mais le voyage permettant découverte et construction de soi : « Au bout d’une telle expérience, au bout de l’amusement et du plaisir se trouve une chance unique d’éducation pour un jeune sur le monde qui l’entoure, les pays, les hommes, les climats, mais aussi une éducation intérieure, une chance de se connaître en profondeur et de s’adresser à son âme en profondeur » (idem, p. 84). Le projet de l’écrivain est de faire durant sept ans un tour du monde et il appareille de San Francisco en avril 1907 avec son épouse et quatre autres équipiers. Au bout d’un an et demi de navigation dans le Pacifique, la croisière tourne court : les difficultés financières, le mauvais état du bateau, l’absence de capitaine compétent, les maladies qui affectent J; London et son épouse ont raison du projet : arrivés avec le Snark aux îles Salomon, c’est en vapeur que les London rejoignent l’Australie en novembre 1908 avant de regagner la Californie.
J. Slocum, Seul autour du monde
Le journal de bord édité pour la première fois en 1899
Itinéraire du tour du monde de J. Slocum
Lors de son tour du monde, J. Slocum connaît des moments délicats. En traversant l’Atlantique, il doit affronter brume et mer hachée. Et ce marin chevronné raconte sa peur d’être ainsi seul sur un petit voilier à affronter des éléments déchaînés : « au milieu de ce lugubre brouillard, je fus envahi par le sentiment de ma solitude absolue ; j’avais conscience de n’être qu’un insecte cramponné à un fétu de paille, en face de la puissance des éléments. […] C’est pendant ces journées-là que je connus la peur » (2000, p. 37). A deux reprises, il échappe de peu à une attaque de pirates – la première fois non loin de Gibraltar, la seconde dans le détroit de Magellan. C’est d’ailleurs la menace des pirates dans les mers orientales qui conduit J. Slocum à effectuer un tour du monde. Lorsqu’il arrive à Gibraltar, son projet est de « traverser la Méditerranée puis de passer dans la mer Rouge par le canal de Suez et continuer ainsi à l’est » (idem, p. 57). Des officiers lui ayant signalé la présence de nombreux pirates sur l’itinéraire envisagé, J. Slocum renonce alors à ce projet et décide d’entreprendre une circumnavigation. Cependant, au cours de ses trois années de navigation, il n’aura affronté que peu de difficultés ; c’est pourquoi il estime que sa circumnavigation en solitaire ne peut être considérée comme un exploit, tout au plus comme une belle aventure contrairement à celles de ses illustres prédécesseurs, de Vasco de Gama à C. Colomb. Alors qu’il navigue dans la grande barrière d’Australie, J. Slocum compare son état « avec celui des anciens circumnavigateurs qui suivirent exactement la route que j’avais prise à partir des îles du cap Vert, mais il n’y avait pas de comparaison possible entre eux et moi. Les péripéties romanesques, les périls extraordinaires auxquels ils échappèrent (quand ils purent y échapper) ne furent jamais mon partage au cours de ma navigation solitaire autour du monde. En somme, je ne rencontrai que des circonstances heureuses, si bien que mes aventures sont tout à fait prosaïques et dépourvues de pittoresque » (idem, p. 167). Au terme de son voyage, J. Slocum estime cependant qu’il a fait une découverte, à savoir que « la mer la plus démontée n’est pas si terrible pour un petit bateau bien conduit » (idem, p. 246) et qu’un tour du monde seul sur un voilier de onze mètres est parfaitement accessible à tout navigateur un tant soit peu expérimenté.
Très rapidement, d’autres plaisanciers vont suivre les traces de Joshua Slocum et entreprendre de longues navigations hauturières, seul ou en équipage. Tel est le cas de John Voss qui en 1901 appareille de la côte ouest des États-Unis pour atteindre, en 1904, la Grande-Bretagne ou encore de l’écrivain Jack London qui s’embarque sur le Snark à la découverte de terres lointaines et exotiques. C’est la lecture de J. Slocum qui incita J. London à entreprendre cette navigation, notamment « le passage où [Slocum] encourage chaleureusement les jeunes gens à entreprendre un voyage similaire à bord de petits bateaux » (London, 2002, p. 84). Ce n’est pas l’exploit sportif que J. London recherche mais le voyage permettant découverte et construction de soi : « Au bout d’une telle expérience, au bout de l’amusement et du plaisir se trouve une chance unique d’éducation pour un jeune sur le monde qui l’entoure, les pays, les hommes, les climats, mais aussi une éducation intérieure, une chance de se connaître en profondeur et de s’adresser à son âme en profondeur » (idem, p. 84). Le projet de l’écrivain est de faire durant sept ans un tour du monde et il appareille de San Francisco en avril 1907 avec son épouse et quatre autres équipiers. Au bout d’un an et demi de navigation dans le Pacifique, la croisière tourne court : les difficultés financières, le mauvais état du bateau, l’absence de capitaine compétent, les maladies qui affectent J; London et son épouse ont raison du projet : arrivés avec le Snark aux îles Salomon, c’est en vapeur que les London rejoignent l’Australie en novembre 1908 avant de regagner la Californie.
Teardrop Dragonfly _ La mancelle 550 SA 508 Peugeot GT 180 ch
Re: Le tour du monde en solitaire
Merci pour cette petite parenthèse culturelle !
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GéJi - Modérateur

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Re: Le tour du monde en solitaire
Jean
Graziella & Jean
- Fleurette TS 43 LJ de 04/1998 - En chasse d'une tractrice !
Je ne réponds pas aux questions techniques par Mp - Merci
Graziella & Jean
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LONDON - Membre donateur
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Re: Le tour du monde en solitaire
En savoir plus https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... 710iV3Lpgg tout ceci pour en venir à la construction de la maquette au 1/40 de son voilier








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GéJi - Modérateur

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Re: Le tour du monde en solitaire
Diable ! Un chantier de plus ! C'est de la boulimie ! C'est vrai que quand on aime, ce qui est le cas et que le résultat est renversant, on ne compte pas !


Jean
Graziella & Jean
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Je ne réponds pas aux questions techniques par Mp - Merci
Graziella & Jean
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Re: Le tour du monde en solitaire
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pomgirl - Modérateur

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Re: Le tour du monde en solitaire
Bonjour
Joli
Encore quelques heures et il sera superbe
BYE
Joli
BYE
Eriba 552 GT - Nissan Qashqai ACENTA 1,7 L Dci 150CV
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GéJi - Modérateur

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Re: Le tour du monde en solitaire
Déjà du beau boulot en l'état ! 
Jean
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Re: Le tour du monde en solitaire
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GéJi - Modérateur

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Re: Le tour du monde en solitaire
... S'il te plaît !
Jean
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LONDON - Membre donateur
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Re: Le tour du monde en solitaire
Les voila
A plus et bonne soirée
Vous n’avez pas les permissions nécessaires pour voir les fichiers joints à ce message.
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TonTonSW - Animateur de camping

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Re: Le tour du monde en solitaire
Magnifique!! Du très bon travail!
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GéJi - Modérateur

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Re: Le tour du monde en solitaire
Ce magnifique travail le méritait bien. Ces photos dureront aussi longtemps que le forum !
Jean
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