Voyage de l'extrême...
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Me voilà de retour après une semaine passée sur l'ile de la réunion.
Après la petite colére passée sur les philatélistes (certains ont eu des surprises en recevant leurs courriers) la mise en sacs et le départ du bateau nous pouvons enfin accueillir dignement nos futurs remplacants et les scientifiques.
Là encore des surprises concernant le trou d'ozone. En effet durant notre hivernage nous faisions des mesures de densité de cette fameuse couche.
Le responsable du laboratoire nous a expliqué ce phénomène.
Lorsque je lui ai demandé des explications il m'a simplement dit
"Veux tu la version officielle ou officieuse"
Version officielle : vous êtes tous des pollueurs avec vos bombes à raser, vos véhicules, ...
Version officieuse : pourqu'une étude soit valable il faut la faire sur une durée d'un siécle. Or pour le moment (en 1992) il n'y a que vingt ans que l'on s'intéresse de près à ce phénoméne. Nos activités génent certainement mais pas aussi fort que l'on peut le dire. Nous sommes peut être dans un cycle de modification de cette couche. Par contre que ce soit fait pour raison économique cela est sur.
J'ai eu l'occasion de reprendre contact avec ce scientifique il y a un an et il m'a répondu que pour le moment il est sur que notre activité intervienne mais ne représente que moins de 5% dans cette dégradation. Pourquoi et comment expliqué que cette couche s'est refermée en 2003 alors que les activités n'ont pas diminué?
Il m'a donné d'autres explications mais cela serait trop long.
Après la petite colére passée sur les philatélistes (certains ont eu des surprises en recevant leurs courriers) la mise en sacs et le départ du bateau nous pouvons enfin accueillir dignement nos futurs remplacants et les scientifiques.
Là encore des surprises concernant le trou d'ozone. En effet durant notre hivernage nous faisions des mesures de densité de cette fameuse couche.
Le responsable du laboratoire nous a expliqué ce phénomène.
Lorsque je lui ai demandé des explications il m'a simplement dit
"Veux tu la version officielle ou officieuse"
Version officielle : vous êtes tous des pollueurs avec vos bombes à raser, vos véhicules, ...
Version officieuse : pourqu'une étude soit valable il faut la faire sur une durée d'un siécle. Or pour le moment (en 1992) il n'y a que vingt ans que l'on s'intéresse de près à ce phénoméne. Nos activités génent certainement mais pas aussi fort que l'on peut le dire. Nous sommes peut être dans un cycle de modification de cette couche. Par contre que ce soit fait pour raison économique cela est sur.
J'ai eu l'occasion de reprendre contact avec ce scientifique il y a un an et il m'a répondu que pour le moment il est sur que notre activité intervienne mais ne représente que moins de 5% dans cette dégradation. Pourquoi et comment expliqué que cette couche s'est refermée en 2003 alors que les activités n'ont pas diminué?
Il m'a donné d'autres explications mais cela serait trop long.
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Merci Jean-Marc
Après cette discusssion avec le scientifique, je ne suis entretenu avec la météorologue italienne (Argentini Stéphania) au sujet des relevés réalisés difficilement lors des catabatiques. J'ai eu le droir à un cours sur les vents, sur la formation les origines... Bref plein la tête.
Enfin j'ai pu faire la connaissance de Claude Lorius (glaciologue). Je peux vous dire que tous ces scientifiques renomés ne se prennent pas la tête et sont très facile d'approche, ce qui n'est pas le cas en métropole où toute une "armée les protège.
Alors que le barteau faisait route sur nous, j'ai recu un message de mon état major me demandant l'état de la piste. J'ai pris contact avec l'équipe sur place et Mr Engler le responsable. Je me suis fait jeté en me précisant que je n'avais aucune compétence en génie civil (prends ça dans les dents). Malgré cela avec l'accord de P. David j'ai fait une inspection avec lui sur l'état de la piste. Nous avons aussi fait un vol hélico avec approche avion. Sans appel et avec l'avis de Pierrot j'ai envoyé un message à l'EM prècisant que l'on allait droit au premier crash lors du premier posé.
Après cette discusssion avec le scientifique, je ne suis entretenu avec la météorologue italienne (Argentini Stéphania) au sujet des relevés réalisés difficilement lors des catabatiques. J'ai eu le droir à un cours sur les vents, sur la formation les origines... Bref plein la tête.
Enfin j'ai pu faire la connaissance de Claude Lorius (glaciologue). Je peux vous dire que tous ces scientifiques renomés ne se prennent pas la tête et sont très facile d'approche, ce qui n'est pas le cas en métropole où toute une "armée les protège.
Alors que le barteau faisait route sur nous, j'ai recu un message de mon état major me demandant l'état de la piste. J'ai pris contact avec l'équipe sur place et Mr Engler le responsable. Je me suis fait jeté en me précisant que je n'avais aucune compétence en génie civil (prends ça dans les dents). Malgré cela avec l'accord de P. David j'ai fait une inspection avec lui sur l'état de la piste. Nous avons aussi fait un vol hélico avec approche avion. Sans appel et avec l'avis de Pierrot j'ai envoyé un message à l'EM prècisant que l'on allait droit au premier crash lors du premier posé.
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Comme je vous l'ai dit prédemment, l'Armée de l'Air n'enverra aucun avion. Comme nous étions en conflit avec la Bosnie, il fut rapporté au média que l'AA ne disposait pas d'avions assez pour ce genre de trajet.
Alors que je rentrais, le dista vient m'avertir qu'un hélico américain et en route vers nous pour le calibrage des mesures météo.
N'ayant qu'une seule place notre équipage est parti se poser sur la piste. Au même moment le "dauphin" arrivait.
Les météos avaient finis le travail et ils venaient nous remercier pour les réparations effectués.

Alors que je rentrais, le dista vient m'avertir qu'un hélico américain et en route vers nous pour le calibrage des mesures météo.
N'ayant qu'une seule place notre équipage est parti se poser sur la piste. Au même moment le "dauphin" arrivait.
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Résultat ils sont passés au bar et se sont gavés de "boisson jaune de Marseille".
Simplement certains dont le pilote ont bu cette potion nature.
Le décollage après 2 heures d'arrêt fut spectaculaire mais ils sont rentrés sain et sauf
Le lendemain je partais sur le continent, en hélico (car la banquise avait disparu) pour équiper les nouveaux véhicules qui devaient remplacer les weasels.

Simplement certains dont le pilote ont bu cette potion nature.
Le décollage après 2 heures d'arrêt fut spectaculaire mais ils sont rentrés sain et sauf
Le lendemain je partais sur le continent, en hélico (car la banquise avait disparu) pour équiper les nouveaux véhicules qui devaient remplacer les weasels.

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Alors que le travail était fini nous avertissons la base que nous restions sur place pour les essais du lendemain.
Après une nuit courte, le mécano repartit vers les engins pour les faire démarrer.
Nous avons déjà du les dénneiger car monsieur catabatique avait frappé en soirée.
Gros bruit et le mécano en déduisit que les turbos n'avaient pas resisté au -20°.
Nos bons vieux weasels avaient encore du temps à faire.
Nous transmettons nos infos et Pierrot arriva rapidement.
Il constata le désastre et nous repartimes vers la base.
Il telephona à Paris.
La décision prise fut que puisque le matériel était sur place pas question de le ramener. L'approvisionnement de couverture spéciale fut décidé.

Après une nuit courte, le mécano repartit vers les engins pour les faire démarrer.
Nous avons déjà du les dénneiger car monsieur catabatique avait frappé en soirée.
Gros bruit et le mécano en déduisit que les turbos n'avaient pas resisté au -20°.
Nos bons vieux weasels avaient encore du temps à faire.
Nous transmettons nos infos et Pierrot arriva rapidement.
Il constata le désastre et nous repartimes vers la base.
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Pendant ce temps le bateau continuait son chemin.
Puisqu'il fallait aller à Port Martin. Pierrot prit la décision d'envoyer les anciens véhicules.
Pendant ce temps l'équipe chargé du raid se débrouillerait.
Le plus dur fut de passer le glacier Astrolabe en raison de nombreuses crevasses. Le glacio prépara le trajet. Trois jours, à fond nous arrivons sur la premiere base francaise.
A peine venions nous d'arrêter le moteurs qu'un nuage de neige fut soulevé. C'était l'alouette de l'armée de l'air qui nous avait rejoint. Panne radio. Simplement le pilote avait perdu l'antenne en vol. Avec les moyens sur place j'ai construit une petite antenne pour permettre une liaison.
Alors que nous approchions des batiments disparus sous la neige, Pierrot me dit de faire attention car je devais être au dessus de la partie qui avait brulée.
En creusant nous trouvons un trou dans la toiture.
Impressionnant.
Puisqu'il fallait aller à Port Martin. Pierrot prit la décision d'envoyer les anciens véhicules.
Pendant ce temps l'équipe chargé du raid se débrouillerait.
Le plus dur fut de passer le glacier Astrolabe en raison de nombreuses crevasses. Le glacio prépara le trajet. Trois jours, à fond nous arrivons sur la premiere base francaise.
A peine venions nous d'arrêter le moteurs qu'un nuage de neige fut soulevé. C'était l'alouette de l'armée de l'air qui nous avait rejoint. Panne radio. Simplement le pilote avait perdu l'antenne en vol. Avec les moyens sur place j'ai construit une petite antenne pour permettre une liaison.
Alors que nous approchions des batiments disparus sous la neige, Pierrot me dit de faire attention car je devais être au dessus de la partie qui avait brulée.
En creusant nous trouvons un trou dans la toiture.
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En effet nous retrouvons ce que nos vrais héros polaires ont du abandonné lors de l'incendie (barre chocolat, cigarette,...). Je vous avoue que les barres cocolatées étaient très dures.
Pendant que le glacio faisait ses relevés. nous visitons ce que l'on peut appeler le "musée".
Déjà il était temps de repartir car les nouveaux arrivants étaient à quelques encablures de DDU.
Mon remplacant fut donc accueilli par le GP.
Pendant 15 jours il a fallu lui montrer tout le site, trouver ses points de repéres et s'habituer à cet environnement.
Pendant que le glacio faisait ses relevés. nous visitons ce que l'on peut appeler le "musée".
Déjà il était temps de repartir car les nouveaux arrivants étaient à quelques encablures de DDU.
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Après 15 jours sur l'ile de Ré, je reprends la plume...pardon le clavier.
Donc mon succésseur a prit tranquillement ma place. Résultat plus de travail direct. Je suis allé voir Pierrot pour lui demander de l'occupation.
Je me suis retrouvé au débarquement du bateau.
Le soir, si on peut le dire, nous nous retrouvions les quatre rescapés de la mission dans notre batiment et nous n'attendions plus qu'une chose, l'ordre d'embarquer.
Le pilote de l'hélico est venu me demander de lui installer un systéme radio sling. Je lui ai dit de voir avec mon successeur. Il l'avait fait mais il lui a répondu qu'il ne s'occupait que de la radio terrestre.
Je suis allé le voir et avec toute ma diplomatie (je l'ai collé au mur) je lui ai fait comprendre qu'ici tu laisses ta spécialité au porte manteaux.
J'ai réalisé un systéme permattant le sling mais provisoire car tout travail sur un hélico doit être controlé par un autorité (jécris super bien.. l'air de l'océan peut être).
L'après midi, alors que j'étais sur le chaland, l'hélico est venu me cueillir car il y a eu un début d'incendie dans la station radio. Mon collègue s'était amusé à faire des essais, résultat le disjoncteur a éclaté et début d'incendie.
Là il avait dépassé les bornes. Il a prit une remontée de bretelles sérieuse et Pierrot voulait le renvoyer. Là j'ai eu une peur: qu'il me garde et c'est bien ce qu'il avait l'intention de faire. Je n'étais pas d'accord et l'armée a refusé. OUF
Pierrot vient m'annoncer que le départ est prévu le 2 février. Plus que deux jours.
Donc mon succésseur a prit tranquillement ma place. Résultat plus de travail direct. Je suis allé voir Pierrot pour lui demander de l'occupation.
Je me suis retrouvé au débarquement du bateau.
Le soir, si on peut le dire, nous nous retrouvions les quatre rescapés de la mission dans notre batiment et nous n'attendions plus qu'une chose, l'ordre d'embarquer.
Le pilote de l'hélico est venu me demander de lui installer un systéme radio sling. Je lui ai dit de voir avec mon successeur. Il l'avait fait mais il lui a répondu qu'il ne s'occupait que de la radio terrestre.
Je suis allé le voir et avec toute ma diplomatie (je l'ai collé au mur) je lui ai fait comprendre qu'ici tu laisses ta spécialité au porte manteaux.
J'ai réalisé un systéme permattant le sling mais provisoire car tout travail sur un hélico doit être controlé par un autorité (jécris super bien.. l'air de l'océan peut être).
L'après midi, alors que j'étais sur le chaland, l'hélico est venu me cueillir car il y a eu un début d'incendie dans la station radio. Mon collègue s'était amusé à faire des essais, résultat le disjoncteur a éclaté et début d'incendie.
Là il avait dépassé les bornes. Il a prit une remontée de bretelles sérieuse et Pierrot voulait le renvoyer. Là j'ai eu une peur: qu'il me garde et c'est bien ce qu'il avait l'intention de faire. Je n'étais pas d'accord et l'armée a refusé. OUF
Pierrot vient m'annoncer que le départ est prévu le 2 février. Plus que deux jours.
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Le 1 février on nous demande d'embarquer.
Un météo de passage nous dit que la traversée serait bonne.
J'ai donc embarqué, par hélico, le dernier. J'ai eu le droit à un tour de l'ile et une visite sur le continent. JE VEUX PARTIR.
Je croyais que l'aventure se terminerait là. Et bien non.
Dans les passagers rentrant nous quatre les hivernants: GP, mécano, médecin et moi.
Le reste: un second médecin, un cuistot et trois scientifiques(dont le météo).
Sacré météo. Le 2 février la mer commence a s'agiter. Mon pauvre GP qui est malade même à quai reste couché. Nous ne sommes plus que deux à participer au repas avec l'équipage.
La pression passe de 998mb à 964.
A 18h55 le moteur principal tribord tombe en panne. La vitesse passe de 11.73noeuds à 7.5.
Le 3, la pression à 4H00 tombe à 957. Le vent passe force 9.
A 8H la pression passe 962 mais le vent secteur ouest passe à 12 et des creux de 8 à 10m se forment. Malgré cela je parviens à rejoindre la cuisine. Petit dej acrobatique. le pacha me demande si je veux bien assurer la séurité incendie à bord.
A 11H le vent passe à 80 noeuds et le pacha prend la barre en manuel.
A 12H le vent atteint 90 noeuds et des creux de 15m se forment.
Avec une scientifique nous allons sur la passerelle pour assister au spectacle. Inoui.
Sacré Astrolable et surtout pacha.
Je redescends en cabine pour voir mon moribond de GP.
A 13H15 je fus ejecté de la banette. L'alarme incendie et entrée d'eau retentissent.
Je me lance vers l'avant du bateau où je croise un médecin. Une cabine a explosé sous l'impact de l'eau qui a cassé un hoblot.
Je pars vers la passerelle d'où revient la scientifique avec le visage en sang.
Le sabord avant a cassé et elle s'est prise des éclats de verre dans la figure.
Un aide cuistot me suit et en ouvrant la porte de la passerelle désastre. je monte le premier et j'ai juste le temps d'apercevoir et d'entendre une personne hurler. Elle glissait vers l'arrière et risquait de partir à la mer car la porte arrière avait disparu.
J'ai eu le temps de l'agripper mais sous son poids je me trouvais emporté. Au même moment j'ai senti une traction sur ma ceinture. le deuxième médecin m'a agrippé après sêtre attaché.
Un météo de passage nous dit que la traversée serait bonne.
J'ai donc embarqué, par hélico, le dernier. J'ai eu le droit à un tour de l'ile et une visite sur le continent. JE VEUX PARTIR.
Je croyais que l'aventure se terminerait là. Et bien non.
Dans les passagers rentrant nous quatre les hivernants: GP, mécano, médecin et moi.
Le reste: un second médecin, un cuistot et trois scientifiques(dont le météo).
Sacré météo. Le 2 février la mer commence a s'agiter. Mon pauvre GP qui est malade même à quai reste couché. Nous ne sommes plus que deux à participer au repas avec l'équipage.
La pression passe de 998mb à 964.
A 18h55 le moteur principal tribord tombe en panne. La vitesse passe de 11.73noeuds à 7.5.
Le 3, la pression à 4H00 tombe à 957. Le vent passe force 9.
A 8H la pression passe 962 mais le vent secteur ouest passe à 12 et des creux de 8 à 10m se forment. Malgré cela je parviens à rejoindre la cuisine. Petit dej acrobatique. le pacha me demande si je veux bien assurer la séurité incendie à bord.
A 11H le vent passe à 80 noeuds et le pacha prend la barre en manuel.
A 12H le vent atteint 90 noeuds et des creux de 15m se forment.
Avec une scientifique nous allons sur la passerelle pour assister au spectacle. Inoui.
Sacré Astrolable et surtout pacha.
Je redescends en cabine pour voir mon moribond de GP.
A 13H15 je fus ejecté de la banette. L'alarme incendie et entrée d'eau retentissent.
Je me lance vers l'avant du bateau où je croise un médecin. Une cabine a explosé sous l'impact de l'eau qui a cassé un hoblot.
Je pars vers la passerelle d'où revient la scientifique avec le visage en sang.
Le sabord avant a cassé et elle s'est prise des éclats de verre dans la figure.
Un aide cuistot me suit et en ouvrant la porte de la passerelle désastre. je monte le premier et j'ai juste le temps d'apercevoir et d'entendre une personne hurler. Elle glissait vers l'arrière et risquait de partir à la mer car la porte arrière avait disparu.
J'ai eu le temps de l'agripper mais sous son poids je me trouvais emporté. Au même moment j'ai senti une traction sur ma ceinture. le deuxième médecin m'a agrippé après sêtre attaché.
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Le pacha nous demande de faire l'appel de tout le monde et de regrouper les passagers à l'arrière.
Tous les appareils électriques sont HS et il y a une forte odeur de bruler.
Le second, remis de ses émotions part aider le pacha.
Nous redescendons et regroupons tout le monde. Le cuisinier de bord s'est fracturé la clavicule alors qu'il faisait la vaisselle. Le mécanicien est tombé dans la cale et s'est cassé la jambe. Heureusement et c'est très rare nous avons 2 médecins à bord. Notre cuistot et mécanicien prennent le relais.
Pendant ce temps, la commande de pas d'hélice nous lache et de ce fait le bateau stoppe et se trouve en travers de la houle.
Le second nous rejoint et le mécano passe en manuel pour le pas d'hélice babord.
Nous combattons les débuts d'incendie d'origine électrique. Nous coupons l'alimentation des circuits non indispensables.
Les communications radio sont coupées et la balise de détresse a disparu.
A 13H50 le pas d'hélice refonctionne.
Le bateau reprend de la vitesse et le pacha met le navire en fuite.
Malgré cela il tient la barre en manuel.
Tous les appareils électriques sont HS et il y a une forte odeur de bruler.
Le second, remis de ses émotions part aider le pacha.
Nous redescendons et regroupons tout le monde. Le cuisinier de bord s'est fracturé la clavicule alors qu'il faisait la vaisselle. Le mécanicien est tombé dans la cale et s'est cassé la jambe. Heureusement et c'est très rare nous avons 2 médecins à bord. Notre cuistot et mécanicien prennent le relais.
Pendant ce temps, la commande de pas d'hélice nous lache et de ce fait le bateau stoppe et se trouve en travers de la houle.
Le second nous rejoint et le mécano passe en manuel pour le pas d'hélice babord.
Nous combattons les débuts d'incendie d'origine électrique. Nous coupons l'alimentation des circuits non indispensables.
Les communications radio sont coupées et la balise de détresse a disparu.
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Le bateau reprend de la vitesse et le pacha met le navire en fuite.
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Avec le second nous partons vers la passerelle. En arrivant je remarque le désastre. Dans les coursives il y a 20cm d'eau.
Le pacha se retourne vers moi et me dit "fait ce que tu peux. il n'y a plus de liaison radio"
Premiere chose nous obturons le sabord cassé pendant que d'autres s'occupent du hublot.
En soulevant les dalles, je remarque qu'il y a au moins 50cm d'eau.
Impossible de travailler ainsi. Le second s'occupe de l'évacuer. Pendant ce temps je fais le tour du matos.
Le fac similé est définitivement HS. Le systeme Inmarsat et tous les appareils radio sont hors d'usage. Je passe à l'arrière de la passerelle et remarquequ'une antenne filaire est cassée. Là j'ai pris une décision insensée après coup. Je sors et malgré un taux de roulis supérieur à 45° je monte au mat assurer de ma ceinture. J'arrive à remettre cette antenne. En revenant sur la passerelle je me prends une engueulade par le pacha pour le risque inconsidéré pris.
Le second est parvenu à évacuer l'eau.
Je demonte le matériel Inmarsat et je redescends toutes les cartes électroniques à la cuisine pour les nettoyer. Problème, mon matériel de dépannage est en cale. A l'aide de mon couteau suisse de ma brosse à et d'un fil de cuivre chauffé à la flamme j'entreprends des réparations.
Pendant que les cartes séchent (merci à la scientifique pour son séche cheveux) je pars, aider d'un médecin pour réparer les postes radio HF.
Vers 16H30 le pacha annonce que le bateau va reprendre de la vitesse notre mécano fait merveille dans sa cale.
Enfin le poste radio s'allume. Avec mon indicatif radio amateur je lance un appel. Au bout de de 10mn, un amateur de Nouvelle zélande me répond.
Il m'annonce que nous avons été déclaré perdu corps et bien. Il me demande notre position et le pacha repond quelque part sur l'océan entre l'Australie et la Nouvelle Zélande. Le NZ nous dit qu'un avion de recherche était pati dès le déclenchement de la balise de détresse et qu'en arrivant sur place il l'avait repéré et avait annoncé notre naufrage.
Le pacha se retourne vers moi et me dit "fait ce que tu peux. il n'y a plus de liaison radio"
Premiere chose nous obturons le sabord cassé pendant que d'autres s'occupent du hublot.
En soulevant les dalles, je remarque qu'il y a au moins 50cm d'eau.
Impossible de travailler ainsi. Le second s'occupe de l'évacuer. Pendant ce temps je fais le tour du matos.
Le fac similé est définitivement HS. Le systeme Inmarsat et tous les appareils radio sont hors d'usage. Je passe à l'arrière de la passerelle et remarquequ'une antenne filaire est cassée. Là j'ai pris une décision insensée après coup. Je sors et malgré un taux de roulis supérieur à 45° je monte au mat assurer de ma ceinture. J'arrive à remettre cette antenne. En revenant sur la passerelle je me prends une engueulade par le pacha pour le risque inconsidéré pris.
Le second est parvenu à évacuer l'eau.
Je demonte le matériel Inmarsat et je redescends toutes les cartes électroniques à la cuisine pour les nettoyer. Problème, mon matériel de dépannage est en cale. A l'aide de mon couteau suisse de ma brosse à et d'un fil de cuivre chauffé à la flamme j'entreprends des réparations.
Pendant que les cartes séchent (merci à la scientifique pour son séche cheveux) je pars, aider d'un médecin pour réparer les postes radio HF.
Vers 16H30 le pacha annonce que le bateau va reprendre de la vitesse notre mécano fait merveille dans sa cale.
Enfin le poste radio s'allume. Avec mon indicatif radio amateur je lance un appel. Au bout de de 10mn, un amateur de Nouvelle zélande me répond.
Il m'annonce que nous avons été déclaré perdu corps et bien. Il me demande notre position et le pacha repond quelque part sur l'océan entre l'Australie et la Nouvelle Zélande. Le NZ nous dit qu'un avion de recherche était pati dès le déclenchement de la balise de détresse et qu'en arrivant sur place il l'avait repéré et avait annoncé notre naufrage.
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L'Astrolabe atteint les 12 noeuds.
Je demande au second de garder la communication.
J'arrive à remettre le GPS en fonction et ainsi nous pouvons donner notre position approximative.
Au même moment j'entends un grésillement. Je cherche et trouve dans ma veste un emetteur radio VHF que je ramenai à Hobart pour le dépannage. C'est l'avion de recherche.
A ce moment notre monie, la scientifique (Delphine Gimet), nous rejoint pour ramener les cartes.
Je replace donc le matériel et avant la remise en service, je prie pourqu'il n'y ai pas d'autres problèmes.
Tout s'allume. Le premier pintage de l'antenne satellite est mauvais. Je relance une seconde fois. Rien. Après la troisiéme l'antenne se coupe et il faut la positionner à la main, dehors. Le pacha me dit qu'il en est pas question.
Pour la dernière j'essaie. YES elle s'est calée. Pour faire un essai j'appelle la Terre Adélie. Là Pierrot décroche et sa première phrase "t'es pas mort".
Quelle bonheur d'entendre sa voix.
Je lui passe le pacha. Au même instant l'avion passe et dans un mauvais anglais nous le remercions d'annoncer que le radeau tient bon.
Pendant ce temps le reste des personnes s'est activé à assécher le bateau.
Il est 23H et enfin le pacha repasse la barre au second. Il est temps de souffler.
Je demande au second de garder la communication.
J'arrive à remettre le GPS en fonction et ainsi nous pouvons donner notre position approximative.
Au même moment j'entends un grésillement. Je cherche et trouve dans ma veste un emetteur radio VHF que je ramenai à Hobart pour le dépannage. C'est l'avion de recherche.
A ce moment notre monie, la scientifique (Delphine Gimet), nous rejoint pour ramener les cartes.
Je replace donc le matériel et avant la remise en service, je prie pourqu'il n'y ai pas d'autres problèmes.
Tout s'allume. Le premier pintage de l'antenne satellite est mauvais. Je relance une seconde fois. Rien. Après la troisiéme l'antenne se coupe et il faut la positionner à la main, dehors. Le pacha me dit qu'il en est pas question.
Pour la dernière j'essaie. YES elle s'est calée. Pour faire un essai j'appelle la Terre Adélie. Là Pierrot décroche et sa première phrase "t'es pas mort".
Quelle bonheur d'entendre sa voix.
Je lui passe le pacha. Au même instant l'avion passe et dans un mauvais anglais nous le remercions d'annoncer que le radeau tient bon.
Pendant ce temps le reste des personnes s'est activé à assécher le bateau.
Il est 23H et enfin le pacha repasse la barre au second. Il est temps de souffler.
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Le 4 février le bateau reprend sa course vers la Tasmanie.
A 5H l'avion de secours vient nous resurvoler. Avec la VHF, remis en service, le pacah lui donne la situation.
Jusqu'au 6 février nous entreprenons un nettoyage du bateau pendant que je répare cette fois tranquillement.
Le 6 vers 19H30 le pacha nous réunit et offre le champagne. Il raconte qu'il avait en dans l'idée de faire abandonner le navire mais quand il a remarqué que les "passagers" étaient partout pour aider et prendre le bateau en main il a renoncé à cette solution. Bien sur je me suis pris une remontée de bretelles, gentille, pour l'inconscience de mes actes. A ce même moment il montre ma brosse à dents en précisant que c'est elle qui a sauvée le navire et qu'il la ferait encadrée(c'est ce qu'il fera plus tard).
Le 7 fevrier à 5h nous voyons enfin la terre.
A 7H15 le pilote monte sur la bateau et nous accostons à 8H00.
A 5H l'avion de secours vient nous resurvoler. Avec la VHF, remis en service, le pacah lui donne la situation.
Jusqu'au 6 février nous entreprenons un nettoyage du bateau pendant que je répare cette fois tranquillement.
Le 6 vers 19H30 le pacha nous réunit et offre le champagne. Il raconte qu'il avait en dans l'idée de faire abandonner le navire mais quand il a remarqué que les "passagers" étaient partout pour aider et prendre le bateau en main il a renoncé à cette solution. Bien sur je me suis pris une remontée de bretelles, gentille, pour l'inconscience de mes actes. A ce même moment il montre ma brosse à dents en précisant que c'est elle qui a sauvée le navire et qu'il la ferait encadrée(c'est ce qu'il fera plus tard).
Le 7 fevrier à 5h nous voyons enfin la terre.
A 7H15 le pilote monte sur la bateau et nous accostons à 8H00.
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A peine arrivé nous sommes partis téléphoner à nos familles sans faire attention à l'heure. Il était minuit en France.
Sur le quai des hivernants australiens étaient venus nous accueillir et l'armateur était également là.
Pendant la journée nous sommes partis à la plage.
Vers 18H30 nous sommes rentrés. Le pacha nous dit que l'armateur nous a payé une soirée ouverte. Le lundi nous sommes rentrés mais cette fois ce n'était pas le mal de mer que nous avions.
En raison du retard nous quittions la Tasmanie que le jeudi.
Le retour en avion s'est relativement bien passé.
Par contre en descendant à Rossy il a fallu prendre le métro et là nous nous sommes demandés où nous étions. Après avoir vécu à 30 sur une ile une peur nous a envahi au point de laisser passer plusieurs rames avant de monter.
Et pour couronner le tout mon épouse m'attendait chez nous et avant de rentrer s'est arrété dans un super maché.
Je me suis arrété à l'entrée, cramponné au chariot car il y avait trop de monde.
Voilà donc la fin de mon premier séjour dans ces contrées. Bien sur j'y suis retourné plusieurs fois mais ce n'était pas pareil.
Je fais parti d'une amicale des anciens et chaque fois que nous nous revoyons, le retour reste notre sujet de discussion.
FIN
Sur le quai des hivernants australiens étaient venus nous accueillir et l'armateur était également là.
Pendant la journée nous sommes partis à la plage.
Vers 18H30 nous sommes rentrés. Le pacha nous dit que l'armateur nous a payé une soirée ouverte. Le lundi nous sommes rentrés mais cette fois ce n'était pas le mal de mer que nous avions.
En raison du retard nous quittions la Tasmanie que le jeudi.
Le retour en avion s'est relativement bien passé.
Par contre en descendant à Rossy il a fallu prendre le métro et là nous nous sommes demandés où nous étions. Après avoir vécu à 30 sur une ile une peur nous a envahi au point de laisser passer plusieurs rames avant de monter.
Et pour couronner le tout mon épouse m'attendait chez nous et avant de rentrer s'est arrété dans un super maché.
Je me suis arrété à l'entrée, cramponné au chariot car il y avait trop de monde.
Voilà donc la fin de mon premier séjour dans ces contrées. Bien sur j'y suis retourné plusieurs fois mais ce n'était pas pareil.
Je fais parti d'une amicale des anciens et chaque fois que nous nous revoyons, le retour reste notre sujet de discussion.
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