Vendée Globe
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Ici, les amis, on ne parle que de la pluie et du beau temps, de tout de rien... bref on ne se casse pas la tête avec les sujets techniques.
Pour toutes ces questions à propos de nos belles, on se retrouve dans les rubriques des divers forums et sous-forums. A bientôt !
Re: Vendée Globe
A 1h41mn01s dans la nuit de vendredi à samedi, Sam Davies (Roxy) en finissait avec le Vendée Globe 2008-2009. Il lui restait alors 50h à attendre avant de savoir si Marc Guillemot couperait la ligne avant que le délai de sa bonification pour avoir assisté Yann Elies n’expire. Qui qu’il en soit, Sam aura marqué cette édition par sa féroce joie de vivre, son talent et sa sincérité.
Samedi matin 9h. Après avoir passé la nuit au mouillage pour attendre la marée haute, Roxy embouque enfin le chenal des Sables d’Olonne. Et comme à chaque arrivée, la magie opère. A l’avant de son voilier, la navigatrice salue la foule enthousiaste, allume des feux à mains qu’elle brandit vers le public… Petite silhouette, presque menue, elle grimpe sur le balcon avant d’un bateau mythique qui en trois éditions a connu trois podiums. Une bordée d’applaudissements et d’encouragements sur tribord, une salve de hourras sur bâbord, la navigatrice répond à tous sans omettre de rendre hommage à son équipe massée à l’arrière de son bateau. Puis vient le temps de mettre pied à terre, d’aller saluer son public, rejointe sur le podium par Roland Jourdain et Armel Le Cléac’h. Yann Elies, venue l’accueillir, a été happé par la foule et ne parviendra pas à les rejoindre pour la photo de famille. A peine quelques instants de pause et voici la conférence de presse et les premières impressions de terrienne de celle qui, chaque jour, avouait trouver un bonheur infini à être en mer. Extraits choisis :
Ses atouts :
« Du courage, de la motivation, beaucoup de patience. J’ai surtout la chance d’avoir une équipe de qualité. C’est une course en solitaire, mais c’est un travail d’équipe et sans eux je n’aurais pas pu faire ce que j’ai fait. J’ai vraiment beaucoup de chance d’avoir mes Roxy Boys… »
Les moments difficiles :
« Quand Yann s’est cassé la jambe et quand Jean a chaviré. On se met à leur place. Mais aussi, parce que pour pouvoir avancer, on n’imagine pas ce genre de choses. Quand ça se produit, c’est le pire qui nous tombe dessus. Un autre moment difficile fut, quand dans la remontée de l’Atlantique sud j’ai perdu 700 milles que j’avais durement gagnés dans l’Océan Indien et le Pacifique. A cet instant-là, j’ai reçu un mail d’encouragement de Yannick Bestaven et j’ai réalisé que dans mon petit malheur, j’avais la chance d’être toujours en course. On se dit que plein de personnes aimeraient être à notre place, ça motive pour rester positif. »
La casse :
« Je n’ai pas eu de problèmes particuliers. On avait même un jeu avec Erwan, mon préparateur. Quand j’avais un pépin technique, je lui signalais par mail. Ensuite, on cherchait chacun de notre côté la solution la plus adaptée. Mon challenge, c’était de pouvoir lui renvoyer un mail avant d’avoir sa solution et de lui écrire, c’est bon c’est réparé. Au final, c’est du 50-50. »
La course des Britanniques :
« Je voudrais saluer la performance de Mike Golding, car même s'il n'est pas à l'arrivée, il a fait une course incroyable. Je le regardais naviguer et je me disais : dans quatre ans, je veux faire une course comme ça. Je voyais bien les navigateurs anglais dans les cinq ou six premiers, mais pas dans cet ordre là ! Je pense que Brian, s'il n'avait pas eu tellement de problèmes, aurait été capable de faire des choses incroyables. Je ne m'attendais vraiment pas à être la première de tous les Anglais. »
Self-control :
« Je pense que j'ai toujours eu le contrôle. Et quand on était en bagarre avec Roxy, c'était moi le chef. Mais il y a des choses qui échappent à votre contrôle, comme les icebergs ; ça c'est de la roulette russe ou encore les containers dans l'Atlantique. Les deux jours précédant l’arrivée, j'avais vraiment peur de heurter quelque chose. Il vaut mieux ne pas y penser, sinon on ralentit et on ne gagne pas. »
Femme du large :
« La différence hommes femmes ? Je pense qu’il faut surtout être une femme motivée. Si tu as envie d’y arriver tu peux le faire. Homme ou femme, c’est dans la tête qu’une course se joue. Je n’ai pas pleuré. C’était l’objectif : zéro larme. Enfin… lors de ma dernière soirée, sous spi, en pensant que c’était ma dernière nuit en mer, j’ai failli. Mais ce sera peut-être dans deux jours, quand je me rendrai compte que c’est fini. »
On savait Sam Davies capable de grâce, de joie de vivre et de légèreté. On avait peut-être tendance à oublier ce qu’un Vendée Globe demande de ténacité et d’abnégation. La jeune Britannique, avec ses mots et ses pudeurs nous l’a rappelé à juste titre.
Alors que Sam s’apprête à fêter son retour à terre, Marc Guillemot continue quant à lui de s’accrocher à son incroyable pari. Malgré des conditions défavorables, Safran, privé de sa quille continue de tenir des moyennes plus qu’honorables qui font espérer au navigateur trinitain une arrivée devant les Sables d’Olonne entre 0h et 8h, lundi matin. L’heure limite est fixée au lundi 16 février à 3h41 (TU+1). Autant dire que rien n’est joué. PFB
Samedi matin 9h. Après avoir passé la nuit au mouillage pour attendre la marée haute, Roxy embouque enfin le chenal des Sables d’Olonne. Et comme à chaque arrivée, la magie opère. A l’avant de son voilier, la navigatrice salue la foule enthousiaste, allume des feux à mains qu’elle brandit vers le public… Petite silhouette, presque menue, elle grimpe sur le balcon avant d’un bateau mythique qui en trois éditions a connu trois podiums. Une bordée d’applaudissements et d’encouragements sur tribord, une salve de hourras sur bâbord, la navigatrice répond à tous sans omettre de rendre hommage à son équipe massée à l’arrière de son bateau. Puis vient le temps de mettre pied à terre, d’aller saluer son public, rejointe sur le podium par Roland Jourdain et Armel Le Cléac’h. Yann Elies, venue l’accueillir, a été happé par la foule et ne parviendra pas à les rejoindre pour la photo de famille. A peine quelques instants de pause et voici la conférence de presse et les premières impressions de terrienne de celle qui, chaque jour, avouait trouver un bonheur infini à être en mer. Extraits choisis :
Ses atouts :
« Du courage, de la motivation, beaucoup de patience. J’ai surtout la chance d’avoir une équipe de qualité. C’est une course en solitaire, mais c’est un travail d’équipe et sans eux je n’aurais pas pu faire ce que j’ai fait. J’ai vraiment beaucoup de chance d’avoir mes Roxy Boys… »
Les moments difficiles :
« Quand Yann s’est cassé la jambe et quand Jean a chaviré. On se met à leur place. Mais aussi, parce que pour pouvoir avancer, on n’imagine pas ce genre de choses. Quand ça se produit, c’est le pire qui nous tombe dessus. Un autre moment difficile fut, quand dans la remontée de l’Atlantique sud j’ai perdu 700 milles que j’avais durement gagnés dans l’Océan Indien et le Pacifique. A cet instant-là, j’ai reçu un mail d’encouragement de Yannick Bestaven et j’ai réalisé que dans mon petit malheur, j’avais la chance d’être toujours en course. On se dit que plein de personnes aimeraient être à notre place, ça motive pour rester positif. »
La casse :
« Je n’ai pas eu de problèmes particuliers. On avait même un jeu avec Erwan, mon préparateur. Quand j’avais un pépin technique, je lui signalais par mail. Ensuite, on cherchait chacun de notre côté la solution la plus adaptée. Mon challenge, c’était de pouvoir lui renvoyer un mail avant d’avoir sa solution et de lui écrire, c’est bon c’est réparé. Au final, c’est du 50-50. »
La course des Britanniques :
« Je voudrais saluer la performance de Mike Golding, car même s'il n'est pas à l'arrivée, il a fait une course incroyable. Je le regardais naviguer et je me disais : dans quatre ans, je veux faire une course comme ça. Je voyais bien les navigateurs anglais dans les cinq ou six premiers, mais pas dans cet ordre là ! Je pense que Brian, s'il n'avait pas eu tellement de problèmes, aurait été capable de faire des choses incroyables. Je ne m'attendais vraiment pas à être la première de tous les Anglais. »
Self-control :
« Je pense que j'ai toujours eu le contrôle. Et quand on était en bagarre avec Roxy, c'était moi le chef. Mais il y a des choses qui échappent à votre contrôle, comme les icebergs ; ça c'est de la roulette russe ou encore les containers dans l'Atlantique. Les deux jours précédant l’arrivée, j'avais vraiment peur de heurter quelque chose. Il vaut mieux ne pas y penser, sinon on ralentit et on ne gagne pas. »
Femme du large :
« La différence hommes femmes ? Je pense qu’il faut surtout être une femme motivée. Si tu as envie d’y arriver tu peux le faire. Homme ou femme, c’est dans la tête qu’une course se joue. Je n’ai pas pleuré. C’était l’objectif : zéro larme. Enfin… lors de ma dernière soirée, sous spi, en pensant que c’était ma dernière nuit en mer, j’ai failli. Mais ce sera peut-être dans deux jours, quand je me rendrai compte que c’est fini. »
On savait Sam Davies capable de grâce, de joie de vivre et de légèreté. On avait peut-être tendance à oublier ce qu’un Vendée Globe demande de ténacité et d’abnégation. La jeune Britannique, avec ses mots et ses pudeurs nous l’a rappelé à juste titre.
Alors que Sam s’apprête à fêter son retour à terre, Marc Guillemot continue quant à lui de s’accrocher à son incroyable pari. Malgré des conditions défavorables, Safran, privé de sa quille continue de tenir des moyennes plus qu’honorables qui font espérer au navigateur trinitain une arrivée devant les Sables d’Olonne entre 0h et 8h, lundi matin. L’heure limite est fixée au lundi 16 février à 3h41 (TU+1). Autant dire que rien n’est joué. PFB
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Re: Vendée Globe
Situation doublement inédite pour ce Vendée Globe 2008-2009 : Marc Guillemot, Sam Davies et Vincent Riou peuvent tous trois revendiquer cette troisième place : effective pour le premier, sur l’eau pour la deuxième et morale pour le dernier… Et c’est aussi la première fois dans l’histoire de la course que trois concurrents coupent la ligne d’arrivée en moins d’une douzaine d’heures.
Double bagarre pour Marc Guillemot : le skipper de Safran a du puiser dans ses réserves pour arracher la troisième place du classement général à Sam Davies qui fut sa compagne de voyage pendant presqu’un demi-tour du monde. Mais aussi, le navigateur trinitain tenait à mettre un point d’honneur en finissant sa course devant les deux concurrents britanniques lancés à ses trousses. Heureusement pour lui, cette fin de course ressemblait plus au bal des éclopés, qu’à une régate acharnée en rade des Sables d’Olonne. On connaît les problèmes récurrents de grand-voile que Dee Caffari doit affronter depuis la latitude de la Nouvelle-Zélande. On a en revanche appris, lors de sa conférence de presse, que Brian Thompson naviguait avec une quille, elle aussi fortement fragilisée. Ce qui explique en grande partie pourquoi le skipper de Bahrain Team Pindar n’a pu revenir et dépasser son concurrent de Safran avant la ligne d’arrivée.
Révélateur de personnalités
Quelle que soit l’heure d’arrivée ou la place des concurrents, le public est là pour répondre à l’émotion qui envahit chacun à l’heure de franchir la ligne d’arrivée à la bouée de Nouch Sud. Aux derniers instants de concentrations succède une libération légitime : c’est Marc Guillemot saisi par la gravité de l’instant qui s’écroule sur le pont de son bateau, c’est Brian Thompson à califourchon sur son bout-dehors en train de saluer les amis qui les attendent, c’est enfin Dee Caffari qui n’en peut plus de danser et de serrer les poings dans le cockpit de son bateau.
Tous ont de bonnes raisons de se réjouir : Marc Guillemot, grâce à une ténacité hors norme, notamment dans les dernières heures, monte sur le podium de ce Vendée Globe. Brian Thompson remplit le contrat qu’il s’était fixé, à savoir : terminer dans les cinq premiers de ce Vendée Globe. Dee Caffari, quant à elle, peut s’enorgueillir d’être la première femme à boucler son tour du monde dans les deux sens : une maille à l’endroit, une maille à l’envers, c’est comme cela qu’on crée les plus jolis tricots.
Car tous ont vécu des aventures hors normes, comme le rappelait Marc Guillemot lors de sa conférence de presse d’hier au soir : « J’ai trouvé sur ce Vendée Globe, tout ce que je n’étais pas venu chercher… » En écho, Brian Thompson, malgré ses deux tours du monde en multicoque et en équipage pourrait lui répondre : « Cette course va au-delà de tout ce que j’aurais pu imaginer… » Et Dee Caffari d’enchérir : « J’ai vraiment commencé à faire du 60 pieds, il y a de ça dix-huit mois. J’ai détesté ma première course et je me disais : Mon Dieu, pourquoi tu fais ça ? Mais au bout du compte, j’ai adoré… » En invitant à son bord pour remonter le chenal des Sables d’Olonne, Kito de Pavant, Roland Jourdain, Jean Le Cam et Yann Elies qui n’avaient pu aller au bout de l’aventure, Marc Guillemot a peut-être parfaitement résumé ce qui faisait la magie de cette course unique : au-delà d’une régate planétaire acharnée, un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance demeure un formidable révélateur de caractères. Dans ce double match à trois qui vient de s’achever sur la ligne d’arrivée une sensation domine : le respect mutuel… PFB
Double bagarre pour Marc Guillemot : le skipper de Safran a du puiser dans ses réserves pour arracher la troisième place du classement général à Sam Davies qui fut sa compagne de voyage pendant presqu’un demi-tour du monde. Mais aussi, le navigateur trinitain tenait à mettre un point d’honneur en finissant sa course devant les deux concurrents britanniques lancés à ses trousses. Heureusement pour lui, cette fin de course ressemblait plus au bal des éclopés, qu’à une régate acharnée en rade des Sables d’Olonne. On connaît les problèmes récurrents de grand-voile que Dee Caffari doit affronter depuis la latitude de la Nouvelle-Zélande. On a en revanche appris, lors de sa conférence de presse, que Brian Thompson naviguait avec une quille, elle aussi fortement fragilisée. Ce qui explique en grande partie pourquoi le skipper de Bahrain Team Pindar n’a pu revenir et dépasser son concurrent de Safran avant la ligne d’arrivée.
Révélateur de personnalités
Quelle que soit l’heure d’arrivée ou la place des concurrents, le public est là pour répondre à l’émotion qui envahit chacun à l’heure de franchir la ligne d’arrivée à la bouée de Nouch Sud. Aux derniers instants de concentrations succède une libération légitime : c’est Marc Guillemot saisi par la gravité de l’instant qui s’écroule sur le pont de son bateau, c’est Brian Thompson à califourchon sur son bout-dehors en train de saluer les amis qui les attendent, c’est enfin Dee Caffari qui n’en peut plus de danser et de serrer les poings dans le cockpit de son bateau.
Tous ont de bonnes raisons de se réjouir : Marc Guillemot, grâce à une ténacité hors norme, notamment dans les dernières heures, monte sur le podium de ce Vendée Globe. Brian Thompson remplit le contrat qu’il s’était fixé, à savoir : terminer dans les cinq premiers de ce Vendée Globe. Dee Caffari, quant à elle, peut s’enorgueillir d’être la première femme à boucler son tour du monde dans les deux sens : une maille à l’endroit, une maille à l’envers, c’est comme cela qu’on crée les plus jolis tricots.
Car tous ont vécu des aventures hors normes, comme le rappelait Marc Guillemot lors de sa conférence de presse d’hier au soir : « J’ai trouvé sur ce Vendée Globe, tout ce que je n’étais pas venu chercher… » En écho, Brian Thompson, malgré ses deux tours du monde en multicoque et en équipage pourrait lui répondre : « Cette course va au-delà de tout ce que j’aurais pu imaginer… » Et Dee Caffari d’enchérir : « J’ai vraiment commencé à faire du 60 pieds, il y a de ça dix-huit mois. J’ai détesté ma première course et je me disais : Mon Dieu, pourquoi tu fais ça ? Mais au bout du compte, j’ai adoré… » En invitant à son bord pour remonter le chenal des Sables d’Olonne, Kito de Pavant, Roland Jourdain, Jean Le Cam et Yann Elies qui n’avaient pu aller au bout de l’aventure, Marc Guillemot a peut-être parfaitement résumé ce qui faisait la magie de cette course unique : au-delà d’une régate planétaire acharnée, un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance demeure un formidable révélateur de caractères. Dans ce double match à trois qui vient de s’achever sur la ligne d’arrivée une sensation domine : le respect mutuel… PFB
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Re: Vendée Globe
Situation doublement inédite pour ce Vendée Globe 2008-2009 : Marc Guillemot, Sam Davies et Vincent Riou peuvent tous trois revendiquer cette troisième place : effective pour le premier, sur l’eau pour la deuxième et morale pour le dernier… Et c’est aussi la première fois dans l’histoire de la course que trois concurrents coupent la ligne d’arrivée en moins d’une douzaine d’heures.
Double bagarre pour Marc Guillemot : le skipper de Safran a du puiser dans ses réserves pour arracher la troisième place du classement général à Sam Davies qui fut sa compagne de voyage pendant presqu’un demi-tour du monde. Mais aussi, le navigateur trinitain tenait à mettre un point d’honneur en finissant sa course devant les deux concurrents britanniques lancés à ses trousses. Heureusement pour lui, cette fin de course ressemblait plus au bal des éclopés, qu’à une régate acharnée en rade des Sables d’Olonne. On connaît les problèmes récurrents de grand-voile que Dee Caffari doit affronter depuis la latitude de la Nouvelle-Zélande. On a en revanche appris, lors de sa conférence de presse, que Brian Thompson naviguait avec une quille, elle aussi fortement fragilisée. Ce qui explique en grande partie pourquoi le skipper de Bahrain Team Pindar n’a pu revenir et dépasser son concurrent de Safran avant la ligne d’arrivée.
Révélateur de personnalités
Quelle que soit l’heure d’arrivée ou la place des concurrents, le public est là pour répondre à l’émotion qui envahit chacun à l’heure de franchir la ligne d’arrivée à la bouée de Nouch Sud. Aux derniers instants de concentrations succède une libération légitime : c’est Marc Guillemot saisi par la gravité de l’instant qui s’écroule sur le pont de son bateau, c’est Brian Thompson à califourchon sur son bout-dehors en train de saluer les amis qui les attendent, c’est enfin Dee Caffari qui n’en peut plus de danser et de serrer les poings dans le cockpit de son bateau.
Tous ont de bonnes raisons de se réjouir : Marc Guillemot, grâce à une ténacité hors norme, notamment dans les dernières heures, monte sur le podium de ce Vendée Globe. Brian Thompson remplit le contrat qu’il s’était fixé, à savoir : terminer dans les cinq premiers de ce Vendée Globe. Dee Caffari, quant à elle, peut s’enorgueillir d’être la première femme à boucler son tour du monde dans les deux sens : une maille à l’endroit, une maille à l’envers, c’est comme cela qu’on crée les plus jolis tricots.
Car tous ont vécu des aventures hors normes, comme le rappelait Marc Guillemot lors de sa conférence de presse d’hier au soir : « J’ai trouvé sur ce Vendée Globe, tout ce que je n’étais pas venu chercher… » En écho, Brian Thompson, malgré ses deux tours du monde en multicoque et en équipage pourrait lui répondre : « Cette course va au-delà de tout ce que j’aurais pu imaginer… » Et Dee Caffari d’enchérir : « J’ai vraiment commencé à faire du 60 pieds, il y a de ça dix-huit mois. J’ai détesté ma première course et je me disais : Mon Dieu, pourquoi tu fais ça ? Mais au bout du compte, j’ai adoré… » En invitant à son bord pour remonter le chenal des Sables d’Olonne, Kito de Pavant, Roland Jourdain, Jean Le Cam et Yann Elies qui n’avaient pu aller au bout de l’aventure, Marc Guillemot a peut-être parfaitement résumé ce qui faisait la magie de cette course unique : au-delà d’une régate planétaire acharnée, un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance demeure un formidable révélateur de caractères. Dans ce double match à trois qui vient de s’achever sur la ligne d’arrivée une sensation domine : le respect mutuel… PFB
1 Michel Desjoyeaux
Foncia Arrivé le : Le dimanche 01 février 2009 à 15:11 TU - Temps de course : 84 jours 3 heures 9 mn. 8 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28303.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 14.0 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 12.30 Noeuds
2 Armel Le Cléac´h
Brit Air Arrivé le : Le samedi 07 février 2009 à 08:41 TU - Temps de course : 89 jours 9 heures 39 mn. 35 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27232.6 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.7 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 11.57 Noeuds
3 Marc Guillemot
Safran Arrivé le : Le lundi 16 février 2009 à 01:21 TU - Temps de course : 95 jours 3 heures 19 mn. 36 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28401.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.4 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.88 Noeuds
4 Samantha Davies
Roxy Arrivé le : Le samedi 14 février 2009 à 00:41 TU - Temps de course : 95 jours 4 heures 39 mn. 1 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27470.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.0 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.87 Noeuds
5 Brian Thompson
Bahrain Team Pindar Arrivé le : Le lundi 16 février 2009 à 08:31 TU - Temps de course : 98 jours 20 heures 29 mn. 55 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28699.8 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.1 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.47 Noeuds
6 Dee Caffari
Aviva Arrivé le : Le lundi 16 février 2009 à 13:12 TU - Temps de course : 99 jours 1 heures 10 mn. 57 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27906.9 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 11.7 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.45 Noeuds
7 == Arnaud Boissières
Akena Vérandas 17/02/09
03:30 42 12.50’ N 23 48.06’ W 975.2 0.0 7.6 77 47.6 5.4 5.3 78 160.5 6.7 063
8 == Steve White
Toe in the Water 17/02/09
03:30 34 19.79’ N 35 18.49’ W 1679.4 704.2 9.9 46 31.2 8.0 3.5 348 87.0 3.6 001
9 == Rich Wilson
Great American III 17/02/09
03:30 3 39.73’ N 33 40.91’ W 3082.4 2107.3 9.6 334 48.6 8.9 5.4 330 144.3 6.0 339
10 == Raphaël Dinelli
Fondation Océan Vital 17/02/09
03:30 16 06.89’ S 35 02.70’ W 4211.3 3236.1 9.8 16 88.3 9.9 9.8 15 234.0 9.7 015
11 == Norbert Sedlacek
Nauticsport-Kapsch 17/02/09
03:30 23 28.27’ S 38 08.57’ W 4685.9 3710.8 9.5 6 71.6 8.1 8.0 11 200.3 8.3 013
ABD Roland Jourdain
Veolia Environnement Abandon : Le lundi 02 février 2009 à 13:00 TU
RDG Vincent Riou
PRB Réparation donnée
ABD Jean Le Cam
VM Matériaux Abandon : Le mardi 06 janvier 2009 à 18:10 TU
ABD Jonny Malbon
Artemis Abandon : Le dimanche 04 janvier 2009 à 10:00 TU
Nº Skipper
Bateau Heure
Pointage (TU) Latitude Longitude Dist. à l'Arrivée
(Milles) Ecart / 1er
(Milles) Depuis 1h Entre 2 classements Sur 24 heures
Vitesse Cap Dist. parcourue
(Milles) Vitesse (Noeuds) VMG (Noeuds) Cap Dist. parcourue
(Milles) VMG (Noeuds) Cap
ABD Jean-Pierre Dick
Paprec-Virbac 2 Abandon : Le jeudi 01 janvier 2009 à 15:36 TU
ABD Derek Hatfield
Algimouss Spirit of Canada Abandon : Le lundi 29 décembre 2008 à 15:27 TU
ABD Sébastien Josse
BT Abandon : Le lundi 29 décembre 2008 à 14:00 TU
ABD Yann Eliès
Generali Abandon : Le samedi 20 décembre 2008 à 12:00 TU
ABD Mike Golding
Ecover Abandon : Le mardi 16 décembre 2008 à 07:47 TU
ABD Jean-Baptiste Dejeanty
Maisonneuve Abandon : Le mardi 16 décembre 2008 à 07:15 TU
ABD Loïck Peyron
Gitana Eighty Abandon : Le lundi 15 décembre 2008 à 18:10 TU
ABD Bernard Stamm
Cheminées Poujoulat Abandon : Le lundi 15 décembre 2008 à 17:03 TU
ABD Dominique Wavre
Temenos II Abandon : Le samedi 13 décembre 2008 à 14:15 TU
ABD Unai Basurko
Pakea Bizkaia Abandon : Le dimanche 07 décembre 2008 à 13:34 TU
ABD Jérémie Beyou
Delta Dore Abandon : Le mercredi 26 novembre 2008 à 01:08 TU
ABD Alex Thomson
Hugo Boss Abandon : Le jeudi 13 novembre 2008 à 13:30 TU
ABD Yannick Bestaven
Aquarelle.com Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 19:20 TU
ABD Marc Thiercelin
DCNS Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 10:00 TU
ABD Kito de Pavant
Groupe Bel Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 09:31 TU
Double bagarre pour Marc Guillemot : le skipper de Safran a du puiser dans ses réserves pour arracher la troisième place du classement général à Sam Davies qui fut sa compagne de voyage pendant presqu’un demi-tour du monde. Mais aussi, le navigateur trinitain tenait à mettre un point d’honneur en finissant sa course devant les deux concurrents britanniques lancés à ses trousses. Heureusement pour lui, cette fin de course ressemblait plus au bal des éclopés, qu’à une régate acharnée en rade des Sables d’Olonne. On connaît les problèmes récurrents de grand-voile que Dee Caffari doit affronter depuis la latitude de la Nouvelle-Zélande. On a en revanche appris, lors de sa conférence de presse, que Brian Thompson naviguait avec une quille, elle aussi fortement fragilisée. Ce qui explique en grande partie pourquoi le skipper de Bahrain Team Pindar n’a pu revenir et dépasser son concurrent de Safran avant la ligne d’arrivée.
Révélateur de personnalités
Quelle que soit l’heure d’arrivée ou la place des concurrents, le public est là pour répondre à l’émotion qui envahit chacun à l’heure de franchir la ligne d’arrivée à la bouée de Nouch Sud. Aux derniers instants de concentrations succède une libération légitime : c’est Marc Guillemot saisi par la gravité de l’instant qui s’écroule sur le pont de son bateau, c’est Brian Thompson à califourchon sur son bout-dehors en train de saluer les amis qui les attendent, c’est enfin Dee Caffari qui n’en peut plus de danser et de serrer les poings dans le cockpit de son bateau.
Tous ont de bonnes raisons de se réjouir : Marc Guillemot, grâce à une ténacité hors norme, notamment dans les dernières heures, monte sur le podium de ce Vendée Globe. Brian Thompson remplit le contrat qu’il s’était fixé, à savoir : terminer dans les cinq premiers de ce Vendée Globe. Dee Caffari, quant à elle, peut s’enorgueillir d’être la première femme à boucler son tour du monde dans les deux sens : une maille à l’endroit, une maille à l’envers, c’est comme cela qu’on crée les plus jolis tricots.
Car tous ont vécu des aventures hors normes, comme le rappelait Marc Guillemot lors de sa conférence de presse d’hier au soir : « J’ai trouvé sur ce Vendée Globe, tout ce que je n’étais pas venu chercher… » En écho, Brian Thompson, malgré ses deux tours du monde en multicoque et en équipage pourrait lui répondre : « Cette course va au-delà de tout ce que j’aurais pu imaginer… » Et Dee Caffari d’enchérir : « J’ai vraiment commencé à faire du 60 pieds, il y a de ça dix-huit mois. J’ai détesté ma première course et je me disais : Mon Dieu, pourquoi tu fais ça ? Mais au bout du compte, j’ai adoré… » En invitant à son bord pour remonter le chenal des Sables d’Olonne, Kito de Pavant, Roland Jourdain, Jean Le Cam et Yann Elies qui n’avaient pu aller au bout de l’aventure, Marc Guillemot a peut-être parfaitement résumé ce qui faisait la magie de cette course unique : au-delà d’une régate planétaire acharnée, un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance demeure un formidable révélateur de caractères. Dans ce double match à trois qui vient de s’achever sur la ligne d’arrivée une sensation domine : le respect mutuel… PFB
1 Michel Desjoyeaux
Foncia Arrivé le : Le dimanche 01 février 2009 à 15:11 TU - Temps de course : 84 jours 3 heures 9 mn. 8 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28303.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 14.0 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 12.30 Noeuds
2 Armel Le Cléac´h
Brit Air Arrivé le : Le samedi 07 février 2009 à 08:41 TU - Temps de course : 89 jours 9 heures 39 mn. 35 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27232.6 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.7 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 11.57 Noeuds
3 Marc Guillemot
Safran Arrivé le : Le lundi 16 février 2009 à 01:21 TU - Temps de course : 95 jours 3 heures 19 mn. 36 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28401.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.4 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.88 Noeuds
4 Samantha Davies
Roxy Arrivé le : Le samedi 14 février 2009 à 00:41 TU - Temps de course : 95 jours 4 heures 39 mn. 1 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27470.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.0 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.87 Noeuds
5 Brian Thompson
Bahrain Team Pindar Arrivé le : Le lundi 16 février 2009 à 08:31 TU - Temps de course : 98 jours 20 heures 29 mn. 55 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28699.8 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.1 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.47 Noeuds
6 Dee Caffari
Aviva Arrivé le : Le lundi 16 février 2009 à 13:12 TU - Temps de course : 99 jours 1 heures 10 mn. 57 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27906.9 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 11.7 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.45 Noeuds
7 == Arnaud Boissières
Akena Vérandas 17/02/09
03:30 42 12.50’ N 23 48.06’ W 975.2 0.0 7.6 77 47.6 5.4 5.3 78 160.5 6.7 063
8 == Steve White
Toe in the Water 17/02/09
03:30 34 19.79’ N 35 18.49’ W 1679.4 704.2 9.9 46 31.2 8.0 3.5 348 87.0 3.6 001
9 == Rich Wilson
Great American III 17/02/09
03:30 3 39.73’ N 33 40.91’ W 3082.4 2107.3 9.6 334 48.6 8.9 5.4 330 144.3 6.0 339
10 == Raphaël Dinelli
Fondation Océan Vital 17/02/09
03:30 16 06.89’ S 35 02.70’ W 4211.3 3236.1 9.8 16 88.3 9.9 9.8 15 234.0 9.7 015
11 == Norbert Sedlacek
Nauticsport-Kapsch 17/02/09
03:30 23 28.27’ S 38 08.57’ W 4685.9 3710.8 9.5 6 71.6 8.1 8.0 11 200.3 8.3 013
ABD Roland Jourdain
Veolia Environnement Abandon : Le lundi 02 février 2009 à 13:00 TU
RDG Vincent Riou
PRB Réparation donnée
ABD Jean Le Cam
VM Matériaux Abandon : Le mardi 06 janvier 2009 à 18:10 TU
ABD Jonny Malbon
Artemis Abandon : Le dimanche 04 janvier 2009 à 10:00 TU
Nº Skipper
Bateau Heure
Pointage (TU) Latitude Longitude Dist. à l'Arrivée
(Milles) Ecart / 1er
(Milles) Depuis 1h Entre 2 classements Sur 24 heures
Vitesse Cap Dist. parcourue
(Milles) Vitesse (Noeuds) VMG (Noeuds) Cap Dist. parcourue
(Milles) VMG (Noeuds) Cap
ABD Jean-Pierre Dick
Paprec-Virbac 2 Abandon : Le jeudi 01 janvier 2009 à 15:36 TU
ABD Derek Hatfield
Algimouss Spirit of Canada Abandon : Le lundi 29 décembre 2008 à 15:27 TU
ABD Sébastien Josse
BT Abandon : Le lundi 29 décembre 2008 à 14:00 TU
ABD Yann Eliès
Generali Abandon : Le samedi 20 décembre 2008 à 12:00 TU
ABD Mike Golding
Ecover Abandon : Le mardi 16 décembre 2008 à 07:47 TU
ABD Jean-Baptiste Dejeanty
Maisonneuve Abandon : Le mardi 16 décembre 2008 à 07:15 TU
ABD Loïck Peyron
Gitana Eighty Abandon : Le lundi 15 décembre 2008 à 18:10 TU
ABD Bernard Stamm
Cheminées Poujoulat Abandon : Le lundi 15 décembre 2008 à 17:03 TU
ABD Dominique Wavre
Temenos II Abandon : Le samedi 13 décembre 2008 à 14:15 TU
ABD Unai Basurko
Pakea Bizkaia Abandon : Le dimanche 07 décembre 2008 à 13:34 TU
ABD Jérémie Beyou
Delta Dore Abandon : Le mercredi 26 novembre 2008 à 01:08 TU
ABD Alex Thomson
Hugo Boss Abandon : Le jeudi 13 novembre 2008 à 13:30 TU
ABD Yannick Bestaven
Aquarelle.com Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 19:20 TU
ABD Marc Thiercelin
DCNS Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 10:00 TU
ABD Kito de Pavant
Groupe Bel Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 09:31 TU
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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- djhp
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Re: Vendée Globe
bettyetmichel42 a écrit :c'est pas un peu bidouillé tout ça ?
MICHEL
si! si! Desjoyeaux avait embarqué en cachette un groupe electrogéne et un gros ventilo

zafira 2.2dti (125ch),sterckeman 540pe(1300kg)
Re: Vendée Globe
Ce n’est pas vraiment un parcours impérial pour les cinq derniers concurrents encore en course. Arnaud Boissières (Akena Vérandas) et Steve White (Toe in the water) doivent composer avec un anticyclone qui leur barre la route vers les Sables d’Olonne. Les trois autres mangent leur dernier pain blanc dans les alizés avant d’affronter les ultimes obstacles avant l’arrivée.
Cent jours : on imagine ce qu’il faut de persévérance quand on est encore en mer et que les arrivées s’égrènent dans le port des Sables d’Olonne. Le plus souvent les proches, les équipes techniques se font l’écho assourdi des réjouissances aux abords des pontons de Port Olona… sans toutefois trop en rajouter, histoire que la marche en avant des demi-soldes de la course n’en soit pas plombée par l’impatience de retrouver la terre.
On le sent bien, plus l’échéance approche et plus il devient difficile d’être en mer. Comme le soulignait Rich Wilson (Great Américan III) lors de la vacation de ce jour, nul ne se sent la trempe d’un Moitessier qui décidait de prolonger son tour du monde de peur de perdre son âme en touchant terre. De même, Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) se débat avec des problèmes de gréement de plus en plus récurrents : non content de constater les avaries de son rail de chariot de grand-voile, le navigateur autrichien doit maintenant faire avec la rupture de ses drisses de tête de mât qui lui interdisent provisoirement d’établir tout spinnaker ou voile d’avant d’envergure. Pour compenser ses pertes de moral, Norbert se fixe des objectifs précis et limités à tenir chaque jour : se laver les dents, nettoyer l’intérieur du bateau, faire du rangement… Les tâches quotidiennes sont parfois le meilleur dérivatif pour combattre les glissements de l’âme.
Moins de mille milles pour « Cali »
Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) profite, quant à lui, des alizés de l'hémisphère sud pour se reposer et tracer sa route au mieux. Steve White (Toe in the water) continue, contre vents et marées, de brandir l’indéfectible optimisme qui ne le quitte pas depuis le début de cette aventure. Malgré des dernières heures catastrophiques où le navigateur britannique a cumulé un spinnaker en lambeaux, une collision évitée avec un cargo sourd aux appels VHF, une route erratique qui l’oblige à faire le tour de la paroisse pour rejoindre les Sables d’Olonne, Steve continue de brandir comme un étendard son plaisir d’être en mer.
Arnaud Boissières, quant à lui, espère toujours pouvoir en terminer le week-end prochain. Le skipper d’Akena Vérandas, auteur d’une course remarquable jusque là, doit aussi composer avec la position parfaitement inhabituelle de l’anticyclone des Açores qui bloque la route vers la Vendée. Petit temps, allures de près risque d’être le lot commun de l’Arcachonnais qui avouait, quelques jours plus tôt à la vacation, ressentir une certaine lassitude. Qu’il se rassure, une fois la ligne d’arrivée franchie, les petites misères et grandes galères de ces trois mois de course sont vite reléguées dans les oubliettes de la mémoire. Ainsi fonctionnait la Grande Armée : la satisfaction du devoir accompli compensait grandement les tributs de la bataille.PFB
Cent jours : on imagine ce qu’il faut de persévérance quand on est encore en mer et que les arrivées s’égrènent dans le port des Sables d’Olonne. Le plus souvent les proches, les équipes techniques se font l’écho assourdi des réjouissances aux abords des pontons de Port Olona… sans toutefois trop en rajouter, histoire que la marche en avant des demi-soldes de la course n’en soit pas plombée par l’impatience de retrouver la terre.
On le sent bien, plus l’échéance approche et plus il devient difficile d’être en mer. Comme le soulignait Rich Wilson (Great Américan III) lors de la vacation de ce jour, nul ne se sent la trempe d’un Moitessier qui décidait de prolonger son tour du monde de peur de perdre son âme en touchant terre. De même, Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) se débat avec des problèmes de gréement de plus en plus récurrents : non content de constater les avaries de son rail de chariot de grand-voile, le navigateur autrichien doit maintenant faire avec la rupture de ses drisses de tête de mât qui lui interdisent provisoirement d’établir tout spinnaker ou voile d’avant d’envergure. Pour compenser ses pertes de moral, Norbert se fixe des objectifs précis et limités à tenir chaque jour : se laver les dents, nettoyer l’intérieur du bateau, faire du rangement… Les tâches quotidiennes sont parfois le meilleur dérivatif pour combattre les glissements de l’âme.
Moins de mille milles pour « Cali »
Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) profite, quant à lui, des alizés de l'hémisphère sud pour se reposer et tracer sa route au mieux. Steve White (Toe in the water) continue, contre vents et marées, de brandir l’indéfectible optimisme qui ne le quitte pas depuis le début de cette aventure. Malgré des dernières heures catastrophiques où le navigateur britannique a cumulé un spinnaker en lambeaux, une collision évitée avec un cargo sourd aux appels VHF, une route erratique qui l’oblige à faire le tour de la paroisse pour rejoindre les Sables d’Olonne, Steve continue de brandir comme un étendard son plaisir d’être en mer.
Arnaud Boissières, quant à lui, espère toujours pouvoir en terminer le week-end prochain. Le skipper d’Akena Vérandas, auteur d’une course remarquable jusque là, doit aussi composer avec la position parfaitement inhabituelle de l’anticyclone des Açores qui bloque la route vers la Vendée. Petit temps, allures de près risque d’être le lot commun de l’Arcachonnais qui avouait, quelques jours plus tôt à la vacation, ressentir une certaine lassitude. Qu’il se rassure, une fois la ligne d’arrivée franchie, les petites misères et grandes galères de ces trois mois de course sont vite reléguées dans les oubliettes de la mémoire. Ainsi fonctionnait la Grande Armée : la satisfaction du devoir accompli compensait grandement les tributs de la bataille.PFB
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
L’arrivée d’Arnaud Boissières, septième concurrent attendu aux Sables, se précise pour dimanche malgré des conditions anticycloniques qui le ralentissent actuellement. L’autre marin tricolore encore en mer, Raphaël Dinelli, s’apprête pour sa part à rentrer demain ou le jour d’après dans le pot-au-noir.
Un Anglais, un Américain, un Autrichien et deux Français vont clore dans les jours ou semaines prochaines leur Vendée Globe. Pour Arnaud Boissières, bien que “flashé“ à seulement 2,4 nœuds cet après-midi, ce n’est plus qu’une question d’heures. Quelques dizaines d’heures si l’anticyclone ne le retient pas plus longtemps en mer. Le skipper d’Akena Vérandas dit se préparer psychologiquement à retrouver la terre après 105 jours de mer. Une idée judicieuse surtout s’il savait l’accueil tonitruant que lui prépare son équipe à terre ! 105 jours, c’est aussi le temps qu’avait mis Thomas Coville sur le même bateau en 2001 (93 jours pour Sébastien Josse en 2005). Pour faire mieux que Coville, Cali doit donc arriver avant 20h26 dimanche soir. Bien sûr, c’est totalement anecdotique. Rien n’est comparable. Les conditions météo sont différentes et le bateau a largement été optimisé depuis. Mais c’est le genre d’anecdotes qui motivent certains marins lorsque le classement est scellé. Histoire de rester en mode régate jusqu’au bout. Sans pour autant prendre de risques inutiles bien évidemment. Cali reste d’ailleurs très vigilant et se méfie comme de la peste d’une avarie de dernière minute. Heureusement pour lui, les conditions anticycloniques sont plus propices à la méditation qu’au rodéo nautique. Du coup, il a ressorti son Solent (voile d’avant) prématurément usé pour progresser tant bien que mal dans les petits airs qui l’accompagneront jusqu’à l’arrivée.
Derrière lui, Steve White (Toe in the Water), à une centaine de milles dans le nord des Açores, file 10 nœuds plus vite en bordure d’une grosse dépression. Le Britannique rêve déjà de son futur bateau et d’une casquette amovible comme celle de Foncia pour « pouvoir sortir manœuvrer en pyjama sans être mouillé » ! So british… L’Américain Rich Wilson (Great American III), de son côté, remonte péniblement l’alizé de nord-est dans une mer croisée. Il devrait atteindre demain la latitude du Cap Vert. Devant, l’Anticyclone des Açores lui barre pour l’instant la route des Sables d’Olonne. Au large de Recife, en Atlantique Sud, Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) se trouve à moins de 48h du pot au noir. L’Olonnais a dans sa ligne de mire l’archipel Fernando de Noronha qui précède une zone de convergence intertropicale particulièrement active en ce moment. Plus au sud, l’Autrichien Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) profite des meilleures conditions de cinq derniers concurrents en mer. Un bon alizé de sud-est qui le pousse à vive allure vers le nord. Les derniers moments de pur bonheur en mer à apprécier à sa juste valeur avant le retour à la réalité des terriens dans quelques semaines… L.L.B.
Un Anglais, un Américain, un Autrichien et deux Français vont clore dans les jours ou semaines prochaines leur Vendée Globe. Pour Arnaud Boissières, bien que “flashé“ à seulement 2,4 nœuds cet après-midi, ce n’est plus qu’une question d’heures. Quelques dizaines d’heures si l’anticyclone ne le retient pas plus longtemps en mer. Le skipper d’Akena Vérandas dit se préparer psychologiquement à retrouver la terre après 105 jours de mer. Une idée judicieuse surtout s’il savait l’accueil tonitruant que lui prépare son équipe à terre ! 105 jours, c’est aussi le temps qu’avait mis Thomas Coville sur le même bateau en 2001 (93 jours pour Sébastien Josse en 2005). Pour faire mieux que Coville, Cali doit donc arriver avant 20h26 dimanche soir. Bien sûr, c’est totalement anecdotique. Rien n’est comparable. Les conditions météo sont différentes et le bateau a largement été optimisé depuis. Mais c’est le genre d’anecdotes qui motivent certains marins lorsque le classement est scellé. Histoire de rester en mode régate jusqu’au bout. Sans pour autant prendre de risques inutiles bien évidemment. Cali reste d’ailleurs très vigilant et se méfie comme de la peste d’une avarie de dernière minute. Heureusement pour lui, les conditions anticycloniques sont plus propices à la méditation qu’au rodéo nautique. Du coup, il a ressorti son Solent (voile d’avant) prématurément usé pour progresser tant bien que mal dans les petits airs qui l’accompagneront jusqu’à l’arrivée.
Derrière lui, Steve White (Toe in the Water), à une centaine de milles dans le nord des Açores, file 10 nœuds plus vite en bordure d’une grosse dépression. Le Britannique rêve déjà de son futur bateau et d’une casquette amovible comme celle de Foncia pour « pouvoir sortir manœuvrer en pyjama sans être mouillé » ! So british… L’Américain Rich Wilson (Great American III), de son côté, remonte péniblement l’alizé de nord-est dans une mer croisée. Il devrait atteindre demain la latitude du Cap Vert. Devant, l’Anticyclone des Açores lui barre pour l’instant la route des Sables d’Olonne. Au large de Recife, en Atlantique Sud, Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) se trouve à moins de 48h du pot au noir. L’Olonnais a dans sa ligne de mire l’archipel Fernando de Noronha qui précède une zone de convergence intertropicale particulièrement active en ce moment. Plus au sud, l’Autrichien Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) profite des meilleures conditions de cinq derniers concurrents en mer. Un bon alizé de sud-est qui le pousse à vive allure vers le nord. Les derniers moments de pur bonheur en mer à apprécier à sa juste valeur avant le retour à la réalité des terriens dans quelques semaines… L.L.B.
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
Sauf retournement de situation, Arnaud Boissières devrait couper la ligne d’arrivée devant la bouée de Nouch Sud demain dans la matinée… Plus que 150 milles avant la fin du voyage. Entre satisfaction d’avoir bouclé l’aventure et nostalgie du bonheur d’être en mer, les sentiments se bousculent.
Plus qu’une petite journée et c’en sera terminé. A bord d’Akena Vérandas, Arnaud Boissières doit savourer ces dernières heures avec gourmandise. Il sait que d’ici peu de temps, il va se retrouver happé par la foule qui va l’accueillir, les proches, son équipe technique. Alors, forcément, ces heures-là comptent peut-être plus que d’autres. C’est le moment de faire une sorte de bilan, de pouvoir se dire : « je l’ai fait », de rester encore à l’écoute de la carène qui progresse dans la vague, de sentir encore une fois le bateau qui prend de la gîte sous l’effet d’une risée un peu plus puissante. On imagine aussi que derrière la petite inquiétude de se retrouver propulsé brutalement dans le monde des terriens, se profile aussi la joie de retrouver les intimes, constater que le petit a grandi, accueillir à son bord sa copine Dee Caffari d’un tonitruant « c’est parti mon kiki… » ou autre marque de la complicité qui a uni les deux navigateurs solitaires dans ce tour du monde. Plus que vingt-quatre heures, ce n’est rien et c’est une éternité.
Steve White (Toe in the water) devra quant à lui, attendre au moins jusqu’au 26 pour passer la ligne. Un choix de route légèrement hasardeux retarde son arrivée : plutôt que de gagner dans le nord pour pouvoir contourner la bulle anticyclonique, Steve a privilégié la route directe qui va l’obliger maintenant à tirer des bords jusqu’à l’arrivée. Fatigue et manque de lucidité ? Fatalisme lié au bonheur d’être en mer ? Toujours est-il que le navigateur britannique aura réalisé une course totalement remarquable et témoigné d’une joie de vivre en mer épatante.
Rich Wilson (Great American III) devrait quant à lui arriver dans la première semaine de mars. Il devrait être accueilli par le vainqueur du Vendée Globe qui l’a grandement aidé et conseillé en amont de la course pour valider ses choix techniques. Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) subit les premiers effets du pot-au-noir quand Norbert Sedlacek (Nauticsport – Kapsch) profite des alizés de sud-est pour engranger des milles sous le soleil. Un tour du monde peut parfois prendre des airs de vacances… PFB
Plus qu’une petite journée et c’en sera terminé. A bord d’Akena Vérandas, Arnaud Boissières doit savourer ces dernières heures avec gourmandise. Il sait que d’ici peu de temps, il va se retrouver happé par la foule qui va l’accueillir, les proches, son équipe technique. Alors, forcément, ces heures-là comptent peut-être plus que d’autres. C’est le moment de faire une sorte de bilan, de pouvoir se dire : « je l’ai fait », de rester encore à l’écoute de la carène qui progresse dans la vague, de sentir encore une fois le bateau qui prend de la gîte sous l’effet d’une risée un peu plus puissante. On imagine aussi que derrière la petite inquiétude de se retrouver propulsé brutalement dans le monde des terriens, se profile aussi la joie de retrouver les intimes, constater que le petit a grandi, accueillir à son bord sa copine Dee Caffari d’un tonitruant « c’est parti mon kiki… » ou autre marque de la complicité qui a uni les deux navigateurs solitaires dans ce tour du monde. Plus que vingt-quatre heures, ce n’est rien et c’est une éternité.
Steve White (Toe in the water) devra quant à lui, attendre au moins jusqu’au 26 pour passer la ligne. Un choix de route légèrement hasardeux retarde son arrivée : plutôt que de gagner dans le nord pour pouvoir contourner la bulle anticyclonique, Steve a privilégié la route directe qui va l’obliger maintenant à tirer des bords jusqu’à l’arrivée. Fatigue et manque de lucidité ? Fatalisme lié au bonheur d’être en mer ? Toujours est-il que le navigateur britannique aura réalisé une course totalement remarquable et témoigné d’une joie de vivre en mer épatante.
Rich Wilson (Great American III) devrait quant à lui arriver dans la première semaine de mars. Il devrait être accueilli par le vainqueur du Vendée Globe qui l’a grandement aidé et conseillé en amont de la course pour valider ses choix techniques. Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) subit les premiers effets du pot-au-noir quand Norbert Sedlacek (Nauticsport – Kapsch) profite des alizés de sud-est pour engranger des milles sous le soleil. Un tour du monde peut parfois prendre des airs de vacances… PFB
Cordialement, pm3
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Re: Vendée Globe
C’est à 15h35 ce dimanche 22 février qu’Arnaud Boissières, skipper d’Akena Vérandas, a franchi la ligne d’arrivée du Vendée Globe 2008-2009 après 105 jours 02 heures 33 minutes 50 secondes de course. Il s’empare de la septième place 20 jours 23h36 après le vainqueur Michel Desjoyeaux (Foncia). Il a parcouru 27 841 milles à la moyenne de 11,04 nœuds, soit 9,85 nœuds de moyenne sur la route théorique de 24 840 milles.
C’est le rêve d’un adolescent qui vient de s’accomplir aujourd’hui. Celui d’un jeune homme de 17 ans venu assister avec son père au départ du premier Vendée Globe en 1989. Un voyage aux Sables d’Olonne pour voir ces premiers héros du Vendée Globe et permettre au jeune homme d’oublier quelques instants la leucémie qui s’est déclarée six mois plus tôt. Guéri après deux ans et demi de chimiothérapie, Arnaud Boissières décide de vivre de sa passion pour la mer. Vingt ans plus tard, en ce dimanche 22 février, Arnaud Boissières a bouclé plus qu’un tour du monde. C’est une grande boucle de sa vie qui le fait revenir aujourd’hui en héros aux Sables d’Olonne, accueilli par des dizaines de milliers de spectateurs, comme les six concurrents qui l’ont précédé sur la ligne.
Dans ce Vendée Globe particulièrement musclé, revenir aux Sables d’Olonne est déjà un véritable exploit. Cali, le surnom d’Arnaud, n’aurait jamais imaginé au départ terminer à cette septième place. Une cerise sur le gâteau d’un tour du monde que le natif d’Arcachon a parfaitement géré sur sa vieille monture mise à l’eau en 1998. Un plan Finot-Conq à quille fixe qui a déjà terminé 6e puis 5e du Vendée Globe aux mains de Thomas Coville en 2001 et Sébastien Josse en 2005. Hormis son Solent déchiré dans le grand sud, l’éolienne et son antenne satellite arrachée par une déferlante dans le Pacifique, il ne déplore aucune grosse avarie. Pourtant, comme les autres, Cali a subi de véritables tempêtes, dont une qui ne lui fera jamais oublier son premier passage du Cap Horn le 16 janvier.
Longtemps à la lutte avec les Britanniques Dee Caffari et Brian Thompson, Arnaud Boissières s’est fait décrocher dans la remontée de l’Atlantique, handicapé par l’absence de son Solent déchiré. Après une dernière grosse dépression dans l’Atlantique Nord le 6 février, Cali termine son Vendée Globe dans les petits airs du golfe de Gascogne. Une arrivée toute en douceur, à l’image de ce skipper discret mais tenace qui a vécu pleinement son aventure planétaire en 105 jours de course. A peine la ligne franchie, il déclare : « ce n’est pas moi qui suis formidable, c’est mon bateau. Je lui dois tout. Je vais revenir dans quatre ans avec un bateau plus moderne pour faire mieux que septième. Je vais me battre dès demain pour réaliser un projet sur quatre ans ! »
Les temps de passage d’Arnaud Boissières
Passage de l’équateur (aller) : 13 jours 22h38 (17e position)
Passage de Bonne-Espérance : 28 jours 21h25 (17e position)
Passage de Leeuwin : 42 jours 13h08 (13e position)
Passage du Horn : 67 jours 11h28 (8e position)
Passage de l’équateur (retour) : 86 jours 6h41 (7e position)
Arrivée aux Sables : 105 jours 2 h33 (7e place)
Arrivées du Vendée Globe 2008-2009
1 Michel Desjoyeaux (Foncia), arrivé le 1er février à 16h11 (84 j. 3h. 9min. 8s)
2 Armel Le Cléac’h (Brit Air), arrivé le 7 février à 9h41 (89 j. 9h. 39min. 35s, 11h de bonus)
3 Marc Guillemot (Safran), arrivé le 16 février à 2h21 (95 j. 3h. 19min. 36s., 82h de bonus)
4 Sam Davies (Roxy), arrivée le 14 février à 1h41 (95 j. 4h. 39min. 1s., 32h de bonus)
5 Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), arrivé le 16 février à 9h31 (98 j. 20h. 29min. 55s)
6 Dee Caffari (Aviva), arrivée le 16 février à 14h12 (99 j. 1h. 10min. 57s.)
7 Arnaud Boissières (Akéna Vérandas), arrivé le 22 février à 15h35 (105 j. 2h. 33min. 50s.)
C’est le rêve d’un adolescent qui vient de s’accomplir aujourd’hui. Celui d’un jeune homme de 17 ans venu assister avec son père au départ du premier Vendée Globe en 1989. Un voyage aux Sables d’Olonne pour voir ces premiers héros du Vendée Globe et permettre au jeune homme d’oublier quelques instants la leucémie qui s’est déclarée six mois plus tôt. Guéri après deux ans et demi de chimiothérapie, Arnaud Boissières décide de vivre de sa passion pour la mer. Vingt ans plus tard, en ce dimanche 22 février, Arnaud Boissières a bouclé plus qu’un tour du monde. C’est une grande boucle de sa vie qui le fait revenir aujourd’hui en héros aux Sables d’Olonne, accueilli par des dizaines de milliers de spectateurs, comme les six concurrents qui l’ont précédé sur la ligne.
Dans ce Vendée Globe particulièrement musclé, revenir aux Sables d’Olonne est déjà un véritable exploit. Cali, le surnom d’Arnaud, n’aurait jamais imaginé au départ terminer à cette septième place. Une cerise sur le gâteau d’un tour du monde que le natif d’Arcachon a parfaitement géré sur sa vieille monture mise à l’eau en 1998. Un plan Finot-Conq à quille fixe qui a déjà terminé 6e puis 5e du Vendée Globe aux mains de Thomas Coville en 2001 et Sébastien Josse en 2005. Hormis son Solent déchiré dans le grand sud, l’éolienne et son antenne satellite arrachée par une déferlante dans le Pacifique, il ne déplore aucune grosse avarie. Pourtant, comme les autres, Cali a subi de véritables tempêtes, dont une qui ne lui fera jamais oublier son premier passage du Cap Horn le 16 janvier.
Longtemps à la lutte avec les Britanniques Dee Caffari et Brian Thompson, Arnaud Boissières s’est fait décrocher dans la remontée de l’Atlantique, handicapé par l’absence de son Solent déchiré. Après une dernière grosse dépression dans l’Atlantique Nord le 6 février, Cali termine son Vendée Globe dans les petits airs du golfe de Gascogne. Une arrivée toute en douceur, à l’image de ce skipper discret mais tenace qui a vécu pleinement son aventure planétaire en 105 jours de course. A peine la ligne franchie, il déclare : « ce n’est pas moi qui suis formidable, c’est mon bateau. Je lui dois tout. Je vais revenir dans quatre ans avec un bateau plus moderne pour faire mieux que septième. Je vais me battre dès demain pour réaliser un projet sur quatre ans ! »
Les temps de passage d’Arnaud Boissières
Passage de l’équateur (aller) : 13 jours 22h38 (17e position)
Passage de Bonne-Espérance : 28 jours 21h25 (17e position)
Passage de Leeuwin : 42 jours 13h08 (13e position)
Passage du Horn : 67 jours 11h28 (8e position)
Passage de l’équateur (retour) : 86 jours 6h41 (7e position)
Arrivée aux Sables : 105 jours 2 h33 (7e place)
Arrivées du Vendée Globe 2008-2009
1 Michel Desjoyeaux (Foncia), arrivé le 1er février à 16h11 (84 j. 3h. 9min. 8s)
2 Armel Le Cléac’h (Brit Air), arrivé le 7 février à 9h41 (89 j. 9h. 39min. 35s, 11h de bonus)
3 Marc Guillemot (Safran), arrivé le 16 février à 2h21 (95 j. 3h. 19min. 36s., 82h de bonus)
4 Sam Davies (Roxy), arrivée le 14 février à 1h41 (95 j. 4h. 39min. 1s., 32h de bonus)
5 Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), arrivé le 16 février à 9h31 (98 j. 20h. 29min. 55s)
6 Dee Caffari (Aviva), arrivée le 16 février à 14h12 (99 j. 1h. 10min. 57s.)
7 Arnaud Boissières (Akéna Vérandas), arrivé le 22 février à 15h35 (105 j. 2h. 33min. 50s.)
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Re: Vendée Globe
Les quatre solitaires encore en course voient leur progression contrariée par des situations météo variées, décrites ce matin par Météo France : vents contraires et soutenus pour les uns, dorsale anticyclonique ou encore pot au noir à géométrie variable pour les autres. Des premiers aux derniers, cette remontée de l’atlantique n’aura épargné aucun des navigateurs.
50 milles au nord du cap Finisterre, Steve White continue d’enchaîner douloureusement les virements de bord en direction du but, 300 milles devant les étraves de son monocoque Toe in the Water. Le skipper britannique sera malheureusement soumis à ce régime de louvoyage jusqu’à son arrivée aux Sables d’Olonne prévue jeudi dans la journée. Sa progression est d’autant plus contrariée qu’il subit actuellement 25 à 30 nœuds de vent d’Est dans une mer encore plus creuse aux abords des côtes espagnoles. Des conditions sportives qui vont peu à peu s’adoucir au fil de son évolution dans le golfe de Gascogne, avec une quinzaine de nœuds seulement prévus au moment du finish.
Pour Rich Wilson – à 2070 milles de l’arrivée -, la situation n’est pas non plus idéale, mais pour des raisons différentes. Un anticyclone barre la route de Great American III. Il devrait connaître une progression erratique pendant deux bonnes journées avant de pouvoir attraper des vents portants qui le propulseront vers les côtes françaises. Son heure estimée d’arrivée se précise autour du 5 mars.
Autre lieu, autres conditions. Dans le sud-ouest au large du cap Vert, c’est toujours aussi musclé pour Raphaël Dinelli. Le skipper de Fondation Ocean Vital se fait encore malmener au près dans de solides alizés de 25 à 30 nœuds et une formée. Le voici en mode ‘penché-secoué’ pendant les quatre ou cinq prochains jours.
Rien à voir avec les conditions rencontrées par Norbert Sedlacek en queue de peloton. Malheureusement pour le navigateur autrichien, le pot au noir est en train de s’étendre à mesure de sa remontée vers l’équateur. D’après Sylvain Mondon de Météo France, Nauticsport-Kapsch devra encore parcourir 200 milles environ pour sortir de la zone de convergence intertropicale.
50 milles au nord du cap Finisterre, Steve White continue d’enchaîner douloureusement les virements de bord en direction du but, 300 milles devant les étraves de son monocoque Toe in the Water. Le skipper britannique sera malheureusement soumis à ce régime de louvoyage jusqu’à son arrivée aux Sables d’Olonne prévue jeudi dans la journée. Sa progression est d’autant plus contrariée qu’il subit actuellement 25 à 30 nœuds de vent d’Est dans une mer encore plus creuse aux abords des côtes espagnoles. Des conditions sportives qui vont peu à peu s’adoucir au fil de son évolution dans le golfe de Gascogne, avec une quinzaine de nœuds seulement prévus au moment du finish.
Pour Rich Wilson – à 2070 milles de l’arrivée -, la situation n’est pas non plus idéale, mais pour des raisons différentes. Un anticyclone barre la route de Great American III. Il devrait connaître une progression erratique pendant deux bonnes journées avant de pouvoir attraper des vents portants qui le propulseront vers les côtes françaises. Son heure estimée d’arrivée se précise autour du 5 mars.
Autre lieu, autres conditions. Dans le sud-ouest au large du cap Vert, c’est toujours aussi musclé pour Raphaël Dinelli. Le skipper de Fondation Ocean Vital se fait encore malmener au près dans de solides alizés de 25 à 30 nœuds et une formée. Le voici en mode ‘penché-secoué’ pendant les quatre ou cinq prochains jours.
Rien à voir avec les conditions rencontrées par Norbert Sedlacek en queue de peloton. Malheureusement pour le navigateur autrichien, le pot au noir est en train de s’étendre à mesure de sa remontée vers l’équateur. D’après Sylvain Mondon de Météo France, Nauticsport-Kapsch devra encore parcourir 200 milles environ pour sortir de la zone de convergence intertropicale.
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
Après sa remontée du chenal des Sables d’Olonne suivie par des milliers de spectateurs, Steve White a participé à la traditionnelle conférence de presse animée par le prince des Borders, Andi Robertson… Morceaux choisis.
La remontée du chenal des Sables d'Olonne
"C’était fantastique, incroyable. Enfin, tous les moments dont je peux me souvenir…"
La confiance dans son bateau
"La partie la plus difficile à gérer : il faut que le mât tienne. Heureusement, on a pu changer le mât avant le départ. L’ancien était très fatigué, cela m’a ôté un grand poids. Ensuite, vous avez un bateau, des voiles, tout ce qu’il faut pour naviguer, vous n’avez pas besoin de grand-chose de plus."
La découverte des mers du sud
"Je n’avais jamais navigué dans les mers du sud. Mais, j’ai eu la chance que toutes les navigations que j’avais faites auparavant étaient relativement difficiles. Mis à part l’appréhension des mers du sud, je pense que j’avais suffisamment d’expérience."
Les différentes étapes de la course
"Le départ était assez agréable. Ensuite, j’ai eu 48 heures pénibles : j’ai eu un incendie à bord, des problèmes de générateurs. Après, il suffit de faire en sorte que ça passe.
Sur la descente de l’Atlantique, tout le mérite revient au bateau. J’avais un mât assez court et des voiles adaptées. Au vent arrière, la quille pendulaire n’est pas vraiment un avantage. Mon bateau est toujours compétitif. Mais, n’essayez pas de faire du près avec…
Dans les mers du sud quand on voit le baromètre qui tombe, on se sent très seul. Mais on fait avec. Pour être honnête, ce sentiment d’isolement c’est quelque chose que je recherche et que j’apprécie : c’est un plaisir d’être admis dans ces univers sauvages.
La remontée de l’Atlantique, c’était long. Je suis d’ailleurs peut-être devenu un peu grincheux. J’ai un ami qui m’a envoyé un e-mail et qui m’a rappelé que sur un maxi-catamaran, il n’avait jamais dépassé plus de dix nœuds. Moi, non plus…"
Les contacts avec ses proches
"J’appelais ma femme une fois par jour, parfois deux et si j’étais énervé, trois fois par jour. On parlait surtout boulot. J’essayais de rester en contact avec la vie de l’entreprise que nous avons en commun. Elle me parlait aussi de tout ce qui se passait à la maison : la famille, les animaux domestiques… C’est important de rester en contact avec ses proches."
Le fait de susciter des vocations
"Je pense que ce serait immodeste de ma part de penser que je puisse en inspirer. Mais, si quelqu’un avait vraiment envie de faire quelque chose, il peut le faire, il suffit de se donner les moyens. Si on me pose la question, j’ai envie de dire que j’ai fait tout ce qu’ai voulu faire, que je n’ai pas de regrets."
L’accueil aux Sables d’Olonne
"C’est un endroit ou on sent du sens marin. On s’intéresse à la voile. J’ai surtout senti une vraie solidarité et une véritable entr’aide, ici. Plus qu’en Angleterre."
Son programme pour les heures à venir
"Demain ? Je serai au lit avec un mal de tête !"
Les relations avec les autres navigateurs Britanniques
"Dee nous envoyait pas mal de blagues. Avec Brian on a beaucoup échangé. Il m’a donné pas lmal de conseils au niveau des réparations à faire, de la mécanique. Quant à Sam, c’est un plaisir de partager avec elle, mais ça vous le savez déjà."
Le Vendée Globe 2012 et son programme 2009
"J’ai envie de revenir faire le Vendée Globe. En 2009, je pense faire la Calais Round Britain et peut-être la Velux 5 Oceans. Je peux les faire avec ce bateau. En fait, je voudrais faire toutes les courses que j’ai regardées à la télé quand j’étais gamin…"
La remontée du chenal des Sables d'Olonne
"C’était fantastique, incroyable. Enfin, tous les moments dont je peux me souvenir…"
La confiance dans son bateau
"La partie la plus difficile à gérer : il faut que le mât tienne. Heureusement, on a pu changer le mât avant le départ. L’ancien était très fatigué, cela m’a ôté un grand poids. Ensuite, vous avez un bateau, des voiles, tout ce qu’il faut pour naviguer, vous n’avez pas besoin de grand-chose de plus."
La découverte des mers du sud
"Je n’avais jamais navigué dans les mers du sud. Mais, j’ai eu la chance que toutes les navigations que j’avais faites auparavant étaient relativement difficiles. Mis à part l’appréhension des mers du sud, je pense que j’avais suffisamment d’expérience."
Les différentes étapes de la course
"Le départ était assez agréable. Ensuite, j’ai eu 48 heures pénibles : j’ai eu un incendie à bord, des problèmes de générateurs. Après, il suffit de faire en sorte que ça passe.
Sur la descente de l’Atlantique, tout le mérite revient au bateau. J’avais un mât assez court et des voiles adaptées. Au vent arrière, la quille pendulaire n’est pas vraiment un avantage. Mon bateau est toujours compétitif. Mais, n’essayez pas de faire du près avec…
Dans les mers du sud quand on voit le baromètre qui tombe, on se sent très seul. Mais on fait avec. Pour être honnête, ce sentiment d’isolement c’est quelque chose que je recherche et que j’apprécie : c’est un plaisir d’être admis dans ces univers sauvages.
La remontée de l’Atlantique, c’était long. Je suis d’ailleurs peut-être devenu un peu grincheux. J’ai un ami qui m’a envoyé un e-mail et qui m’a rappelé que sur un maxi-catamaran, il n’avait jamais dépassé plus de dix nœuds. Moi, non plus…"
Les contacts avec ses proches
"J’appelais ma femme une fois par jour, parfois deux et si j’étais énervé, trois fois par jour. On parlait surtout boulot. J’essayais de rester en contact avec la vie de l’entreprise que nous avons en commun. Elle me parlait aussi de tout ce qui se passait à la maison : la famille, les animaux domestiques… C’est important de rester en contact avec ses proches."
Le fait de susciter des vocations
"Je pense que ce serait immodeste de ma part de penser que je puisse en inspirer. Mais, si quelqu’un avait vraiment envie de faire quelque chose, il peut le faire, il suffit de se donner les moyens. Si on me pose la question, j’ai envie de dire que j’ai fait tout ce qu’ai voulu faire, que je n’ai pas de regrets."
L’accueil aux Sables d’Olonne
"C’est un endroit ou on sent du sens marin. On s’intéresse à la voile. J’ai surtout senti une vraie solidarité et une véritable entr’aide, ici. Plus qu’en Angleterre."
Son programme pour les heures à venir
"Demain ? Je serai au lit avec un mal de tête !"
Les relations avec les autres navigateurs Britanniques
"Dee nous envoyait pas mal de blagues. Avec Brian on a beaucoup échangé. Il m’a donné pas lmal de conseils au niveau des réparations à faire, de la mécanique. Quant à Sam, c’est un plaisir de partager avec elle, mais ça vous le savez déjà."
Le Vendée Globe 2012 et son programme 2009
"J’ai envie de revenir faire le Vendée Globe. En 2009, je pense faire la Calais Round Britain et peut-être la Velux 5 Oceans. Je peux les faire avec ce bateau. En fait, je voudrais faire toutes les courses que j’ai regardées à la télé quand j’étais gamin…"
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
Aujourd'hui beaucoup de multicoques (surtout les trimarans) sont assez impressionnants au près serré !
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
Rich Wilson a réussi à contourner l'anticyclone des Açores situé en plein milieu de l'Atlantique, mais sa position tout au nord de l'anticyclone n'est pas facile à gérer pour la suite de son parcours. Le skipper de Great America III fait désormais un cap vers l'est et n'est plus ce matin qu'à 1137 milles des Sables d'Olonne.
Rich Wilson : "Le problème hier, c'était que le vent était plein ouest. Nous ne pouvions pas naviguer avec le vent plein arrière, mais seulement à 35 degrés, ce qui signifie que nous devions mettre le cap au nord-est ou au sud-est. En ralentissant, peut-être que nous aurions pu rattraper le vent de sud-ouest pour prendre la route directe vers les Sables. Je n'ai pas compris ce qui s'est passé durant la nuit dernière, le vent s'est renforcé et on surfait à 18 nœuds. J'ai regardé les fichiers sur l'écran et j'ai enfin compris. Nous progressions si rapidement que nous sommes passés au nord-est de l'anticyclone et nous étions en train de retrouver le vent de nord-ouest. Cela ne fut hélas être que temporaire, car plus tard nous étions positionnés à nouveau tout en haut de l'anticyclone. J'étais si fatigué que je me suis endormi à la table à cartes. Je me suis réveillé plusieurs fois, mais j'ai trouvé un prétexte chaque fois pour ne pas aller dehors et hisser la trinquette. Je me suis dit que cela allait peut-être changer, que la mer devait se calmer, que le vent devait mollir avant de la hisser… Mais j'ai fini par sortir sur le pont et le vent a adonné un peu avec le déplacement du système. J'ai empanné et là, normalement, nous sommes sur une meilleure trajectoire…"
Rich progresse ce jeudi matin à plus de 10 noeuds alors que pour Raphael Dinelli, l'histoire n'est pas la même, suite à son avarie de bôme et à sa blessure à une côte. Le skipper de Fondation Ocean Vital n'avançait ce matin qu'à 4,7 noeuds cap au nord, il était situé à l'ouest des Açores. Raphael se trouve encore à 1677 milles des Sables, quant à Norbert Sedlacek, il poursuit son bonhomme de chemin à un peu plus de 2000 milles de l'arrivée.
Rich Wilson : "Le problème hier, c'était que le vent était plein ouest. Nous ne pouvions pas naviguer avec le vent plein arrière, mais seulement à 35 degrés, ce qui signifie que nous devions mettre le cap au nord-est ou au sud-est. En ralentissant, peut-être que nous aurions pu rattraper le vent de sud-ouest pour prendre la route directe vers les Sables. Je n'ai pas compris ce qui s'est passé durant la nuit dernière, le vent s'est renforcé et on surfait à 18 nœuds. J'ai regardé les fichiers sur l'écran et j'ai enfin compris. Nous progressions si rapidement que nous sommes passés au nord-est de l'anticyclone et nous étions en train de retrouver le vent de nord-ouest. Cela ne fut hélas être que temporaire, car plus tard nous étions positionnés à nouveau tout en haut de l'anticyclone. J'étais si fatigué que je me suis endormi à la table à cartes. Je me suis réveillé plusieurs fois, mais j'ai trouvé un prétexte chaque fois pour ne pas aller dehors et hisser la trinquette. Je me suis dit que cela allait peut-être changer, que la mer devait se calmer, que le vent devait mollir avant de la hisser… Mais j'ai fini par sortir sur le pont et le vent a adonné un peu avec le déplacement du système. J'ai empanné et là, normalement, nous sommes sur une meilleure trajectoire…"
Rich progresse ce jeudi matin à plus de 10 noeuds alors que pour Raphael Dinelli, l'histoire n'est pas la même, suite à son avarie de bôme et à sa blessure à une côte. Le skipper de Fondation Ocean Vital n'avançait ce matin qu'à 4,7 noeuds cap au nord, il était situé à l'ouest des Açores. Raphael se trouve encore à 1677 milles des Sables, quant à Norbert Sedlacek, il poursuit son bonhomme de chemin à un peu plus de 2000 milles de l'arrivée.
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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- slotdrag
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Re: Vendée Globe
oui ça commence a faire long......j'espère que notre ferry sera plus rapide..

-
Phil 01 - Caravanier aguerri

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Re: Vendée Globe
Dis, c'est encore loin les Sables dOlonne... tais-toi et nage!

@+
Phil01
CI Wilk Safari + Skoda Octavia 4X4 de 2001 à 2005
Hobby De Luxe 540 UL + Suzuki Grand Vitara de 2005 à 2010
Adria Altea 502 UL + Mazda CX5 4X4 de 2022 à ....
Phil01
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Re: Vendée Globe
Le Vendée Globe de l'Américain Rich Wilson (Great American III) devrait trouver son épilogue demain mardi 10 mars. Situé ce lundi midi à quelques 200 milles de la ligne d'arrivée, le deuxième Américain de l'histoire du Vendée Globe devrait faire son entrée demain après-midi dans le chenal menant à Port Olona.
Après Bruce Schwab (Ocean Planet), lors du Vendée Globe 2004-2005, Rich Wilson sera donc le deuxième citoyen américain à boucler le Vendée Globe. A bord de son plan Bernard Nivelt construit en 1999 pour Thierry Dubois, ce diplômé de Harvard va donc pouvoir savourer comme il se doit son juste retour à terre, après plus de 120 jours passés en mer.
Progressant à près de 10 noeuds vers Les Sables d'Olonne, Rich Wilson se prépare donc à passer sa dernière nuit en mer, alors que ses deux poursuivants, Raphael Dinelli (Fondation Ocean Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) se trouvent respectivement à 670 et 1114 milles dans son tableau arrière.
Pour cet Américain résidant à Rockport dans le Massachusetts (USA), ce Vendée Globe sera l'aboutissement d'une carrière de navigateur démarrée en 1980 avec une victoire dans la course Newport - Les Bermudes. Il bouclera demain son premier tour du monde en solitaire, sans escale et non sans panache.
Après Bruce Schwab (Ocean Planet), lors du Vendée Globe 2004-2005, Rich Wilson sera donc le deuxième citoyen américain à boucler le Vendée Globe. A bord de son plan Bernard Nivelt construit en 1999 pour Thierry Dubois, ce diplômé de Harvard va donc pouvoir savourer comme il se doit son juste retour à terre, après plus de 120 jours passés en mer.
Progressant à près de 10 noeuds vers Les Sables d'Olonne, Rich Wilson se prépare donc à passer sa dernière nuit en mer, alors que ses deux poursuivants, Raphael Dinelli (Fondation Ocean Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) se trouvent respectivement à 670 et 1114 milles dans son tableau arrière.
Pour cet Américain résidant à Rockport dans le Massachusetts (USA), ce Vendée Globe sera l'aboutissement d'une carrière de navigateur démarrée en 1980 avec une victoire dans la course Newport - Les Bermudes. Il bouclera demain son premier tour du monde en solitaire, sans escale et non sans panache.
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
Dans son 123e jour de Course, Raphaël Dinelli vient de franchir la longitude 10° ouest, à hauteur de Sables d'Olonne. Autrement dit il entre dans le golfe de Gascogne, dernière épreuve qui lui est imposée avant l'arrivée, dans des vents faibles.
Sur son Fondation Ocean Vital, le Sablais Raphaël Dinelli n'avait plus que 318 milles à couvrir au pointage de 10h30 ce jeudi matin pour regagner son port d’attache et ainsi boucler ce sixième Vendée Globe. Mais comme on le craignait hier, sa vitesse avait fortement chuté : 4 noeuds de moyenne depuis le classement de la nuit, 5 noeuds en instantané. Autant dire que Raphaël Dinelli ne devrait pas pouvoir arriver avant samedi aux Sables d'Olonne, où il coupera la ligne d'arrivée à la 10e place de ce Vendée Globe. Avec la satisfaction d'avoir réussi à réparer efficacement la bôme brisée de son monocoque et surtout, bien sûr, le sentiment du devoir accompli après plus de quatre mois de mer.
Le dernier, l'Autrichien Norbert Sedlacek, devra vraisemblablement patienter un à deux jours de plus pour connaître ce même bonheur d'avoir bouclé une circumnavigation solitaire complète en course, avec une place de 11e à la clé. Son Nauticsport-Kapsch a été quelque peu ralenti lui aussi par les vents faibles au grand large du cap Finisterre, mais il parvenait tout de même à progresser à un peu plus de 7,5 noeuds de moyenne au dernier pointage. Norbert se trouvait alors à 593 milles des Sables d'Olonne, où il est attendu dimanche, ou plus vraisemblablement lundi.
Sur son Fondation Ocean Vital, le Sablais Raphaël Dinelli n'avait plus que 318 milles à couvrir au pointage de 10h30 ce jeudi matin pour regagner son port d’attache et ainsi boucler ce sixième Vendée Globe. Mais comme on le craignait hier, sa vitesse avait fortement chuté : 4 noeuds de moyenne depuis le classement de la nuit, 5 noeuds en instantané. Autant dire que Raphaël Dinelli ne devrait pas pouvoir arriver avant samedi aux Sables d'Olonne, où il coupera la ligne d'arrivée à la 10e place de ce Vendée Globe. Avec la satisfaction d'avoir réussi à réparer efficacement la bôme brisée de son monocoque et surtout, bien sûr, le sentiment du devoir accompli après plus de quatre mois de mer.
Le dernier, l'Autrichien Norbert Sedlacek, devra vraisemblablement patienter un à deux jours de plus pour connaître ce même bonheur d'avoir bouclé une circumnavigation solitaire complète en course, avec une place de 11e à la clé. Son Nauticsport-Kapsch a été quelque peu ralenti lui aussi par les vents faibles au grand large du cap Finisterre, mais il parvenait tout de même à progresser à un peu plus de 7,5 noeuds de moyenne au dernier pointage. Norbert se trouvait alors à 593 milles des Sables d'Olonne, où il est attendu dimanche, ou plus vraisemblablement lundi.
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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