Vendée Globe
Règles du forum
Ici, les amis, on ne parle que de la pluie et du beau temps, de tout de rien... bref on ne se casse pas la tête avec les sujets techniques.
Pour toutes ces questions à propos de nos belles, on se retrouve dans les rubriques des divers forums et sous-forums. A bientôt !
Re: Vendée Globe
Gros ennuis techniques pour le Suisse Dominique Wavre
Dominique Wavre (Temenos II) a prévenu vendredi vers 15h20 la direction de course que la tête de quille de son monocoque 60 pieds avait cassé. Le marin sain et sauf fait route actuellement, à voilure très réduite, vers le nord-est, peut-être les Kerguelen, distantes de 151 milles. La tête de quille est la partie haute du voile de quille située à l’intérieur du bateau. Reliée à deux vérins hydrauliques, c’est le bras de levier qui permet d’anguler la quille et le bulbe d’un côté ou de l’autre du bateau. Dès lors que la tête de quille est cassée, le voile et le bulbe d’environ 3 tonnes qui la prolonge ne sont plus maintenus en position fixe. Dans des creux de six mètres et une mer croisée, le skipper Suisse est conscient du danger de perdre sa quille ou que celle-ci, dans des mouvements désormais incontrôlables, puisse endommager la coque. C’est pourquoi Dominique Wavre et son équipe envisagent tous les scénarios possibles, dont celui d’abandonner le monocoque 60 pieds. Ce n’est pas le cas pour l’instant et Dominique Wavre, après avoir affalé ses voiles et rempli ses ballasts, tente de se diriger à vitesse réduite vers le nord-est, en direction des Kerguelen et de l’Australie. L.L.B.
Dominique Wavre (Temenos II) a prévenu vendredi vers 15h20 la direction de course que la tête de quille de son monocoque 60 pieds avait cassé. Le marin sain et sauf fait route actuellement, à voilure très réduite, vers le nord-est, peut-être les Kerguelen, distantes de 151 milles. La tête de quille est la partie haute du voile de quille située à l’intérieur du bateau. Reliée à deux vérins hydrauliques, c’est le bras de levier qui permet d’anguler la quille et le bulbe d’un côté ou de l’autre du bateau. Dès lors que la tête de quille est cassée, le voile et le bulbe d’environ 3 tonnes qui la prolonge ne sont plus maintenus en position fixe. Dans des creux de six mètres et une mer croisée, le skipper Suisse est conscient du danger de perdre sa quille ou que celle-ci, dans des mouvements désormais incontrôlables, puisse endommager la coque. C’est pourquoi Dominique Wavre et son équipe envisagent tous les scénarios possibles, dont celui d’abandonner le monocoque 60 pieds. Ce n’est pas le cas pour l’instant et Dominique Wavre, après avoir affalé ses voiles et rempli ses ballasts, tente de se diriger à vitesse réduite vers le nord-est, en direction des Kerguelen et de l’Australie. L.L.B.
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Re: Vendée Globe
Ça passe et ça casse ! ...
Golding a dématé, Dick a cassé un de ses gouvernails ... et Desjoyaux (qui avait fait demi-tour juste après le départ) prend la tête !
Ça monte en puissance. Hormis Michel Desjoyeaux (Foncia) et Roland Jourdain (Veolia Environnement) qui subissent les effets de la zone de transition et sont à leur tour ralentis, le reste de la flotte mené par Jean Le Cam (VM Matériaux) et Sébastien Josse (BT) a repris du vent dans les voiles… Heures difficiles où il faut évaluer quelle va être la force du vent, quelle sera la toile la plus adaptée. Tel le boxeur au coin du ring, le navigateur jauge l’adversaire…
Casse-tête sur la flotte. Le ciel a déjà pris ses airs menaçants, le vent qui jusque là s’accordait dans des gammes raisonnables, commence à donner des signes d’impatience. La première bourrasque encaissée annonce que bientôt on sera passé de la petite musique de nuit aux choeurs de l’Opéra de Vienne. C’est le moment de se préparer. Tout d’abord, un œil au matériel : il faut traquer le moindre bout qui traîne, les écoutes enroulées sur les winches, se repérer mentalement le chemin de la bosse de ris qu’il ne faudra pas tarder à prendre. Ensuite, il faut jauger de l’opportunité du déclenchement de la réduction de voilure. Trop tôt et c’est ce sentiment diffus qui prédomine qu’on n’est pas à la hauteur de ses ambitions : le bateau qui marche sur un faux rythme, qui ne dégage pas sa puissance et l’angoisse des milles qu’on est en train de perdre sur la concurrence. Trop tard et le risque se fait de plus en plus présent de cafouiller une manœuvre, de partir en vrac, de casser du matériel… C’est peut-être là que le terme d’aventure solitaire prend tout son sens : que tout se passe bien et le skipper pourra goûter le plaisir de sentir la coque s’enfoncer dans les ténèbres au rythme qu’il faut. Que le fil de l’action vienne à s’emmêler et ce sont des heures infernales qui s’annoncent. Voire des journées, quand la bagarre a laissé des traces dans les organismes comme sur le matériel.
Petites choses fragiles
Paradoxalement, les navigateurs solitaires sont souvent particulièrement sensibles à une foule de petits détails qui leur démontrent qu’ils sont en phase avec le timing qu’ils se sont fixé. Comment s’étonner alors que, de gestes mécaniques en gris-gris, leur univers se peuple de balises qui cadencent leur vie au large. Chacun aborde l’arrivée du mauvais temps avec sa check-list mentalisée, les points de passage obligés. Bien sûr, nombre de paramètres pèsent dans les prises de décision : la fatigue accumulée, le souci de préservation du matériel, le classement… On fait le compte des petites misères et des motifs de satisfaction, on se blinde en vue des heures à venir. A ce petit jeu, il n’est peut-être pas si surprenant de retrouver quelques gros bras à l’avant de la flotte. D’autres auraient bien aimé se joindre à la bagarre, mais ils ont été parfois diminués, qui par une avarie à l’instar de Marc Guillemot (Safran) en délicatesse avec son rail de grand-voile, qui par une blessure tel Vincent Riou (PRB) handicapé par une entorse. Parfois c’est l’accumulation de petits riens qui fait que l’on ose moins, que l’on sort de son match. On n’insistera jamais assez sur la dimension psychologique du sport de haut niveau. La course au large n’échappe pas à la règle. Même les aventuriers ont besoin de repères…
PFB
Golding a dématé, Dick a cassé un de ses gouvernails ... et Desjoyaux (qui avait fait demi-tour juste après le départ) prend la tête !
Ça monte en puissance. Hormis Michel Desjoyeaux (Foncia) et Roland Jourdain (Veolia Environnement) qui subissent les effets de la zone de transition et sont à leur tour ralentis, le reste de la flotte mené par Jean Le Cam (VM Matériaux) et Sébastien Josse (BT) a repris du vent dans les voiles… Heures difficiles où il faut évaluer quelle va être la force du vent, quelle sera la toile la plus adaptée. Tel le boxeur au coin du ring, le navigateur jauge l’adversaire…
Casse-tête sur la flotte. Le ciel a déjà pris ses airs menaçants, le vent qui jusque là s’accordait dans des gammes raisonnables, commence à donner des signes d’impatience. La première bourrasque encaissée annonce que bientôt on sera passé de la petite musique de nuit aux choeurs de l’Opéra de Vienne. C’est le moment de se préparer. Tout d’abord, un œil au matériel : il faut traquer le moindre bout qui traîne, les écoutes enroulées sur les winches, se repérer mentalement le chemin de la bosse de ris qu’il ne faudra pas tarder à prendre. Ensuite, il faut jauger de l’opportunité du déclenchement de la réduction de voilure. Trop tôt et c’est ce sentiment diffus qui prédomine qu’on n’est pas à la hauteur de ses ambitions : le bateau qui marche sur un faux rythme, qui ne dégage pas sa puissance et l’angoisse des milles qu’on est en train de perdre sur la concurrence. Trop tard et le risque se fait de plus en plus présent de cafouiller une manœuvre, de partir en vrac, de casser du matériel… C’est peut-être là que le terme d’aventure solitaire prend tout son sens : que tout se passe bien et le skipper pourra goûter le plaisir de sentir la coque s’enfoncer dans les ténèbres au rythme qu’il faut. Que le fil de l’action vienne à s’emmêler et ce sont des heures infernales qui s’annoncent. Voire des journées, quand la bagarre a laissé des traces dans les organismes comme sur le matériel.
Petites choses fragiles
Paradoxalement, les navigateurs solitaires sont souvent particulièrement sensibles à une foule de petits détails qui leur démontrent qu’ils sont en phase avec le timing qu’ils se sont fixé. Comment s’étonner alors que, de gestes mécaniques en gris-gris, leur univers se peuple de balises qui cadencent leur vie au large. Chacun aborde l’arrivée du mauvais temps avec sa check-list mentalisée, les points de passage obligés. Bien sûr, nombre de paramètres pèsent dans les prises de décision : la fatigue accumulée, le souci de préservation du matériel, le classement… On fait le compte des petites misères et des motifs de satisfaction, on se blinde en vue des heures à venir. A ce petit jeu, il n’est peut-être pas si surprenant de retrouver quelques gros bras à l’avant de la flotte. D’autres auraient bien aimé se joindre à la bagarre, mais ils ont été parfois diminués, qui par une avarie à l’instar de Marc Guillemot (Safran) en délicatesse avec son rail de grand-voile, qui par une blessure tel Vincent Riou (PRB) handicapé par une entorse. Parfois c’est l’accumulation de petits riens qui fait que l’on ose moins, que l’on sort de son match. On n’insistera jamais assez sur la dimension psychologique du sport de haut niveau. La course au large n’échappe pas à la règle. Même les aventuriers ont besoin de repères…
PFB
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
et poète en pluspm3 a écrit :....Alors quand en plus, la Lune vient porter ses reflets zénithaux entre deux cumulonimbus chargés de grêle, de pluie, de rafales, de bascules de vent, quand la mer prend des tours, se mélange de houles australes et de vagues septentrionales, entonne ces rugissements de tambours du Bronx, ces grondements de fin du monde, le paysage marin a des allures de film d’épouvante !....
Volvo XC90 de 2010, caravane Sprite cruzer Sr 492
Re: Vendée Globe
Ce jeudi matin 18 décembre, aux alentours de 10 heures (TU+1), Yann Eliès, s’est, selon toute vraisemblance, fracturé le fémur alors qu’il manoeuvrait à l’avant de son bateau. En liaison avec le Docteur Chauve et la direction de course, les secours se sont immédiatement organisés en liaison avec le MRCC australien en vue d’une évacuation du navigateur. Generali se situe à 800 milles dans le sud de l’Australie dans l’Océan Indien.
Les faits
Alors qu’il manoeuvrait pour changer une voile et qu’il était en appui sur le balcon avant, Yann Elies a vu son monocoque s’arrêter brutalement en allant percuter une vague. Semble-t-il projeté contre le balcon, il a aussitôt ressenti une douleur très vive qui l’a obligé à revenir en rampant jusque dans sa cabine. Il a pu alors contacter le médecin de la course par téléphone, qui, au vu de la description des symptômes a diagnostiqué une fracture du fémur. Le navigateur, qui ne peut plus se déplacer, a mis son bateau à la cape et a demandé à être évacué. Generali se trouve actuellement à 800 milles dans le sud de l’Australie.
Le dispositif d’assistance
Jean-Yves Chauve, le médecin de la course est en relation régulière avec Yann Elies. Dans un premier temps, il lui a conseillé de rester immobile au chaud, de s’alimenter et de boire. Dans l’idéal, il faudrait que le navigateur puisse accéder à sa trousse de secours pour prendre des comprimés de morphine et qu’il puisse réaliser une attelle qui immobiliserait sa jambe.
La direction de course, par l’intermédiaire de son consultant sécurité David Adams, basé en Australie, a contacté le Maritime Rescue Coordination Center (MRCC) de Canberra. Les secours australiens ont décidé de détacher une frégate médicalisée de type Adélaïde qui devrait quitter Perth ce soir à 21h (TU+1). La frégate se situe à deux jours de mer environ du bateau de Yann Elies. La frégate HMAS Arunta mesure 180m de long et peut atteindre les 30 nœuds. Elle devrait pouvoir atteindre la position de Generali d’ici samedi soir.
Toujours à la demande de la direction de course, Marc Guillemot (Safran) et Sam Davies (Roxy) se sont déroutés pour porter assistance à Yann. Marc se situe à 100 milles environ dans le sud de Generali et fait route travers au vent. Sam, quant à elle, est actuellement positionnée à 535 milles dans l’ouest de la position du bateau de Yann. Vincent Riou (PRB) et Armel Le Cléac’h (Brit Air) ont également proposé leur aide, mais la météo n’est pas favorable à leur progression vers le but…
Extraits de la conférence de presse de 15h30
Denis Horeau, directeur de course : « A 10h15 ce matin, Erwan Steff, directeur sportif du monocoque Generali, m’a appelé en me disant que Yann Elies s’était cassé la jambe et qu’il demandait à être évacué. Nous avons immédiatement pris contact avec le MRCC Réunion et par l’intermédiaire de notre correspondant sécurité en Australie David Adams, avec le MRCC Australie. A 10h40, toute la boucle était alertée. A 10h55, nous avons constaté que Generali était à la cape et qu’il faisait route à petite vitesse vers le nord. A 11h20, nous avons pris la décision de demander à Marc Guillemot et Sam Davies de se dérouter. Marc sera sur la position ce soir et Sam d’ici une quarantaine d’heures. Leur mission est celle d’une assistance psychologique avant tout… »
Erwan Steff, directeur sportif du monocoque Generali : « Sous le choc avec le balcon avant, Yann a senti sa jambe gauche se démantibuler. Il nous a immédiatement appelés pour demander assistance. Il est dans l’impossibilité de bouger mais se trouve désormais en sécurité dans sa bannette, devant la table à carte. Le bateau est à la cape, sous trois ris et trinquette, il y a 15 à 20 nœuds de vent sur place, donc c’est praticable. Nous sommes en liaison permanente avec lui, pour suivre son état de santé et lui remonter le moral».
Docteur Jean-Yves Chauve, médecin du Vendée Globe : «On a refait un bilan récemment. La déformation de son genou semble indiquer une fracture au tiers inférieur du fémur gauche. Ce n’est pas une fracture ouverte. Le seul risque est un risque de saignement. Yann est dans une situation stabilisée, immobile dans sa bannette. Il souffre de façon importante car il n’a pas encore réussi à prendre ses antidouleurs, situés dans une trousse à pharmacie à deux mètres de lui. Il a de quoi tenir trois jours sous morphine. Il faudrait aussi qu’il puisse immobiliser sa jambe en réalisant une attelle pour éviter que la fracture ne bouge. Je l’ai eu plusieurs fois ce matin et c’était difficile pour lui. Mais cet après-midi, il avait pris la mesure des choses et était réconforté de savoir que tout le monde se mobilisait pour lui. »
ABD : Abandon. NL : Non localisé
1 == Michel Desjoyeaux
Foncia 18/12/08
14:00 50 59.16’ S 132 25.04’ E 12890.3 0.0 17.4 94 92.3 19.2 18.5 89 390.0 16.3 103
2 == Roland Jourdain
Veolia Environnement 18/12/08
14:30 50 52.64’ S 131 36.94’ E 12929.9 39.6 17.9 100 90.4 18.1 18.1 103 387.7 16.2 106
3 == Jean Le Cam
VM Matériaux 18/12/08
14:30 50 39.06’ S 129 47.86’ E 13000.1 109.8 16.3 93 81.1 16.4 16.2 96 382.0 15.9 101
4 == Sébastien Josse
BT 18/12/08
14:30 49 55.32’ S 129 45.50’ E 13014.8 124.5 16.1 94 79.6 16.6 15.9 94 371.0 15.5 098
5 == Armel Le Cléac´h
Brit Air 18/12/08
14:30 49 21.48’ S 123 41.21’ E 13248.1 357.8 15.6 116 71.8 14.4 14.4 107 349.1 14.5 094
6 == Vincent Riou
PRB 18/12/08
14:30 49 02.97’ S 122 54.02’ E 13283.4 393.1 14.6 117 70.3 13.8 13.8 109 352.0 14.7 097
7 == Marc Guillemot
Safran 18/12/08
14:30 48 53.95’ S 119 40.60’ E 13405.2 514.9 13.4 351 0.9 10.3 0.2 20 304.2 12.7 087
8 == Yann Eliès
Generali 18/12/08
14:30 47 50.64’ S 119 08.77’ E 13449.2 558.9 2.1 353 -6.8 2.8 -1.4 354 255.2 10.6 084
9 == Jean-Pierre Dick
Paprec-Virbac 2 18/12/08
14:00 44 03.31’ S 121 33.89’ E 13468.5 578.2 13.1 156 49.5 10.1 9.9 137 233.1 9.7 099
10 == Samantha Davies
Roxy 18/12/08
14:30 48 08.35’ S 107 04.40’ E 13887.3 997.0 14.2 127 67.1 13.7 13.4 126 324.4 13.5 094
11 == Brian Thompson
Bahrain Team Pindar 18/12/08
14:30 47 22.95’ S 103 59.59’ E 14046.2 1155.8 13.9 129 53.2 12.7 10.6 122 285.4 11.9 087
12 == Dee Caffari
Aviva 18/12/08
14:29 48 10.12’ S 93 34.20’ E 14468.3 1578.0 12.3 100 53.6 12.6 10.7 123 262.4 10.9 108
13 == Arnaud Boissières
Akena Vérandas 18/12/08
14:30 48 09.25’ S 92 59.03’ E 14491.9 1601.6 13.8 64 55.6 11.4 11.1 77 257.2 10.7 109
14 == Steve White
Toe in the Water 18/12/08
14:30 46 23.14’ S 80 20.35’ E 15014.2 2123.9 12.6 66 63.5 15.1 12.7 69 288.5 12.0 076
15 == Jonny Malbon
Artemis 18/12/08
14:00 45 57.13’ S 71 44.86’ E 15360.1 2469.8 14.3 91 63.8 13.2 12.8 89 298.3 12.4 089
Nº Skipper
Bateau Heure
Pointage (TU) Latitude Longitude Dist. à l'Arrivée
(Milles) Ecart / 1er
(Milles) Depuis 1h Entre 2 classements Sur 24 heures
Vitesse Cap Dist. parcourue
(Milles) Vitesse (Noeuds) VMG (Noeuds) Cap Dist. parcourue
(Milles) VMG (Noeuds) Cap
16 == Rich Wilson
Great American III 18/12/08
14:30 46 46.53’ S 68 56.21’ E 15466.2 2575.9 10.4 92 52.8 10.9 10.6 91 261.7 10.9 088
17 == Derek Hatfield
Algimouss Spirit of Canada 18/12/08
14:30 46 47.73’ S 62 14.78’ E 15729.8 2839.5 12.3 94 45.9 11.0 9.2 74 266.4 11.1 084
18 == Raphaël Dinelli
Fondation Océan Vital 18/12/08
14:30 48 30.10’ S 45 28.45’ E 16333.1 3442.8 10.8 69 47.9 9.8 9.6 105 226.6 9.4 125
19 == Norbert Sedlacek
Nauticsport-Kapsch 18/12/08
14:30 48 24.24’ S 43 28.57’ E 16408.7 3518.4 9.7 81 46.0 9.3 9.2 123 218.4 9.1 123
ABD Unai Basurko
Pakea Bizkaia Abandon : Le dimanche 07 décembre 2008 à 13:34 TU
ABD Dominique Wavre
Temenos II Abandon : Le samedi 13 décembre 2008 à 14:15 TU
ABD Alex Thomson
Hugo Boss Abandon : Le jeudi 13 novembre 2008 à 13:30 TU
ABD Jean-Baptiste Dejeanty
Maisonneuve Abandon : Le mardi 16 décembre 2008 à 07:15 TU
ABD Kito de Pavant
Groupe Bel Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 09:31 TU
ABD Marc Thiercelin
DCNS Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 10:00 TU
ABD Loïck Peyron
Gitana Eighty Abandon : Le lundi 15 décembre 2008 à 18:10 TU
ABD Bernard Stamm
Cheminées Poujoulat Abandon : Le lundi 15 décembre 2008 à 17:03 TU
ABD Jérémie Beyou
Delta Dore Abandon : Le mercredi 26 novembre 2008 à 01:08 TU
ABD Yannick Bestaven
Aquarelle.com Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 19:20 TU
ABD Mike Golding
Ecover Abandon : Le mardi 16 décembre 2008 à 07:47 TU
Les faits
Alors qu’il manoeuvrait pour changer une voile et qu’il était en appui sur le balcon avant, Yann Elies a vu son monocoque s’arrêter brutalement en allant percuter une vague. Semble-t-il projeté contre le balcon, il a aussitôt ressenti une douleur très vive qui l’a obligé à revenir en rampant jusque dans sa cabine. Il a pu alors contacter le médecin de la course par téléphone, qui, au vu de la description des symptômes a diagnostiqué une fracture du fémur. Le navigateur, qui ne peut plus se déplacer, a mis son bateau à la cape et a demandé à être évacué. Generali se trouve actuellement à 800 milles dans le sud de l’Australie.
Le dispositif d’assistance
Jean-Yves Chauve, le médecin de la course est en relation régulière avec Yann Elies. Dans un premier temps, il lui a conseillé de rester immobile au chaud, de s’alimenter et de boire. Dans l’idéal, il faudrait que le navigateur puisse accéder à sa trousse de secours pour prendre des comprimés de morphine et qu’il puisse réaliser une attelle qui immobiliserait sa jambe.
La direction de course, par l’intermédiaire de son consultant sécurité David Adams, basé en Australie, a contacté le Maritime Rescue Coordination Center (MRCC) de Canberra. Les secours australiens ont décidé de détacher une frégate médicalisée de type Adélaïde qui devrait quitter Perth ce soir à 21h (TU+1). La frégate se situe à deux jours de mer environ du bateau de Yann Elies. La frégate HMAS Arunta mesure 180m de long et peut atteindre les 30 nœuds. Elle devrait pouvoir atteindre la position de Generali d’ici samedi soir.
Toujours à la demande de la direction de course, Marc Guillemot (Safran) et Sam Davies (Roxy) se sont déroutés pour porter assistance à Yann. Marc se situe à 100 milles environ dans le sud de Generali et fait route travers au vent. Sam, quant à elle, est actuellement positionnée à 535 milles dans l’ouest de la position du bateau de Yann. Vincent Riou (PRB) et Armel Le Cléac’h (Brit Air) ont également proposé leur aide, mais la météo n’est pas favorable à leur progression vers le but…
Extraits de la conférence de presse de 15h30
Denis Horeau, directeur de course : « A 10h15 ce matin, Erwan Steff, directeur sportif du monocoque Generali, m’a appelé en me disant que Yann Elies s’était cassé la jambe et qu’il demandait à être évacué. Nous avons immédiatement pris contact avec le MRCC Réunion et par l’intermédiaire de notre correspondant sécurité en Australie David Adams, avec le MRCC Australie. A 10h40, toute la boucle était alertée. A 10h55, nous avons constaté que Generali était à la cape et qu’il faisait route à petite vitesse vers le nord. A 11h20, nous avons pris la décision de demander à Marc Guillemot et Sam Davies de se dérouter. Marc sera sur la position ce soir et Sam d’ici une quarantaine d’heures. Leur mission est celle d’une assistance psychologique avant tout… »
Erwan Steff, directeur sportif du monocoque Generali : « Sous le choc avec le balcon avant, Yann a senti sa jambe gauche se démantibuler. Il nous a immédiatement appelés pour demander assistance. Il est dans l’impossibilité de bouger mais se trouve désormais en sécurité dans sa bannette, devant la table à carte. Le bateau est à la cape, sous trois ris et trinquette, il y a 15 à 20 nœuds de vent sur place, donc c’est praticable. Nous sommes en liaison permanente avec lui, pour suivre son état de santé et lui remonter le moral».
Docteur Jean-Yves Chauve, médecin du Vendée Globe : «On a refait un bilan récemment. La déformation de son genou semble indiquer une fracture au tiers inférieur du fémur gauche. Ce n’est pas une fracture ouverte. Le seul risque est un risque de saignement. Yann est dans une situation stabilisée, immobile dans sa bannette. Il souffre de façon importante car il n’a pas encore réussi à prendre ses antidouleurs, situés dans une trousse à pharmacie à deux mètres de lui. Il a de quoi tenir trois jours sous morphine. Il faudrait aussi qu’il puisse immobiliser sa jambe en réalisant une attelle pour éviter que la fracture ne bouge. Je l’ai eu plusieurs fois ce matin et c’était difficile pour lui. Mais cet après-midi, il avait pris la mesure des choses et était réconforté de savoir que tout le monde se mobilisait pour lui. »
ABD : Abandon. NL : Non localisé
1 == Michel Desjoyeaux
Foncia 18/12/08
14:00 50 59.16’ S 132 25.04’ E 12890.3 0.0 17.4 94 92.3 19.2 18.5 89 390.0 16.3 103
2 == Roland Jourdain
Veolia Environnement 18/12/08
14:30 50 52.64’ S 131 36.94’ E 12929.9 39.6 17.9 100 90.4 18.1 18.1 103 387.7 16.2 106
3 == Jean Le Cam
VM Matériaux 18/12/08
14:30 50 39.06’ S 129 47.86’ E 13000.1 109.8 16.3 93 81.1 16.4 16.2 96 382.0 15.9 101
4 == Sébastien Josse
BT 18/12/08
14:30 49 55.32’ S 129 45.50’ E 13014.8 124.5 16.1 94 79.6 16.6 15.9 94 371.0 15.5 098
5 == Armel Le Cléac´h
Brit Air 18/12/08
14:30 49 21.48’ S 123 41.21’ E 13248.1 357.8 15.6 116 71.8 14.4 14.4 107 349.1 14.5 094
6 == Vincent Riou
PRB 18/12/08
14:30 49 02.97’ S 122 54.02’ E 13283.4 393.1 14.6 117 70.3 13.8 13.8 109 352.0 14.7 097
7 == Marc Guillemot
Safran 18/12/08
14:30 48 53.95’ S 119 40.60’ E 13405.2 514.9 13.4 351 0.9 10.3 0.2 20 304.2 12.7 087
8 == Yann Eliès
Generali 18/12/08
14:30 47 50.64’ S 119 08.77’ E 13449.2 558.9 2.1 353 -6.8 2.8 -1.4 354 255.2 10.6 084
9 == Jean-Pierre Dick
Paprec-Virbac 2 18/12/08
14:00 44 03.31’ S 121 33.89’ E 13468.5 578.2 13.1 156 49.5 10.1 9.9 137 233.1 9.7 099
10 == Samantha Davies
Roxy 18/12/08
14:30 48 08.35’ S 107 04.40’ E 13887.3 997.0 14.2 127 67.1 13.7 13.4 126 324.4 13.5 094
11 == Brian Thompson
Bahrain Team Pindar 18/12/08
14:30 47 22.95’ S 103 59.59’ E 14046.2 1155.8 13.9 129 53.2 12.7 10.6 122 285.4 11.9 087
12 == Dee Caffari
Aviva 18/12/08
14:29 48 10.12’ S 93 34.20’ E 14468.3 1578.0 12.3 100 53.6 12.6 10.7 123 262.4 10.9 108
13 == Arnaud Boissières
Akena Vérandas 18/12/08
14:30 48 09.25’ S 92 59.03’ E 14491.9 1601.6 13.8 64 55.6 11.4 11.1 77 257.2 10.7 109
14 == Steve White
Toe in the Water 18/12/08
14:30 46 23.14’ S 80 20.35’ E 15014.2 2123.9 12.6 66 63.5 15.1 12.7 69 288.5 12.0 076
15 == Jonny Malbon
Artemis 18/12/08
14:00 45 57.13’ S 71 44.86’ E 15360.1 2469.8 14.3 91 63.8 13.2 12.8 89 298.3 12.4 089
Nº Skipper
Bateau Heure
Pointage (TU) Latitude Longitude Dist. à l'Arrivée
(Milles) Ecart / 1er
(Milles) Depuis 1h Entre 2 classements Sur 24 heures
Vitesse Cap Dist. parcourue
(Milles) Vitesse (Noeuds) VMG (Noeuds) Cap Dist. parcourue
(Milles) VMG (Noeuds) Cap
16 == Rich Wilson
Great American III 18/12/08
14:30 46 46.53’ S 68 56.21’ E 15466.2 2575.9 10.4 92 52.8 10.9 10.6 91 261.7 10.9 088
17 == Derek Hatfield
Algimouss Spirit of Canada 18/12/08
14:30 46 47.73’ S 62 14.78’ E 15729.8 2839.5 12.3 94 45.9 11.0 9.2 74 266.4 11.1 084
18 == Raphaël Dinelli
Fondation Océan Vital 18/12/08
14:30 48 30.10’ S 45 28.45’ E 16333.1 3442.8 10.8 69 47.9 9.8 9.6 105 226.6 9.4 125
19 == Norbert Sedlacek
Nauticsport-Kapsch 18/12/08
14:30 48 24.24’ S 43 28.57’ E 16408.7 3518.4 9.7 81 46.0 9.3 9.2 123 218.4 9.1 123
ABD Unai Basurko
Pakea Bizkaia Abandon : Le dimanche 07 décembre 2008 à 13:34 TU
ABD Dominique Wavre
Temenos II Abandon : Le samedi 13 décembre 2008 à 14:15 TU
ABD Alex Thomson
Hugo Boss Abandon : Le jeudi 13 novembre 2008 à 13:30 TU
ABD Jean-Baptiste Dejeanty
Maisonneuve Abandon : Le mardi 16 décembre 2008 à 07:15 TU
ABD Kito de Pavant
Groupe Bel Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 09:31 TU
ABD Marc Thiercelin
DCNS Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 10:00 TU
ABD Loïck Peyron
Gitana Eighty Abandon : Le lundi 15 décembre 2008 à 18:10 TU
ABD Bernard Stamm
Cheminées Poujoulat Abandon : Le lundi 15 décembre 2008 à 17:03 TU
ABD Jérémie Beyou
Delta Dore Abandon : Le mercredi 26 novembre 2008 à 01:08 TU
ABD Yannick Bestaven
Aquarelle.com Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 19:20 TU
ABD Mike Golding
Ecover Abandon : Le mardi 16 décembre 2008 à 07:47 TU
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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-
Jean-Marc - Caravanier aguerri

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- Pays : France
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France (fr)
Re: Vendée Globe
Sale coup !
peux tu traduire "Le bateau est à la cape, sous trois ris et trinquette"
merci
peux tu traduire "Le bateau est à la cape, sous trois ris et trinquette"
merci
Re: Vendée Globe
Bonsoir Jean-Marc !
A la cape : le bateau n'avance plus (ce qui est très difficile à faire avec un voilier) ;
La grand-voile à trois ris (elle est très réduite : un ris est une bande de toile non envoyée) ;
Trinquette : c'est une petite voile d'avant (elle doit être bordée à contre, si le bateau est à la cape).
Pffft, pas facile d'expliquer tout ça sans une maquette et un ventilateur !
A la cape : le bateau n'avance plus (ce qui est très difficile à faire avec un voilier) ;
La grand-voile à trois ris (elle est très réduite : un ris est une bande de toile non envoyée) ;
Trinquette : c'est une petite voile d'avant (elle doit être bordée à contre, si le bateau est à la cape).
Pffft, pas facile d'expliquer tout ça sans une maquette et un ventilateur !
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Jean-Marc - Caravanier aguerri

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Re: Vendée Globe
mouais, ce doit être pour ça que j'ai du mal à avancer sur le vendee globe virtuel ...
merci pour l'explication
merci pour l'explication
Re: Vendée Globe
Je te dessinerai tout ça, avec un petit gobelet de boisson aux petites plantes 
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Re: Vendée Globe

la trinquette (petite voile à l'avant, qui est sur un étai plus reculé que l'étai principal)
est bordé à contre (contre le vent),
et la grand-voile est réduite à 3 ris (elle est réduite au maximum) :
le bateau avance très peu et reste (relativement) stable.
Vers 10h française (TU+1) ce samedi matin, la frégate HMAS Arunta de la Marine Australienne est arrivée sur la zone où se trouve Generali. Joint lors d’un point presse qui s’est tenu ce matin à 10h30 au PC Course du Vendée Globe, Marc Guillemot aux côtés et en communication avec Yann depuis jeudi soir, relatait les faits.
Marc Guillemot : « Actuellement la Frégate est sur zone et un Zodiac avec 5 membres d'équipage a été mis à l'eau. Cela n'a pas été simple car il y a de la mer . Le semi-rigide tourne autour du bateau Generali. Ils sont à 10 mètres du bateau de Yann. Ca y est, deux personnes viennent de monter à bord. Il y a donc 2 personnes à bord et 3 autres qui sont restées dans le semi-rigide. Un médecin vient de monter sur Generali, la vedette continue de tourner autour du bateau. Vous devez imaginer la joie et le soulagement de Yann dans ce moment. C'est un grand moment.... C'est pas une nouveauté de constater que la marine australienne est un concentré de compétences. »
Erwan Steff : " C'est un gros soulagement de savoir la marine australienne à bord de Generali. je pense aussi à Sam Davies qui fait tout ce qu'elle peut pour arriver au plus vite près de son copain. Yann a prévenu son équipe qu'il parlera d'abord à sa famille dès qu'il sera en mesure de le faire. Nous avons suivi Yann cette nuit en l'appelant tous les 2 heures, il a pu dormir et s'alimenter un peu. Nous attendons la suite des opérations."
Jean-Yves Chauve, médecin de la course : "Grâce au fait qu'il a pu prendre des médicaments cette nuit, il a pu dormir. On a décidé de réduire le dosage pour qu'il soit plus opérationnel lors des sauvetages. Il commence à voir son calvaire se terminer. Les dernières 48h ont été très difficiles et je garderai longtemps en mémoire le premier appel de Yann en détresse qui a été très dur à entendre et à vivre car on ne pouvait répondre à la demande d'aide du skipper qui ne pouvait arriver à atteindre ses médicament. J'ai pu parler plusieurs fois avec le médecin australien, la solidarité médicale et des gens de mers a très bien fonctionné. La suite des opérations et l'examen direct va nous permettre se savoir si le premier diagnostic sur la fracture de Yann est la bonne. Yann va maintenant être très entouré et on va pouvoir s'occuper de sa jambe dès qu'il sera à bord de la frégate. Il y a tous les moyens à bord de cette Frégate et nous saurons dans quelques temps le type d'intervention médicale ou chirurgicale qui sera mise en oeuvre à bord".
Les conditions météo sur place sont relativement bonnes pour procéder au débarquement du navigateur : le mer est encore formée, mais le vent a molli autour de 15 nœuds. Comme nous l’avions indiqué ce matin, le skipper de Generali doit être débarqué sur une civière, puis transféré dans un semi-rigide avant d’être reçu à bord du bateau australien qui dispose d'un bloc opératoire où il recevra les soins médicaux adéquats.
Samantha Davies qui a été ralentie dans sa progression, ne devrait rejoindre la position de Yann que vers 14h00, alors que les secours seront déjà en cours. Mais pas question pour la navigatrice de reprendre sa route en course avant de s’être assurée que Yann a été évacué et se trouve entre de bonnes mains.
Après une journée du 20 décembre riche en émotions, le cours des choses redevient plus tranquille… Les premiers de la classe continuent leur partie de yoyo, Sam Davies (Roxy) s’est trouvé un nouveau compagnon de route en la personne de Marc Guillemot (Safran), la queue de flotte continue son bonhomme de chemin quand les éclopés de l’Indien voient se profiler le bout du tunnel. Mais la vigilance reste de mise.
Pause bienvenue sur la route Pacifique. La flotte continue de glisser à une allure correcte vers le sud de la Nouvelle-Zélande pour les six premiers, vers le méridien 147°E qui marque la fin de l’Indien pour les autres. Après des heures intenses, les esprits comme les corps ont besoin de retrouver des habitudes, de s’ancrer à nouveau dans une sorte de routine… Dans la journée, la tête de flotte atteindra la moitié du parcours : l’occasion pour chacun de mesurer ce qui a été accompli et ce qu’il reste à faire.
A l’avant, les quatre continuent de se tenir dans un mouchoir de poche à l’échelle de la planète : si Michel Desjoyeaux (Foncia) mène toujours la danse, c’est Jean Le Cam (VM Matériaux) qui s’est révélé le plus rapide sur les dernières vingt-quatre heures, reprenant près de 50 milles au leader de la course… Sur une route un peu plus sud que ses trois compagnons d’échappée, Jean a réussi à maintenir une cadence plus élevée démontrant toujours sa propension à choisir des trajectoires atypiques mais souvent diablement efficaces. Visiblement entre voisins de palier, ce n’est pas encore l’heure des étrennes et derrière le statu quo, chacun est prêt à lancer son coup de griffe si l’occasion se présente.
Tapis dans l’ombre
Plus à l’arrière, personne n’a encore abdiqué. D’Armel le Cléac’h (Brit Air) à Marc Guillemot (Safran) en passant par Vincent Riou (PRB) chacun attend l’opportunité de passer à l’attaque à la faveur d’un regroupement météo, voire de petits pépins techniques pour les premiers. Tous l’ont dit : il s’est créé une véritable fracture au sein de la flotte entre ceux qui ont embrayé dans le sillage du rythme imposé par Michel Desjoyeaux et ceux qui pensent que la route est encore longue et que le matériel a de la mémoire… Après le Cap Horn, il reste encore un tiers de la route à parcourir pour rallier les Sables d’Olonne et ils sont plusieurs à penser qu’un voilier en parfait état de marche peut faire la différence le long d’une remontée de l’Atlantique Sud qui, si elle se déroule aux allures de près, risque de solliciter encore sérieusement le matériel. Ceux-là ne sont pas encore sortis du bois mais ils sauront prendre leur chance si elle se présente.
Coup de vent à l'horizon
A l’arrière de la flotte, Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), Norbert Sedlacek (Nauticsport Kapsch) et dans une moindre mesure Derek Hatfield (Algimouss Spirit of Canada) ont aussi de bonnes raisons de se méfier. Une profonde dépression se creuse actuellement dans l’ouest de l’archipel des Kerguelen, générant des vents puissants de force 9 à 10 et une mer particulièrement difficile à négocier. Sa trajectoire estimée interdit la route du sud aux navigateurs de l’arrière-garde et les inciterait même à mettre un peu de nord dans leur trajectoire. Pour l’heure tout est calme, mais les promesses de l’Océan Indien n’engagent le plus souvent que ceux qui veulent bien y croire. Les éclopés de la flotte en savent quelque chose qui, contre mauvaise fortune, tentent de faire bonne figure. Dominique Wavre (Temenos 2) a fait la jonction avec Loïck Peyron (Gitana Eighty) : à deux, les revers de médaille sont parfois plus faciles à supporter. Mike Golding (Ecover) devrait être ravitaillé en gazole par le HMAS Arunta qui devient la providence des navigateurs du Vendée Globe. Quant à Yann Elies, il recouvre petit à petit des forces et du moral. Il devrait être opéré à Perth à son arrivée, mais une chose est sûre : le navigateur briochin est entre de bonnes mains.
PFB
1 == Michel Desjoyeaux
Foncia 21/12/08
09:30 52 18.92’ S 160 50.60’ E 11925.3 0.0 16.2 113 81.9 13.7 13.6 101 369.0 15.4 093
2 == Roland Jourdain
Veolia Environnement 21/12/08
09:30 51 50.78’ S 159 15.67’ E 11985.3 60.0 15.5 114 86.5 15.3 14.4 116 383.1 16.0 098
3 == Sébastien Josse
BT 21/12/08
09:30 51 12.34’ S 156 40.25’ E 12085.6 160.3 16.9 108 91.9 15.5 15.3 89 380.4 15.9 093
4 == Jean Le Cam
VM Matériaux 21/12/08
09:30 52 37.16’ S 155 42.03’ E 12111.6 186.3 16.3 120 81.9 14.6 13.6 118 375.7 15.7 092
5 == Armel Le Cléac´h
Brit Air 21/12/08
09:30 49 47.09’ S 149 35.36’ E 12367.1 441.8 12.7 69 51.5 12.5 8.6 58 297.6 12.4 079
6 == Vincent Riou
PRB 21/12/08
09:30 49 18.74’ S 149 16.48’ E 12386.1 460.8 12.1 73 66.9 14.0 11.2 68 318.6 13.3 077
7 == Jean-Pierre Dick
Paprec-Virbac 2 21/12/08
09:30 50 51.62’ S 134 47.33’ E 12890.2 964.9 11.9 115 65.9 10.8 10.8 112 245.0 10.2 125
8 == Samantha Davies
Roxy 21/12/08
09:30 47 59.75’ S 125 36.14’ E 13287.0 1361.6 9.3 129 56.6 9.7 9.4 131 229.9 9.6 119
9 == Marc Guillemot
Safran 21/12/08
09:29 47 00.40’ S 125 37.72’ E 13313.4 1388.1 12.0 101 55.6 10.2 9.3 94 160.4 6.7 119
10 == Brian Thompson
Bahrain Team Pindar 21/12/08
09:30 47 22.08’ S 120 59.62’ E 13469.9 1544.6 9.8 47 26.5 10.7 4.4 50 113.6 4.7 055
11 == Dee Caffari
Aviva 21/12/08
09:30 47 44.36’ S 112 40.75’ E 13765.5 1840.2 12.6 128 75.3 12.7 12.5 124 294.8 12.3 123
12 == Arnaud Boissières
Akena Vérandas 21/12/08
09:29 48 25.51’ S 110 36.00’ E 13826.1 1900.8 12.7 124 72.8 12.6 12.1 128 294.8 12.3 126
13 == Steve White
Toe in the Water 21/12/08
09:30 47 08.29’ S 97 08.08’ E 14400.6 2475.3 11.4 75 65.3 11.8 10.9 70 255.3 10.6 091
14 == Jonny Malbon
Artemis 21/12/08
09:30 47 57.96’ S 89 23.75’ E 14711.6 2786.3 11.1 73 65.8 12.0 11.0 69 261.4 10.9 105
15 == Rich Wilson
Great American III 21/12/08
09:00 46 55.74’ S 86 40.48’ E 14822.0 2896.7 13.8 59 70.1 12.5 11.7 79 251.1 10.5 076
Nº Skipper
Bateau Heure
Pointage (TU) Latitude Longitude Dist. à l'Arrivée
(Milles) Ecart / 1er
(Milles) Depuis 1h Entre 2 classements Sur 24 heures
Vitesse Cap Dist. parcourue
(Milles) Vitesse (Noeuds) VMG (Noeuds) Cap Dist. parcourue
(Milles) VMG (Noeuds) Cap
16 == Derek Hatfield
Algimouss Spirit of Canada 21/12/08
09:30 46 54.12’ S 80 47.34’ E 15065.7 3140.4 12.4 119 80.4 13.8 13.4 115 306.5 12.8 084
17 == Raphaël Dinelli
Fondation Océan Vital 21/12/08
09:30 47 17.26’ S 64 18.56’ E 15716.2 3790.9 10.7 82 57.3 10.5 9.5 82 237.3 9.9 086
18 == Norbert Sedlacek
Nauticsport-Kapsch 21/12/08
09:30 48 09.59’ S 60 44.03’ E 15840.7 3915.4 10.2 90 52.1 9.2 8.7 86 196.8 8.2 085
ABD Yannick Bestaven
Aquarelle.com Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 19:20 TU
ABD Jérémie Beyou
Delta Dore Abandon : Le mercredi 26 novembre 2008 à 01:08 TU
ABD Kito de Pavant
Groupe Bel Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 09:31 TU
ABD Jean-Baptiste Dejeanty
Maisonneuve Abandon : Le mardi 16 décembre 2008 à 07:15 TU
ABD Dominique Wavre
Temenos II Abandon : Le samedi 13 décembre 2008 à 14:15 TU
ABD Yann Eliès
Generali Abandon : Le samedi 20 décembre 2008 à 12:00 TU
ABD Loïck Peyron
Gitana Eighty Abandon : Le lundi 15 décembre 2008 à 18:10 TU
ABD Mike Golding
Ecover Abandon : Le mardi 16 décembre 2008 à 07:47 TU
ABD Unai Basurko
Pakea Bizkaia Abandon : Le dimanche 07 décembre 2008 à 13:34 TU
ABD Marc Thiercelin
DCNS Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 10:00 TU
ABD Bernard Stamm
Cheminées Poujoulat Abandon : Le lundi 15 décembre 2008 à 17:03 TU
ABD Alex Thomson
Hugo Boss Abandon : Le jeudi 13 novembre 2008 à 13:30 TU
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
Michel Desjoyeaux conforte chaque jour depuis l’avarie de safran de Jean-Pierre Dick, sa domination sur la flotte. Seul Roland Jourdain s’accroche encore dans son sillage, mais en une semaine, le vainqueur du Vendée Globe 2000 n’a fait qu’augmenter son capital avance. Petit point avant l’antéméridien prévu pour mardi au petit matin…
Depuis qu’il est reparti des Sables d’Olonne avec un déficit de 370 milles suite à ses problèmes de ballast et de circuit électrique, Michel Desjoyeaux (Foncia) frappe fort, et presque constamment. En tête de la flotte depuis le 16 décembre, le Fouesnantais a ainsi grappillé 70 milles sur son nouveau dauphin, Roland Jourdain (Veolia Environnement), en maintenant des vitesses plus élevées de 0,5 à un nœud supérieur. Mais si son « voisin de palier » en Bretagne arrive encore à tenir le tempo, les poursuivants ont eu plus de mal à s’adapter à ce rythme surtout quand le vent était fort et la mer dure ces jours précédents. Sébastien josse (BT) a perdu 150 milles en une semaine, Jean Le Cam (VM Matériaux) a concédé 180 milles en sept jours, Armel Le Cléac’h (Brit Air) près de 270 milles et Vincent Riou (PRB) 250 milles… Soit sur une semaine, un déficit de vitesse pour le vainqueur du Vendée Globe 2004, de 1,4 nœuds !
Question de vitesse
Michel Desjoyeaux détient d’ailleurs la meilleure distance parcourue sur l’eau en 24 heures avec 466,6 milles, soit 19,44 nœuds de moyenne, à 2 milles seulement du record absolu en solitaire sur un monocoque Imoca, détenu depuis 2003 par Alex Thomson (468,72 milles)… Mais les chiffres depuis le départ des Sables d’Olonne parlent d’eux-mêmes quand on analyse le nombre de meilleures journées de toute la flotte (en VMG sur le classement de 11h00) sur 43 jours de course :
-Michel Desjoyeaux : 8 (298,7 M ; 253,2 M ; 257,6 M ; 369,5 M ; 408,4 M ; 410,2 M ; 379,4 M ; 367,4 M) et cinq journées à plus de 400 milles
-Bernard Stamm : 7 (305,6 M ; 259,4 M ; 277,3 M ; 320,7 M ; 388,6 M ; 384,3 M ; 380,1 M) mais aucune journée à plus de 400 milles
-Jean-Baptiste Dejeanty : 6 (307,5 M ; 337,4 M ; 339,6 M ; 324,4 M ; 274,6 M ; 404,3 M) et une journée à plus de 400 milles
-Jean-Pierre Dick : 5 (316 M ; 394,4 M ; 435,6 M ; 432,4 M ; 410,3 M) et cinq journées à plus de 400 milles
-Marc Guillemot : 4 (164 M ; 286 M ; 310,7 M ; 405 M) et deux journées à plus de 400 milles
-Roland Jourdain : 3 (398,4 M ; 395,1 M ; 383,1 M) et trois journées à plus de 400 milles
-Jean Le Cam : 3 (316,4 M ; 364 M ; 439,5 M) et deux journées à plus de 400 milles
-Dominique Wavre : 2 (324,3 M ; 410,4 M) et deux journées à plus de 400 milles
-Mike Golding : 1 (421,2 M) et trois journées à plus de 400 milles
-Sébastien Josse : 1 (316,4 M) et deux journées à plus de 400 milles
-Loïck Peyron : 1 (319,7 M) mais aucune journée à plus de 400 milles
-Armel Le Cléac’h : 1 (317,1 M) mais aucune journée à plus de 400 milles
-Dee Caffari : 1 (286 M) mais aucune journée à plus de 400 milles
-Yann Eliès : une journée à plus de 400 milles…
Aucun autre concurrent n’a dépassé les 400 milles depuis les Sables d’Olonne, mais si les conditions météorologiques et surtout si l’état de la mer le permettent, il faut s’attendre à ce que la barre des vingt nœuds de moyenne sur 24 heures soit frôlée, sinon franchie… En attendant, ce lundi soir, Michel Desjoyeaux devrait passer l’antéméridien (180°) dans la nuit (heure française) et semble attendre encore avant d’empanner pour remonter vers la porte de Nouvelle-Zélande, tandis que ses poursuivants immédiats ont préféré se recaler vers le Nord plus précocement en raison d’une dépression orageuse annoncée pour mardi soir sur les antipodes… Avantage ces dernières heures pour le groupe Le Cléac’h-Riou-Dick qui profitent d’un fort flux portant et alignent des vitesses supérieures à 18 nœuds !
DBo.
Depuis qu’il est reparti des Sables d’Olonne avec un déficit de 370 milles suite à ses problèmes de ballast et de circuit électrique, Michel Desjoyeaux (Foncia) frappe fort, et presque constamment. En tête de la flotte depuis le 16 décembre, le Fouesnantais a ainsi grappillé 70 milles sur son nouveau dauphin, Roland Jourdain (Veolia Environnement), en maintenant des vitesses plus élevées de 0,5 à un nœud supérieur. Mais si son « voisin de palier » en Bretagne arrive encore à tenir le tempo, les poursuivants ont eu plus de mal à s’adapter à ce rythme surtout quand le vent était fort et la mer dure ces jours précédents. Sébastien josse (BT) a perdu 150 milles en une semaine, Jean Le Cam (VM Matériaux) a concédé 180 milles en sept jours, Armel Le Cléac’h (Brit Air) près de 270 milles et Vincent Riou (PRB) 250 milles… Soit sur une semaine, un déficit de vitesse pour le vainqueur du Vendée Globe 2004, de 1,4 nœuds !
Question de vitesse
Michel Desjoyeaux détient d’ailleurs la meilleure distance parcourue sur l’eau en 24 heures avec 466,6 milles, soit 19,44 nœuds de moyenne, à 2 milles seulement du record absolu en solitaire sur un monocoque Imoca, détenu depuis 2003 par Alex Thomson (468,72 milles)… Mais les chiffres depuis le départ des Sables d’Olonne parlent d’eux-mêmes quand on analyse le nombre de meilleures journées de toute la flotte (en VMG sur le classement de 11h00) sur 43 jours de course :
-Michel Desjoyeaux : 8 (298,7 M ; 253,2 M ; 257,6 M ; 369,5 M ; 408,4 M ; 410,2 M ; 379,4 M ; 367,4 M) et cinq journées à plus de 400 milles
-Bernard Stamm : 7 (305,6 M ; 259,4 M ; 277,3 M ; 320,7 M ; 388,6 M ; 384,3 M ; 380,1 M) mais aucune journée à plus de 400 milles
-Jean-Baptiste Dejeanty : 6 (307,5 M ; 337,4 M ; 339,6 M ; 324,4 M ; 274,6 M ; 404,3 M) et une journée à plus de 400 milles
-Jean-Pierre Dick : 5 (316 M ; 394,4 M ; 435,6 M ; 432,4 M ; 410,3 M) et cinq journées à plus de 400 milles
-Marc Guillemot : 4 (164 M ; 286 M ; 310,7 M ; 405 M) et deux journées à plus de 400 milles
-Roland Jourdain : 3 (398,4 M ; 395,1 M ; 383,1 M) et trois journées à plus de 400 milles
-Jean Le Cam : 3 (316,4 M ; 364 M ; 439,5 M) et deux journées à plus de 400 milles
-Dominique Wavre : 2 (324,3 M ; 410,4 M) et deux journées à plus de 400 milles
-Mike Golding : 1 (421,2 M) et trois journées à plus de 400 milles
-Sébastien Josse : 1 (316,4 M) et deux journées à plus de 400 milles
-Loïck Peyron : 1 (319,7 M) mais aucune journée à plus de 400 milles
-Armel Le Cléac’h : 1 (317,1 M) mais aucune journée à plus de 400 milles
-Dee Caffari : 1 (286 M) mais aucune journée à plus de 400 milles
-Yann Eliès : une journée à plus de 400 milles…
Aucun autre concurrent n’a dépassé les 400 milles depuis les Sables d’Olonne, mais si les conditions météorologiques et surtout si l’état de la mer le permettent, il faut s’attendre à ce que la barre des vingt nœuds de moyenne sur 24 heures soit frôlée, sinon franchie… En attendant, ce lundi soir, Michel Desjoyeaux devrait passer l’antéméridien (180°) dans la nuit (heure française) et semble attendre encore avant d’empanner pour remonter vers la porte de Nouvelle-Zélande, tandis que ses poursuivants immédiats ont préféré se recaler vers le Nord plus précocement en raison d’une dépression orageuse annoncée pour mardi soir sur les antipodes… Avantage ces dernières heures pour le groupe Le Cléac’h-Riou-Dick qui profitent d’un fort flux portant et alignent des vitesses supérieures à 18 nœuds !
DBo.
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Re: Vendée Globe
S'il est évidemment trop tôt pour tirer un bilan complet de cette édition, il était intéressant de donner la parole aux architectes. Leurs constats diffèrent peu et, côté avaries, dessinent une édition qui ne diffère pas des précédentes. Et ce malgré un rythme de course et un niveau de concurrence que tous relèvent.
« De cette première moitié de Vendée Globe, je tire plusieurs enseignements : les bateaux vont plus vite, la compétition pour les premières places concerne plus de bateaux et dure plus longtemps. Cela induit un rythme plus élevé. Dans ces conditions, c'est vraiment la place où chacun des skippers met le curseur qui fait la différence, selon ses états d'âme, sa façon de gérer la course car les bateaux ne sont pas poussés à 100 % de leur potentiel. Je ne suis ni surpris, ni inquiet car je m'attendais à de nombreux abandons. Je relève que cela vient des mâts en premier lieu ainsi que des quilles et des safrans ce qui n'a rien d'inhabituel. Pour le moment, on est dans les « normes » de cette course, mais on se situe seulement à la moitié du parcours donc si cela se poursuivait au même rythme, cela deviendrait inquiétant. Par contre de cette première moitié de course, on peut relever qu'il n'y a pas eu de problème de stabilité. Là non plus il faut se garder de tirer des conclusions hâtives car vu la vitesse des premiers, on ne peut jurer de rien. Mais pour le moment ce n'est ni la stabilité, ni l'intégrité des bateaux qui sont en cause, mais ce qui « dépasse », ce qui a toujours été géométriquement le plus fragile parce que c'est aussi sur ces pièces que l'on cherche à atteindre au maximum la limite entre la performance et la solidité. Les mâts ont toujours cassé sur les voiliers et plus particulièrement sur les jauges Open, où chaque kilo gagné dans les hauteurs est un vrai plus en terme de performance mais c'est parfois au prix de la casse. En ce qui concerne les bateaux que nous avons dessiné je suis content de leur performance intrinsèque. Ils ont montré que l'on pouvait être en tête avec… »
Pascal Conq (Cabinet Finot-Conq) : Brit Air, Hugo Boss, AKENA Vérandas, DCNS, Roxy, Toe in the Water, Generali, Aquarelle.com
« Nous sommes très fiers de voir un bon nombre de nos bateaux dans le Top 5 ou le Top 10. Parallèlement, nous avons été dévastés par l'abandon de certains de nos bateaux. Bien sûr, chez Farr Yacht Design, nous espérons que l'un de nos bateaux remporte ce Vendée Globe. Mais c'est difficile de se projeter si loin alors que les marins ont encore tant de travail difficile à accomplir. La seconde génération de 60' a bénéficié d'une meilleure connaissance sur la façon dont sont menés les bateaux. Cela a permis d'explorer des pistes pour gagner en puissance avec pour les marins, l'objectif premier de trouver le bon équilibre et de tirer le meilleur du bateau. Bien que ce ne soit pas particulièrement surprenant, les abandons successifs sont un cruel rappel du niveau de difficulté de cette course. Lors de nos premières estimations, on imaginait que seule une moitié de la flotte environ parviendrait à terminer la course : tout le monde était donc déjà préparé à ce scénario. Mais c'est quand même dur de le voir se réaliser. Chacun des abandons survenus à ce jour semble avoir une explication. À l’issue de la course, peut-être que l'analyse de ces événements permettra d'en définir plus précisément les raisons. Je suis persuadé que la fatigue générale au sein des navigateurs aura au moins joué un rôle dans certains des abandons… »
Patrick Shaughnessy, président de Farr Yacht Design : BT, Delta Dore, Foncia, Gitana Eighty, Paprec Virbac 2, PRB et Cheminées Poujoulat
« Le premier enseignement que je tire, c'est que le rythme est très élevé, plus que d'habitude car il y a davantage de pression en tête. A priori les statistiques d'avaries sont dans la norme. Un peu plus importante qu'en 2004 mais cela paraît normal si on se souvient que cette édition était partie au portant et non avec un coup de vent dans le golfe de Gascogne. En outre la compétition dans le Sud n'avait pas été aussi intense. La hiérarchie est conforme à ce que l'on attendait. La hiérarchie est respectée et ce sont les vieux de la vieille qui sont devant à part Sébastien, mais il faisait partie des favoris. L'origine des avaries n'a rien de surprenant. Les mâts tomberont toujours car c'est la pièce qui a le plus d'incidences sur la performance. Un mât trop lourd tue un bateau côté performance, un mât trop léger casse. Son intégrité dépend aussi de son maniement, de son réglage par rapport à la plateforme et aux conditions de vent. On constate qu'il n'y a pas eu une seule cause de démâtage : parfois l'origine est mécanique, d'autres fois ce sont les calculs ou le surmenage du gréement. Le seul point commun, c'est que c'est le point faible des bateaux ! Autre enseignement : les extrêmes ne payent pas. C'est une bonne nouvelle pour la longévité de la flotte car les bateaux en tête sont dans la lignée de ceux de 2004. On sait que des bateaux plus larges, plus puissants peuvent aller plus vite mais cela se heurte à des problèmes de poids et de solidité. Ce sont manifestement les petites évolutions qui payent en solitaire. Quand à « mes » bateaux, on les avait peut-être enterrés trop tôt. Dommage que je n'ai pas pu en dessiner de nouveaux pour cette course mais manifestement des bateaux légers (VM Matériaux reste le plus léger de la flotte), cela paye en solitaire… » Marc Lombard : Veolia Environnement, VM Matériaux
« Les avaries sont rarement liées, elles ont chacune leur propre cause. Si un mât casse, cela peut provenir du gréement, du tube lui-même ou de la conception. Quand on dit qu'une quille casse, le terme est également trop général car peut être en cause - comme pour Dominique Wavre - une installation en tête de la quille et en d'autres occasions, ce peut être la quille elle-même ou les vérins. Je ne suis pas étonné par le nombre d'avaries et d'abandons. Historiquement, cela a toujours concerné environ 50% de la flotte. Si on conserve ce pourcentage en référence, on peut très bien observer encore quatre à six problèmes. Un tour du monde, juste pour le terminer, réclame beaucoup à l'homme et à la machine, alors quand en plus vous ajoutez une régate à un rythme très élevé, surtout en tête de la flotte, et le tout sur des bateaux menés en solitaire, vous avez tout simplement le Vendée Globe ! »
Merf Owen, Owen Clarke Design Group : Algimouss Spirit of Canada, Aviva, Ecover 3, Temenos II
« Les IMOCA 60 pieds de la nouvelle génération ont besoin de beaucoup de temps pour être optimisés et pour atteindre tout leur potentiel par rapport aux générations précédentes. L'accumulation des milles sur l'eau est donc cruciale. En même temps, il faut trouver un équilibre entre la fiabilité et les économies de poids. Avec un tiers de la flotte qui a abandonné alors que la tête de course n'en est qu'à la moitié du tour du monde, on voit non seulement combien est importante la fiabilité mais surtout la qualité et la façon de gérer leur course des marins. »
Simon Rogers, Rogers Yacht Design Ltd : Artemis
« C'est une course géniale à suivre. Plus elle avance, plus elle gagne en côté aventure sans cesser pour autant d'être une superbe compétition. C'est ce qui fait son charme. Je suis juste un peu déçu des mâts qui « descendent » si l'on considère le travail engagé pour que cela ne se produise pas. On peut regretter que les études architecturales soient le plus souvent séparées entre le mât et le reste. Il faudrait peut-être intégrer les calculs effectués pour le mât à l'ensemble afin de gagner en homogénéité. Les mâts cassent en premier car c'est dans les gréements que le facteur sécurité est le plus faible et que les skippers sont prêts à prendre le plus de risque pour la performance. C'est un peu comme une longue descente en ski dans la poudreuse, il faut sans arrêt juger de la limite du risque, mais c'est sûr qu'il y a moyen de casser des skis. Sauf que là, c'est une descente qui a lieu tous les quatre ans et que la casse des skis coûte plus chère ! Mais il faut aussi constater que ces casses n'empêchent pas pour le moment, les skippers de ramener leur bateau dans un port par leur propre moyen. Cela me semble fondamental. »
Guillaume Verdier (VPLP-Verdier) : Safran, Groupe Bel
« De cette première moitié de Vendée Globe, je tire plusieurs enseignements : les bateaux vont plus vite, la compétition pour les premières places concerne plus de bateaux et dure plus longtemps. Cela induit un rythme plus élevé. Dans ces conditions, c'est vraiment la place où chacun des skippers met le curseur qui fait la différence, selon ses états d'âme, sa façon de gérer la course car les bateaux ne sont pas poussés à 100 % de leur potentiel. Je ne suis ni surpris, ni inquiet car je m'attendais à de nombreux abandons. Je relève que cela vient des mâts en premier lieu ainsi que des quilles et des safrans ce qui n'a rien d'inhabituel. Pour le moment, on est dans les « normes » de cette course, mais on se situe seulement à la moitié du parcours donc si cela se poursuivait au même rythme, cela deviendrait inquiétant. Par contre de cette première moitié de course, on peut relever qu'il n'y a pas eu de problème de stabilité. Là non plus il faut se garder de tirer des conclusions hâtives car vu la vitesse des premiers, on ne peut jurer de rien. Mais pour le moment ce n'est ni la stabilité, ni l'intégrité des bateaux qui sont en cause, mais ce qui « dépasse », ce qui a toujours été géométriquement le plus fragile parce que c'est aussi sur ces pièces que l'on cherche à atteindre au maximum la limite entre la performance et la solidité. Les mâts ont toujours cassé sur les voiliers et plus particulièrement sur les jauges Open, où chaque kilo gagné dans les hauteurs est un vrai plus en terme de performance mais c'est parfois au prix de la casse. En ce qui concerne les bateaux que nous avons dessiné je suis content de leur performance intrinsèque. Ils ont montré que l'on pouvait être en tête avec… »
Pascal Conq (Cabinet Finot-Conq) : Brit Air, Hugo Boss, AKENA Vérandas, DCNS, Roxy, Toe in the Water, Generali, Aquarelle.com
« Nous sommes très fiers de voir un bon nombre de nos bateaux dans le Top 5 ou le Top 10. Parallèlement, nous avons été dévastés par l'abandon de certains de nos bateaux. Bien sûr, chez Farr Yacht Design, nous espérons que l'un de nos bateaux remporte ce Vendée Globe. Mais c'est difficile de se projeter si loin alors que les marins ont encore tant de travail difficile à accomplir. La seconde génération de 60' a bénéficié d'une meilleure connaissance sur la façon dont sont menés les bateaux. Cela a permis d'explorer des pistes pour gagner en puissance avec pour les marins, l'objectif premier de trouver le bon équilibre et de tirer le meilleur du bateau. Bien que ce ne soit pas particulièrement surprenant, les abandons successifs sont un cruel rappel du niveau de difficulté de cette course. Lors de nos premières estimations, on imaginait que seule une moitié de la flotte environ parviendrait à terminer la course : tout le monde était donc déjà préparé à ce scénario. Mais c'est quand même dur de le voir se réaliser. Chacun des abandons survenus à ce jour semble avoir une explication. À l’issue de la course, peut-être que l'analyse de ces événements permettra d'en définir plus précisément les raisons. Je suis persuadé que la fatigue générale au sein des navigateurs aura au moins joué un rôle dans certains des abandons… »
Patrick Shaughnessy, président de Farr Yacht Design : BT, Delta Dore, Foncia, Gitana Eighty, Paprec Virbac 2, PRB et Cheminées Poujoulat
« Le premier enseignement que je tire, c'est que le rythme est très élevé, plus que d'habitude car il y a davantage de pression en tête. A priori les statistiques d'avaries sont dans la norme. Un peu plus importante qu'en 2004 mais cela paraît normal si on se souvient que cette édition était partie au portant et non avec un coup de vent dans le golfe de Gascogne. En outre la compétition dans le Sud n'avait pas été aussi intense. La hiérarchie est conforme à ce que l'on attendait. La hiérarchie est respectée et ce sont les vieux de la vieille qui sont devant à part Sébastien, mais il faisait partie des favoris. L'origine des avaries n'a rien de surprenant. Les mâts tomberont toujours car c'est la pièce qui a le plus d'incidences sur la performance. Un mât trop lourd tue un bateau côté performance, un mât trop léger casse. Son intégrité dépend aussi de son maniement, de son réglage par rapport à la plateforme et aux conditions de vent. On constate qu'il n'y a pas eu une seule cause de démâtage : parfois l'origine est mécanique, d'autres fois ce sont les calculs ou le surmenage du gréement. Le seul point commun, c'est que c'est le point faible des bateaux ! Autre enseignement : les extrêmes ne payent pas. C'est une bonne nouvelle pour la longévité de la flotte car les bateaux en tête sont dans la lignée de ceux de 2004. On sait que des bateaux plus larges, plus puissants peuvent aller plus vite mais cela se heurte à des problèmes de poids et de solidité. Ce sont manifestement les petites évolutions qui payent en solitaire. Quand à « mes » bateaux, on les avait peut-être enterrés trop tôt. Dommage que je n'ai pas pu en dessiner de nouveaux pour cette course mais manifestement des bateaux légers (VM Matériaux reste le plus léger de la flotte), cela paye en solitaire… » Marc Lombard : Veolia Environnement, VM Matériaux
« Les avaries sont rarement liées, elles ont chacune leur propre cause. Si un mât casse, cela peut provenir du gréement, du tube lui-même ou de la conception. Quand on dit qu'une quille casse, le terme est également trop général car peut être en cause - comme pour Dominique Wavre - une installation en tête de la quille et en d'autres occasions, ce peut être la quille elle-même ou les vérins. Je ne suis pas étonné par le nombre d'avaries et d'abandons. Historiquement, cela a toujours concerné environ 50% de la flotte. Si on conserve ce pourcentage en référence, on peut très bien observer encore quatre à six problèmes. Un tour du monde, juste pour le terminer, réclame beaucoup à l'homme et à la machine, alors quand en plus vous ajoutez une régate à un rythme très élevé, surtout en tête de la flotte, et le tout sur des bateaux menés en solitaire, vous avez tout simplement le Vendée Globe ! »
Merf Owen, Owen Clarke Design Group : Algimouss Spirit of Canada, Aviva, Ecover 3, Temenos II
« Les IMOCA 60 pieds de la nouvelle génération ont besoin de beaucoup de temps pour être optimisés et pour atteindre tout leur potentiel par rapport aux générations précédentes. L'accumulation des milles sur l'eau est donc cruciale. En même temps, il faut trouver un équilibre entre la fiabilité et les économies de poids. Avec un tiers de la flotte qui a abandonné alors que la tête de course n'en est qu'à la moitié du tour du monde, on voit non seulement combien est importante la fiabilité mais surtout la qualité et la façon de gérer leur course des marins. »
Simon Rogers, Rogers Yacht Design Ltd : Artemis
« C'est une course géniale à suivre. Plus elle avance, plus elle gagne en côté aventure sans cesser pour autant d'être une superbe compétition. C'est ce qui fait son charme. Je suis juste un peu déçu des mâts qui « descendent » si l'on considère le travail engagé pour que cela ne se produise pas. On peut regretter que les études architecturales soient le plus souvent séparées entre le mât et le reste. Il faudrait peut-être intégrer les calculs effectués pour le mât à l'ensemble afin de gagner en homogénéité. Les mâts cassent en premier car c'est dans les gréements que le facteur sécurité est le plus faible et que les skippers sont prêts à prendre le plus de risque pour la performance. C'est un peu comme une longue descente en ski dans la poudreuse, il faut sans arrêt juger de la limite du risque, mais c'est sûr qu'il y a moyen de casser des skis. Sauf que là, c'est une descente qui a lieu tous les quatre ans et que la casse des skis coûte plus chère ! Mais il faut aussi constater que ces casses n'empêchent pas pour le moment, les skippers de ramener leur bateau dans un port par leur propre moyen. Cela me semble fondamental. »
Guillaume Verdier (VPLP-Verdier) : Safran, Groupe Bel
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Re: Vendée Globe
Au passage de la porte néo-zélandaise, Michel Desjoyeaux, en tête depuis neuf jours, est plus que jamais sous la menace du retour de Roland Jourdain. Les premiers font face à une mer croisée lorsque les derniers subissent une tempête au milieu de l’Océan Indien. La météo du grand sud ne connaît pas la trêve des confiseurs…
Noël est une fête que l’on passe en famille. Pour les vingt solitaires en mer (18 en course et 2 abandons), loin des leurs à l’autre bout du monde, c’est une journée un peu particulière, chargée en émotion. Comme partout sur terre, les cadeaux sont déballés et révèlent parfois leur lot de surprises. Pour égayer la vie du marin solitaire, la plupart ont reçu des livres et des DVD, ou plus décalés, des charentaises pour Vincent Riou (PRB), des scoubidous pour Armel Le Cléac’h (Brit Air) ou encore une petite poupée d’homme nu pour Samantha Davies (Roxy) ! Le repas aussi se doit d’être différent des autres. Foie gras de canard pour la plupart ou un plus original foie de lotte pour Roland Jourdain (Veolia Environnement). Mais aucun risque d’excès gastronomique à bord. L’actualité de la course – et surtout la météo – se rappelle à eux à chaque seconde qui passe.
Resserrement en tête
Les portes des glaces font l’unanimité au sein de la flotte puisqu’elles leur évitent de jouer à la roulette russe avec les icebergs. L’égalité des chances est respectée dès lors que le parcours reste le même pour tout le monde. Mais cette nouvelle porte (dite néo-zélandaise) risque de faire grincer des dents Michel Desjoyeaux (Foncia). En tête depuis 9 jours, Mich’ Desj’ paye son décalage au sud par rapport à son adversaire direct, Roland Jourdain. Le leader remonte actuellement vers le nord-est au près serré pour franchir cette marque virtuelle de parcours. Sa vitesse s’en ressent. Au dernier pointage (16h), il n’avançait plus qu’à 6,5 nœuds contre 16,5 nœuds pour Roland Jourdain, revenu à 27 milles du leader. A ce rythme, Jourdain pourrait retrouver ce soir la première place qu’il avait occupé le temps d’un classement deux jours après le départ. Dans le Pacifique ouest, le suspense est relancé entre les deux leaders. Derrière, les poursuivants en profitent aussi. Vincent Riou, désormais 5e à 363 milles, a repris plus de 170 milles en trois jours sur le premier.
Réparations en tous genres
Pas la peine d’offrir pour Noël une boîte à outils aux marins du Vendée Globe. Ils en ont déjà tous une, bien fournie, et plus souvent ouverte qu’ils ne le souhaiteraient. Marc Guillemot (Safran), désormais 9e suite à son assistance morale auprès de Yann Eliès, a confirmé aujourd’hui qu’il mettait le cap vers l’île d’Auckland, au sud de la Nouvelle-Zélande pour réparer son rail de mât. Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), actuellement 17e, a passé ses quinze premiers jours de course à bricoler pour finir la préparation de son bateau. Mais la caisse à outils est restée ouverte. Couché la nuit dernière dans des vents de plus de 60 nœuds (force 11), son bateau a encore subi quelques dégâts, dont les lazy jacks qui retiennent la grand-voile lorsqu’elle est affalée. Même dégât pour le 10e Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) qui, après avoir réparé son ballast avant, a dû monter dans son mât. Steve White (Toe in the Water), 13e, déplore pour sa part la casse du vît-de-mulet (pièce reliant la bôme et le mât). Quant à Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), rétrogradé de la 1ère à la 7e place en se détournant dans des eaux moins agitées pour réparer son safran endommagé par un OFNI, il entreprend désormais son deuxième niveau de réparation dudit safran tribord.
Fremantle, escale d’infortune
Après Yann Eliès (Generali) arrivé lundi matin à Fremantle pour être opéré du fémur, Mike Golding (Ecover, démâtage le 16 décembre) a rejoint le port australien ce matin sous gréement de fortune. Deux autres navigateurs sont attendus au même endroit. Dominique Wavre (Temenos, tête de quille cassée) espère toucher terre dans la soirée du 27 décembre. Il n’était plus ce matin qu’à 500 milles des côtes. 350 milles plus loin, Loïck Peyron (Gitana Eighty, démâtage le 10 décembre) devra patienter quelques jours de plus avant de retrouver à son tour la civilisation. Quant au Basque Unaï Basurko (Pakea Bizkaia), qui avait fait demi-tour au large de l’Afrique du Sud le 7 décembre pour une avarie de safran, il poursuit sa remontée de l’Atlantique et se trouve actuellement au large de la Mauritanie.
L.L.B.
Noël est une fête que l’on passe en famille. Pour les vingt solitaires en mer (18 en course et 2 abandons), loin des leurs à l’autre bout du monde, c’est une journée un peu particulière, chargée en émotion. Comme partout sur terre, les cadeaux sont déballés et révèlent parfois leur lot de surprises. Pour égayer la vie du marin solitaire, la plupart ont reçu des livres et des DVD, ou plus décalés, des charentaises pour Vincent Riou (PRB), des scoubidous pour Armel Le Cléac’h (Brit Air) ou encore une petite poupée d’homme nu pour Samantha Davies (Roxy) ! Le repas aussi se doit d’être différent des autres. Foie gras de canard pour la plupart ou un plus original foie de lotte pour Roland Jourdain (Veolia Environnement). Mais aucun risque d’excès gastronomique à bord. L’actualité de la course – et surtout la météo – se rappelle à eux à chaque seconde qui passe.
Resserrement en tête
Les portes des glaces font l’unanimité au sein de la flotte puisqu’elles leur évitent de jouer à la roulette russe avec les icebergs. L’égalité des chances est respectée dès lors que le parcours reste le même pour tout le monde. Mais cette nouvelle porte (dite néo-zélandaise) risque de faire grincer des dents Michel Desjoyeaux (Foncia). En tête depuis 9 jours, Mich’ Desj’ paye son décalage au sud par rapport à son adversaire direct, Roland Jourdain. Le leader remonte actuellement vers le nord-est au près serré pour franchir cette marque virtuelle de parcours. Sa vitesse s’en ressent. Au dernier pointage (16h), il n’avançait plus qu’à 6,5 nœuds contre 16,5 nœuds pour Roland Jourdain, revenu à 27 milles du leader. A ce rythme, Jourdain pourrait retrouver ce soir la première place qu’il avait occupé le temps d’un classement deux jours après le départ. Dans le Pacifique ouest, le suspense est relancé entre les deux leaders. Derrière, les poursuivants en profitent aussi. Vincent Riou, désormais 5e à 363 milles, a repris plus de 170 milles en trois jours sur le premier.
Réparations en tous genres
Pas la peine d’offrir pour Noël une boîte à outils aux marins du Vendée Globe. Ils en ont déjà tous une, bien fournie, et plus souvent ouverte qu’ils ne le souhaiteraient. Marc Guillemot (Safran), désormais 9e suite à son assistance morale auprès de Yann Eliès, a confirmé aujourd’hui qu’il mettait le cap vers l’île d’Auckland, au sud de la Nouvelle-Zélande pour réparer son rail de mât. Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), actuellement 17e, a passé ses quinze premiers jours de course à bricoler pour finir la préparation de son bateau. Mais la caisse à outils est restée ouverte. Couché la nuit dernière dans des vents de plus de 60 nœuds (force 11), son bateau a encore subi quelques dégâts, dont les lazy jacks qui retiennent la grand-voile lorsqu’elle est affalée. Même dégât pour le 10e Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) qui, après avoir réparé son ballast avant, a dû monter dans son mât. Steve White (Toe in the Water), 13e, déplore pour sa part la casse du vît-de-mulet (pièce reliant la bôme et le mât). Quant à Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), rétrogradé de la 1ère à la 7e place en se détournant dans des eaux moins agitées pour réparer son safran endommagé par un OFNI, il entreprend désormais son deuxième niveau de réparation dudit safran tribord.
Fremantle, escale d’infortune
Après Yann Eliès (Generali) arrivé lundi matin à Fremantle pour être opéré du fémur, Mike Golding (Ecover, démâtage le 16 décembre) a rejoint le port australien ce matin sous gréement de fortune. Deux autres navigateurs sont attendus au même endroit. Dominique Wavre (Temenos, tête de quille cassée) espère toucher terre dans la soirée du 27 décembre. Il n’était plus ce matin qu’à 500 milles des côtes. 350 milles plus loin, Loïck Peyron (Gitana Eighty, démâtage le 10 décembre) devra patienter quelques jours de plus avant de retrouver à son tour la civilisation. Quant au Basque Unaï Basurko (Pakea Bizkaia), qui avait fait demi-tour au large de l’Afrique du Sud le 7 décembre pour une avarie de safran, il poursuit sa remontée de l’Atlantique et se trouve actuellement au large de la Mauritanie.
L.L.B.
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Re: Vendée Globe
Pendant que Michel Desjoyeaux semble vouloir faire le break, la flotte est toujours secouée par une série de dépressions dans le Grand Sud. Au point que Derek Hatfield s’est fait blackbouler ce dimanche matin, couché sur l’eau. Deux barres de flèche bâbord sont cassées et le Canadien pense faire escale à Hobart (Tasmanie)…
Le message est bref ce dimanche matin : quarante nœuds de vent de Sud-Ouest, bateau couché, deux barres de flèche brisées, skipper OK… Derek Hatfield (Algimouss-Spirit of Canada) fait route à petite vitesse (7 nœuds) vers la pointe de la Tasmanie, distante d’environ 1 000 milles. Le solitaire devrait fournir plus d’explications lors de la vacation radio de midi sur les circonstances de son avarie et sur ses décisions à venir. Du côté d’Auckland Island, Marc Guillemot (Safran) en a fini avec sa réparation du rail de grand voile : après quelques péripéties et un peu plus de temps que prévu, le Trinitain a repris sa route avec un bateau désormais capable de naviguer à son potentiel maximum. Le monocoque n’avait plus que 150 milles d’avance sur le trio Dee Caffari (Aviva), Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) et Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) qui navigue quasiment à vue, mais Marc Guillemot était l’un des plus rapides de la flotte après son départ de la baie de Port Ross.
L’avant dernière porte
Pour Sébasien Josse (BT), la situation évolue peu car le bateau est encore malmené par une mer dure et des vents soutenus : le solitaire persévère sur sa route Nord pour atteindre le plus tôt possible le 40° Sud où les hautes pressions pourraient enfin lui permettre de faire un check-up complet de son système de safran. De sa capacité à résoudre ce problème d’alignement en mer dépend sa décision de reprendre la course ou de retourner sur la Nouvelle-Zélande : il faudra encore patienter quelques heures voire jusqu’à demain lundi matin.
Si le vent et la mer sont encore musclés au milieu du Pacifique par 45° Sud, la situation se régule lentement avec la dépression au Sud qui se comble désormais lentement. Mais des fronts sont encore annoncés sur la route alors que Michel Desjoyeaux (Foncia) toujours en tête depuis treize jours, n’est plus qu’à quelques milles de la porte Ouest Pacifique. L’écart d’une cinquantaine de milles par rapport à Roland Jourdain (Veolia Environnement) est stable depuis plusieurs jours mais cette fois, le leader a réussi à se caler plus au Nord que son camarade, ce qui devrait lui permettre de faire cap direct plus tôt vers l’ultime porte du Pacifique qui a été remontée de plus de 300 milles à cause des glaces dérivantes. C’est la raison pour laquelle le parcours s’est allongé de près de 450 milles (à cause de la courbure de la Terre) : ce n’est que ce dimanche qu’il ne restera plus que 10 000 milles à parcourir pour rallier Les Sables d’Olonne…
Précisions sur la situation
Côté météo, Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) vont enfin pouvoir souffler un peu : la dépression qui les secoue encore ce dimanche matin continue sa route sous l’Australie en laissant derrière elle une zone de transition importante. Les deux solitaires vont ainsi passer la longitude du cap Leeuwin en début de semaine dans des conditions beaucoup plus maniables avec du vent de secteur Ouest d’une quinzaine de nœuds en bordure d’anticyclone. Pour le triumvirat anglo-saxon, les vents sont encore très soutenus à plus de quarante nœuds, comme l’indiquait Derek Hatfield ce matin : cette dépression va passer ce midi en offrant une brise de secteur Ouest 20-25 nœuds, puis une nouvelle perturbation leur passera dessus en début de semaine avant une pause bienvenue…
Sous la Nouvelle-Zélande, une succession de fronts chauds venus d’Australie perturbe le régime général d’Ouest et le quatuor Boissières-Thompson-Caffari-Guillemot doit parfois composer avec des vents de secteur Nord, voire Nord-Est… Mais en devant remonter pour aller chercher la porte néo-zélandaise, ces skippers devraient retrouver un flux plus régulier de Sud-Ouest pour quelques jours. Samantha Davies (Roxy) fait une bonne opération ce dimanche et continue de rattraper Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) empêtré dans des vents instables et modérés. Enfin, pour le « club des cinq » devant, c’est toujours le même régime musclé ! Du vent d’Ouest à Sud-Ouest 25-30 nœuds minimum, qui doit tourner progressivement en début de semaine au secteur Ouest-Nord Ouest 25-30 nœuds… Mais la mer va commencer à mieux s’organiser. DBo.
Le message est bref ce dimanche matin : quarante nœuds de vent de Sud-Ouest, bateau couché, deux barres de flèche brisées, skipper OK… Derek Hatfield (Algimouss-Spirit of Canada) fait route à petite vitesse (7 nœuds) vers la pointe de la Tasmanie, distante d’environ 1 000 milles. Le solitaire devrait fournir plus d’explications lors de la vacation radio de midi sur les circonstances de son avarie et sur ses décisions à venir. Du côté d’Auckland Island, Marc Guillemot (Safran) en a fini avec sa réparation du rail de grand voile : après quelques péripéties et un peu plus de temps que prévu, le Trinitain a repris sa route avec un bateau désormais capable de naviguer à son potentiel maximum. Le monocoque n’avait plus que 150 milles d’avance sur le trio Dee Caffari (Aviva), Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) et Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) qui navigue quasiment à vue, mais Marc Guillemot était l’un des plus rapides de la flotte après son départ de la baie de Port Ross.
L’avant dernière porte
Pour Sébasien Josse (BT), la situation évolue peu car le bateau est encore malmené par une mer dure et des vents soutenus : le solitaire persévère sur sa route Nord pour atteindre le plus tôt possible le 40° Sud où les hautes pressions pourraient enfin lui permettre de faire un check-up complet de son système de safran. De sa capacité à résoudre ce problème d’alignement en mer dépend sa décision de reprendre la course ou de retourner sur la Nouvelle-Zélande : il faudra encore patienter quelques heures voire jusqu’à demain lundi matin.
Si le vent et la mer sont encore musclés au milieu du Pacifique par 45° Sud, la situation se régule lentement avec la dépression au Sud qui se comble désormais lentement. Mais des fronts sont encore annoncés sur la route alors que Michel Desjoyeaux (Foncia) toujours en tête depuis treize jours, n’est plus qu’à quelques milles de la porte Ouest Pacifique. L’écart d’une cinquantaine de milles par rapport à Roland Jourdain (Veolia Environnement) est stable depuis plusieurs jours mais cette fois, le leader a réussi à se caler plus au Nord que son camarade, ce qui devrait lui permettre de faire cap direct plus tôt vers l’ultime porte du Pacifique qui a été remontée de plus de 300 milles à cause des glaces dérivantes. C’est la raison pour laquelle le parcours s’est allongé de près de 450 milles (à cause de la courbure de la Terre) : ce n’est que ce dimanche qu’il ne restera plus que 10 000 milles à parcourir pour rallier Les Sables d’Olonne…
Précisions sur la situation
Côté météo, Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) vont enfin pouvoir souffler un peu : la dépression qui les secoue encore ce dimanche matin continue sa route sous l’Australie en laissant derrière elle une zone de transition importante. Les deux solitaires vont ainsi passer la longitude du cap Leeuwin en début de semaine dans des conditions beaucoup plus maniables avec du vent de secteur Ouest d’une quinzaine de nœuds en bordure d’anticyclone. Pour le triumvirat anglo-saxon, les vents sont encore très soutenus à plus de quarante nœuds, comme l’indiquait Derek Hatfield ce matin : cette dépression va passer ce midi en offrant une brise de secteur Ouest 20-25 nœuds, puis une nouvelle perturbation leur passera dessus en début de semaine avant une pause bienvenue…
Sous la Nouvelle-Zélande, une succession de fronts chauds venus d’Australie perturbe le régime général d’Ouest et le quatuor Boissières-Thompson-Caffari-Guillemot doit parfois composer avec des vents de secteur Nord, voire Nord-Est… Mais en devant remonter pour aller chercher la porte néo-zélandaise, ces skippers devraient retrouver un flux plus régulier de Sud-Ouest pour quelques jours. Samantha Davies (Roxy) fait une bonne opération ce dimanche et continue de rattraper Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) empêtré dans des vents instables et modérés. Enfin, pour le « club des cinq » devant, c’est toujours le même régime musclé ! Du vent d’Ouest à Sud-Ouest 25-30 nœuds minimum, qui doit tourner progressivement en début de semaine au secteur Ouest-Nord Ouest 25-30 nœuds… Mais la mer va commencer à mieux s’organiser. DBo.
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
@ pm3.....la il y a un passionné..!!!! :bounce: les journalistes sont un peu légers a coté......merci pour tes résumés du point.... :cyclopsani:
Re: Vendée Globe
28.12.2008 - PANNE DE MOTEUR A BORD DE PRB DE VINCENT RIOU
La tempête des derniers jours s’est éloignée. La tête de flotte, désormais privée d’un de ces meilleurs animateurs, Sébastien Josse, navigue dans de bonnes conditions pour le Pacifique Sud : un vent de secteur ouest de 25/30 nœuds et une houle qui va s’agrandir au fil des heures. En s’établissant progressivement au nord-ouest, le vent devrait même permettre au quintet de tête de filer droit à vive allure sur la dernière porte virtuelle du parcours qui a également été relevée par la direction de course en raison des glaces.
Située par 44°00 Sud, entre le 110°00 Ouest et 102°00 Ouest, elle va conduire les concurrents du Vendée Globe à emprunter la route la plus nord de l’histoire de cette course. Mais nul ne s’en plaint tant les icebergs forment cette année un véritable mur de glace au sud des 50èmes. Côté compétition, Michel Desjoyeaux et Roland Jourdain, qui bénéficient d’un meilleur angle de vent, ont de nouveau creusé l’écart reléguant Jean Le Cam à plus de 200 milles et le duo Armel Le Cleach/Vincent Riou à plus de 400.
Un phénomène qui, selon Jean Le Cam, devrait s’accentuer jusqu’à la porte Est du pacifique. Mais les événements de ces derniers jours de course – tour à tour, avec des conséquences très diverses, Sébastien Josse, Roland Jourdain et aujourd’hui Derek Hatfield, ont été « agressé » par des vagues, le canadien annonçant la casse de deux barres de flèche et en conséquence, une escale en Tasmanie – invitent à rester prudent sur la suite. Ce n’est pas Michel Desjoyeaux qui le contredira lui qui avouait ce midi à la vacation, sans vouloir livrer l’origine du problème, avoir failli « rester sur le bord de la route il y a deux jours ». Et d’ajouter : « je ne fais pas le malin… ». Un sentiment d’humilité que tous partagent.
Vincent Riou s’est, quant à lui, transformé en mécanicien depuis 24 heures. Hier, alors qu’il transmettait la vidéo de sa rencontre avec Brit Air, le skipper de PRB a en effet vu son moteur Nanni Diesel tomber en panne… Sans aucune certitude sur l’issue de sa réparation, il ne s’inquiète pas trop pour autant, ravi de pouvoir compter sur son petit groupe électrogène de secours qui assure son autonomie en consommation électrique. Il est vrai que l’avarie de démarreur subie il y a huit ans à peu près au même endroit par Michel Desjoyeaux a vacciné à tout jamais celui qui, à l’époque, s’occupait de sa coordination technique à terre. Risquer de perdre une course à la voile en raison d’une panne de moteur (et donc d’énergie) est un comble de marin dont on aime se passer. D’où le groupe électrogène à bord de PRB. « Pas le malin », on vous dit… Encore moins dans les Mers du Sud.
Vincent Riou à la vacation du jour avec le PC Course :
« Ca va, ça bouge un peu, un front est passé cet après-midi et derrière, c'est un peu chaotique. Mais bon ca va. Depuis que nous nous sommes aperçus hier, je n’ai pas trop regardé où était Armel car au moment où j'ai transmis les images mon moteur est tombé en panne et je viens de passer 24 heures dessus à essayer de la réparer. Oui on peut dire que ça s'arrange… Mais surtout j’ai un groupe électrogène à disposition. Mon pied lui va beaucoup mieux, il ne m'handicape plus. Pendant 3 semaines, c'était la galère juste de faire des allers retours entre l’intérieur du bateau et le cockpit... Là, ça va.
(sur la tempête des derniers jours) : C'était étonnant de voir une mer aussi croisée, haute. Il y avait 35/45 nœuds de vent moyen, jusqu'à 60 dans les rafales et on n'avançait pas ! C’est la situation la plus extrême que j’ai jamais rencontré. Ce qui est arrivé à Jojo, c'est ce que l'on a tous craint pendant ces jours-là car quand on voyait les vagues déferler sur le côté. On se disait qu’on pouvait être couché. Il s'est fait piéger, c'est super dur car son bateau est vraiment cassé. Dommage car il a fait une super course. On ne navigue pas bien vite depuis 4 à 5 jours mais c'est vrai qu'on attend avec impatience le Horn. Mais bon d’ici là, on pourra quand même avoir de bonnes conditions de navigation.
(sur le repos) : Quand il n’y a pas grand-chose à faire dehors vu les conditions, l'endroit où on se trouve le plus en sécurité, c'est la bannette car à l'intérieur, vu les mouvements brusques du bateau, on peut à n'importe quel moment valdinguer. J'ai passé pas mal de temps dans ma bannette avec la télécommande du pilote à la main. Les vents commencent à être établis correctement à l'ouest donc pas de raison de ne pas avoir de conditions correctes pour naviguer dans les jours à venir. »
Classement de 16 heures :
1 Michel Desjoyeaux (Foncia) à 10009.4 milles de l'arrivée
2 Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 85,5 milles du leader
3 Jean Le Cam (VM Matériaux) à 243,7 milles
4 Armel Le Cléac´h (Brit Air) à 456,7 milles
5 Vincent Riou (PRB) à 477,8 milles
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
SEBASTIEN JOSSE ABANDONNE : il reste 16 marins en course sur 30...
La décision n’a pas été facile à prendre, mais Sébastien Josse a dû se rendre à l’évidence. Il ne peut continuer le Vendée Globe avec un safran bâbord cassé. Trois jours après son chavirage, le skipper de BT a donc pris la décision d’arrêter la course et de rejoindre la terre la plus proche, à 1250 milles dans son est.
Sébastien Josse était l’un des grands animateurs de ce 6e Vendée Globe et a occupé la tête de la course pendant 8 jours. Il était en troisième position vendredi lorsqu’au plus fort de la tempête, sous un grain à plus de 60 nœuds, son bateau s’est fait coucher par une vague encore plus violente que les autres. Depuis, il avait mis le cap au nord, vers des eaux plus calmes, afin d’établir un diagnostic précis des dégâts à bord. Outre la perte des instruments de tête de mât, il déplorait trois fissures sur son roof, une cloison endommagée et surtout son safran bâbord en travers de la route. Cinquième du Vendée Globe 2004 avec un ancien monocoque, il disposait cette année de l’expérience et des moyens pour rivaliser aux avant-postes. Il devrait mettre environ une semaine pour rejoindre la Nouvelle-Zélande, probablement Auckland.
Ils ne sont donc plus que dix-sept en course, et bientôt seize lorsque le Canadien Derek Hatfield (Algimouss Spirit of Canada) aura officialisé son retrait de la course suite à son chavirage qui s’est conclu avec deux barres de flèche cassées. Heureusement pour le reste de la flotte, les prévisions de Météo France annonce une amélioration générale des conditions de navigation. Des conditions qui, au pointage de 11h, permettent une nouvelle fois à Michel Desjoyeaux (Foncia) d’accélérer et d’augmenter son avance. Le leader a été pointé à 18,1 nœuds sur la dernière heure. Ses quatre premiers poursuivants ont des vitesses comprises entre 15,7 et 17,5 nœuds. L.L.B.
La décision n’a pas été facile à prendre, mais Sébastien Josse a dû se rendre à l’évidence. Il ne peut continuer le Vendée Globe avec un safran bâbord cassé. Trois jours après son chavirage, le skipper de BT a donc pris la décision d’arrêter la course et de rejoindre la terre la plus proche, à 1250 milles dans son est.
Sébastien Josse était l’un des grands animateurs de ce 6e Vendée Globe et a occupé la tête de la course pendant 8 jours. Il était en troisième position vendredi lorsqu’au plus fort de la tempête, sous un grain à plus de 60 nœuds, son bateau s’est fait coucher par une vague encore plus violente que les autres. Depuis, il avait mis le cap au nord, vers des eaux plus calmes, afin d’établir un diagnostic précis des dégâts à bord. Outre la perte des instruments de tête de mât, il déplorait trois fissures sur son roof, une cloison endommagée et surtout son safran bâbord en travers de la route. Cinquième du Vendée Globe 2004 avec un ancien monocoque, il disposait cette année de l’expérience et des moyens pour rivaliser aux avant-postes. Il devrait mettre environ une semaine pour rejoindre la Nouvelle-Zélande, probablement Auckland.
Ils ne sont donc plus que dix-sept en course, et bientôt seize lorsque le Canadien Derek Hatfield (Algimouss Spirit of Canada) aura officialisé son retrait de la course suite à son chavirage qui s’est conclu avec deux barres de flèche cassées. Heureusement pour le reste de la flotte, les prévisions de Météo France annonce une amélioration générale des conditions de navigation. Des conditions qui, au pointage de 11h, permettent une nouvelle fois à Michel Desjoyeaux (Foncia) d’accélérer et d’augmenter son avance. Le leader a été pointé à 18,1 nœuds sur la dernière heure. Ses quatre premiers poursuivants ont des vitesses comprises entre 15,7 et 17,5 nœuds. L.L.B.
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
Avec le décalage horaire, Michel Desjoyeaux, solide leader depuis 16 jours, et Roland Jourdain, son plus fidèle concurrent, ne réveillonneront que cet après-midi en filant à 18 nœuds de moyenne vers le Cap Horn. Derrière, Jean Le Cam, Armel Le Cléac’h et Vincent Riou, de plus en plus distancés, doivent d’abord franchir la dernière porte de sécurité du parcours avant de descendre à leur tour vers le mythique cap sud-américain.
Pour le Vendée Globe, l’année 2008 restera celle de l’incroyable départ de cette 6e édition avec un nombre record de 30 concurrents sur la ligne le 9 novembre à 13h02. 2009 sera l’année de la consécration pour un grand marin qui s’imposera début février aux Sables d’Olonne. Ce sera aussi l’année des arrivées des autres solitaires qui pourront tous se féliciter d’avoir bouclé cette édition particulièrement musclée. Après l’accident de Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) qui a mal terminé l’année 2008 en percutant à nouveau un OFNI, ils ne sont plus que quinze à poursuivre l’aventure en 2009. Pour Jean-Pierre Dick, c’est une nouvelle odyssée qui commence avec l’objectif de ramener à bon port – Nouvelle-Zélande – son monocoque handicapé par la perte du safran bâbord et un safran tribord fragilisé depuis le premier OFNI rencontré mi-décembre. Dans les Quarantièmes rugissants, la tâche est loin d’être évidente.
Une fois n’est pas coutume, les derniers sont les premiers… à réveillonner ! Comme il n’a pas encore franchi l’antiméridien (ligne de changement de date), c’est le Britannique Steve White (Toe in the Water), en 12e position sous la Nouvelle-Zélande, qui a pu célébrer le premier la nouvelle année. Les quatre concurrents qui le suivent ont également fêté l’événement quand les premiers, décalage horaire oblige, devront attendre la nuit prochaine pour festoyer. En tête de flotte, Michel Desjoyeaux (Foncia) et Roland Jourdain (Veolia Environnement) terminent l’année en trombe et continuent d’augmenter leur avance. Les deux hommes, séparés de seulement 67 milles, comptent désormais 400 milles d’avance sur Jean Le Cam et environ 700 milles sur la paire Le Cléac’h (Brit Air) / Riou (PRB). L.L.B.
Pour le Vendée Globe, l’année 2008 restera celle de l’incroyable départ de cette 6e édition avec un nombre record de 30 concurrents sur la ligne le 9 novembre à 13h02. 2009 sera l’année de la consécration pour un grand marin qui s’imposera début février aux Sables d’Olonne. Ce sera aussi l’année des arrivées des autres solitaires qui pourront tous se féliciter d’avoir bouclé cette édition particulièrement musclée. Après l’accident de Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) qui a mal terminé l’année 2008 en percutant à nouveau un OFNI, ils ne sont plus que quinze à poursuivre l’aventure en 2009. Pour Jean-Pierre Dick, c’est une nouvelle odyssée qui commence avec l’objectif de ramener à bon port – Nouvelle-Zélande – son monocoque handicapé par la perte du safran bâbord et un safran tribord fragilisé depuis le premier OFNI rencontré mi-décembre. Dans les Quarantièmes rugissants, la tâche est loin d’être évidente.
Une fois n’est pas coutume, les derniers sont les premiers… à réveillonner ! Comme il n’a pas encore franchi l’antiméridien (ligne de changement de date), c’est le Britannique Steve White (Toe in the Water), en 12e position sous la Nouvelle-Zélande, qui a pu célébrer le premier la nouvelle année. Les quatre concurrents qui le suivent ont également fêté l’événement quand les premiers, décalage horaire oblige, devront attendre la nuit prochaine pour festoyer. En tête de flotte, Michel Desjoyeaux (Foncia) et Roland Jourdain (Veolia Environnement) terminent l’année en trombe et continuent d’augmenter leur avance. Les deux hommes, séparés de seulement 67 milles, comptent désormais 400 milles d’avance sur Jean Le Cam et environ 700 milles sur la paire Le Cléac’h (Brit Air) / Riou (PRB). L.L.B.
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Re: Vendée Globe
Bientôt, les deux tiers du parcours se profileront dans les tableaux arrière des premiers solitaires. Le passage du Cap Horn marquera pour eux le début de la remontée de l’Atlantique. Mais si la part la plus angoissante du parcours sera derrière eux, il leur restera à parcourir près de 7000 milles avant de rallier le port des Sables d’Olonne, soit près d’un mois de mer où le matériel, déjà bien éprouvé par le rythme imposé, devra démontrer sa fiabilité.
Les éditions précédentes en témoignent : si la remontée de l’Atlantique véhicule moins de fantasmes et de stress que les mers du sud, elle n’en est pas moins d’une réelle cruauté avec le matériel et les hommes. Ils sont nombreux à avoir vu une grande part de leurs espoirs de victoire s’évanouir entre Cap Horn et Vendée. En 2004, c’est ici que Mike Golding, alors qu’il avait repris le commandement de la course, devait la céder, suite au bris par deux fois de sa drisse de grand-voile. C’est aussi à quelques cinquante milles des sables d’Olonne qu’il avait perdu sa quille, éprouvée par une traversée de l’Indien et du Pacifique express. C’est en face des côtes brésiliennes que Nick Moloney, le skipper australien, avait du abandonner lui aussi, suite à sa perte de quille. Et c’est sans compter les multiples petites avaries qui avaient affecté la flotte : Sébastien Josse privé de moteur, problèmes de bastaques pour Dominique Wavre, problème de vérin de quille pour Conrad Humphreys. Malgré des quarantièmes et cinquantièmes relativement cléments, la liste des petits handicaps qui avaient affecté la flotte était aussi longue qu’un jour sans pain… Seuls les deux premiers avaient semblé épargnés, suite, il est vrai, à un périple dans les mers du sud d’une grande sagesse. Et que dire des éditions précédentes qui avaient vu des concurrents perdre tout espoir à l’heure d’aborder le Golfe de Gascogne ? Philippe Poupon qui y perd sa deuxième place en 1993 suite à son démâtage ou Bertrand de Broc qui perdra sa quille en 1997 à moins de 500 milles de l’arrivée en savent quelque chose…
Les pépins, facteurs d’écrémage
Pour la flotte qui se présente à la porte de l’Atlantique, nombre de bobos sont déjà à signaler. Rien qui n’empêche de boucler le parcours, mais des avaries qui, bien que mineures, peuvent se révéler fortement pénalisantes. De la queue de flotte vers la tête, on pourrait évoquer la drisse de grand-voile de Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) qui devrait obliger le navigateur à faire escale à l’île Stewart. Mais le navigateur des Sables d’Olonne n’est pas le seul à devoir faire face à quelques soucis de matériel : Jonny Malbon (Artemis) comme Dee Caffari (Aviva) voit sa grand-voile se délaminer. Les deux doivent intervenir à coups de patchs autocollants pour limiter les déchirures. Steve White (Toe in the water) a quelques soucis de pilotes, quand Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) doit faire face à des pannes récurrentes de son alternateur après avoir dû stratifier à nouveau une des cloisons étanches de son bateau. Mais, les casses ne sont pas que britanniques : Arnaud Boissières (Akena Vérandas) navigue depuis plusieurs jours sans son solent dont il a déploré la perte brutale. Si jusque là, les conditions de vent rencontrées ne l’ont pas trop gêné, il n’en ira pas de même quand il faudra remonter au près dans les alizés. Marc Guillemot (Safran), n’est pas à la fête non plus, lui qui doit naviguer avec sa grand-voile affalée jusqu’au troisième ris suite à ses problèmes de rail de grand-voile. Toutes ces petites avaries ont largement contribué à étaler une flotte qui se présentait encore très groupée à l’entrée du Grand Sud.
Le grand jeu de l’intox
Et les six premiers ? Apparemment de Sam Davies (Roxy) à Michel Desjoyeaux (Foncia), tout le monde se porte comme un charme. C’est à peine si les deux leaders concèdent au détour d’une conversation, qu’il y aura un peu de travail de bricolage à faire sitôt passé le cap Horn. De Jean Le Cam (VM Matériaux) à Vincent Riou (PRB), on maintient qu’en adoptant une cadence légèrement inférieure aux deux furieux de tête, on a su préserver le matériel et que bonhomme et navire sont prêts à en découdre pied au plancher pour ce dernier tiers. Bien évidemment, dans ce petit jeu où l’on a l’art de prêcher le faux pour savoir le vrai, la part de l’intoxication psychologique est fondamentale. Pas question de donner des bâtons pour se faire battre : alors on cache ses petites misères, on fait bonne figure. Chaque signe peut être interprété, un ralentissement soudain, un cap incongru et toutes les équipes techniques concurrentes se mettent en chasse de la rumeur qui court… Le plus souvent pourtant, le concurrent reprend sa route donnant ainsi raison au bon William Shakespeare : c’est souvent beaucoup de bruit pour rien.PFB
Les éditions précédentes en témoignent : si la remontée de l’Atlantique véhicule moins de fantasmes et de stress que les mers du sud, elle n’en est pas moins d’une réelle cruauté avec le matériel et les hommes. Ils sont nombreux à avoir vu une grande part de leurs espoirs de victoire s’évanouir entre Cap Horn et Vendée. En 2004, c’est ici que Mike Golding, alors qu’il avait repris le commandement de la course, devait la céder, suite au bris par deux fois de sa drisse de grand-voile. C’est aussi à quelques cinquante milles des sables d’Olonne qu’il avait perdu sa quille, éprouvée par une traversée de l’Indien et du Pacifique express. C’est en face des côtes brésiliennes que Nick Moloney, le skipper australien, avait du abandonner lui aussi, suite à sa perte de quille. Et c’est sans compter les multiples petites avaries qui avaient affecté la flotte : Sébastien Josse privé de moteur, problèmes de bastaques pour Dominique Wavre, problème de vérin de quille pour Conrad Humphreys. Malgré des quarantièmes et cinquantièmes relativement cléments, la liste des petits handicaps qui avaient affecté la flotte était aussi longue qu’un jour sans pain… Seuls les deux premiers avaient semblé épargnés, suite, il est vrai, à un périple dans les mers du sud d’une grande sagesse. Et que dire des éditions précédentes qui avaient vu des concurrents perdre tout espoir à l’heure d’aborder le Golfe de Gascogne ? Philippe Poupon qui y perd sa deuxième place en 1993 suite à son démâtage ou Bertrand de Broc qui perdra sa quille en 1997 à moins de 500 milles de l’arrivée en savent quelque chose…
Les pépins, facteurs d’écrémage
Pour la flotte qui se présente à la porte de l’Atlantique, nombre de bobos sont déjà à signaler. Rien qui n’empêche de boucler le parcours, mais des avaries qui, bien que mineures, peuvent se révéler fortement pénalisantes. De la queue de flotte vers la tête, on pourrait évoquer la drisse de grand-voile de Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) qui devrait obliger le navigateur à faire escale à l’île Stewart. Mais le navigateur des Sables d’Olonne n’est pas le seul à devoir faire face à quelques soucis de matériel : Jonny Malbon (Artemis) comme Dee Caffari (Aviva) voit sa grand-voile se délaminer. Les deux doivent intervenir à coups de patchs autocollants pour limiter les déchirures. Steve White (Toe in the water) a quelques soucis de pilotes, quand Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) doit faire face à des pannes récurrentes de son alternateur après avoir dû stratifier à nouveau une des cloisons étanches de son bateau. Mais, les casses ne sont pas que britanniques : Arnaud Boissières (Akena Vérandas) navigue depuis plusieurs jours sans son solent dont il a déploré la perte brutale. Si jusque là, les conditions de vent rencontrées ne l’ont pas trop gêné, il n’en ira pas de même quand il faudra remonter au près dans les alizés. Marc Guillemot (Safran), n’est pas à la fête non plus, lui qui doit naviguer avec sa grand-voile affalée jusqu’au troisième ris suite à ses problèmes de rail de grand-voile. Toutes ces petites avaries ont largement contribué à étaler une flotte qui se présentait encore très groupée à l’entrée du Grand Sud.
Le grand jeu de l’intox
Et les six premiers ? Apparemment de Sam Davies (Roxy) à Michel Desjoyeaux (Foncia), tout le monde se porte comme un charme. C’est à peine si les deux leaders concèdent au détour d’une conversation, qu’il y aura un peu de travail de bricolage à faire sitôt passé le cap Horn. De Jean Le Cam (VM Matériaux) à Vincent Riou (PRB), on maintient qu’en adoptant une cadence légèrement inférieure aux deux furieux de tête, on a su préserver le matériel et que bonhomme et navire sont prêts à en découdre pied au plancher pour ce dernier tiers. Bien évidemment, dans ce petit jeu où l’on a l’art de prêcher le faux pour savoir le vrai, la part de l’intoxication psychologique est fondamentale. Pas question de donner des bâtons pour se faire battre : alors on cache ses petites misères, on fait bonne figure. Chaque signe peut être interprété, un ralentissement soudain, un cap incongru et toutes les équipes techniques concurrentes se mettent en chasse de la rumeur qui court… Le plus souvent pourtant, le concurrent reprend sa route donnant ainsi raison au bon William Shakespeare : c’est souvent beaucoup de bruit pour rien.PFB
Cordialement, pm3
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