Vendée Globe
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Ici, les amis, on ne parle que de la pluie et du beau temps, de tout de rien... bref on ne se casse pas la tête avec les sujets techniques.
Pour toutes ces questions à propos de nos belles, on se retrouve dans les rubriques des divers forums et sous-forums. A bientôt !
Re: Vendée Globe
Après 56 jours de mer, le premier bateau de la course s’apprête à franchir en début de nuit le Cap Horn, cet îlot minuscule qui déborde la pointe sud du continent sud-américain et qui marque l’entrée dans l’Atlantique. Michel Desjoyeaux, en tête du Vendée Globe sur Foncia va donc doubler dans quelques heures le Cap de la Délivrance – ainsi nommé car il met un terme à plusieurs semaines de rude navigation dans les mers australes – à l’issue d’une semaine menée tambour battant. En effet, depuis dimanche dernier au pointage de 11 h, soit en une semaine exactement, le plan Farr a effectué 2 775 milles en rapprochement au but, presque 400 milles par jour à une moyenne avoisinant les 16,5 nœuds. Jamais un bateau du Vendée Globe n’avait été aussi vite aussi longtemps.
Desjoyeaux règne en patron. Trois raisons expliquent cette performance : un rapprochement en ligne quasi directe (la dernière porte de la course à été franchie mercredi par le bateau blanc), des vents portants forts et la maîtrise du skipper. N’oublions pas que Michel a eu jusqu’à 650 nautiques de retard sur la tête de la course après son retour obligé aux Sables, qu’il a ensuite dépassé un à un tous ses adversaires pour accéder ça fait 20 jours à la première place… qu’il occupe sans partage depuis. Seul Roland Jourdain a réussi à se glisser dans le sillage de la locomotive Desjoyeaux. On peut même dire que le skipper de Veolia Environnement lui colle au train puisque d’un dimanche à l’autre l’écart séparant les deux leaders reste portion congrue (quelques dizaines de milles). Le troisième compère de l’échappée belle, alias Jean Le Cam, n’a pas tenu la folle cadence. Apparemment fatigué et sans doute soucieux de préserver son navire, le skipper de «VM» a laissé filer Bilou et concède 471 milles au premier. Les deux autres lutins du Groupe des 5 qui constituent le peloton de tête de la course, ont eux aussi perdu sur les deux échappées, encore un peu plus que Le Cam. On a beau prendre l’histoire à témoin et s’en référer aux retours énormes de Ellen en 2001 et du tandem Riou/Golding en 2005 sur le premier dans l’Atlantique sud… On a beau prévenir haut et fort que la très longue remontée (le tiers du parcours !) vers la Vendée est parsemée d’embûches, il n’empêche ! Riou (PRB) et Le Cléac’h (Brit Air), situés ce matin à plus de 700 nautiques de Desjoyeaux, ont du souci à se faire. Durant la semaine, les deux premiers ont bel et bien récolté les dividendes d’un rythme effréné. Pour preuve que ça a été globalement très vite dans le Grand Sud, on retiendra que Desjoyeaux a été aussi vite que Le Cam (Bonduelle en 2005) malgré les 1 160 nautiques supplémentaires imposés par le franchissement des portes. Soit un gain évalué à plus de 3 jours. Effarant !
Plus que 14 en course
Comme une amère litanie, la colonie du Vendée voit ses rangs diminuer au fil du temps. Ils sont partis à trente des Sables et ne sont plus que 14 en compétition ce matin alors que les attardés n’ont pas encore franchi la mi-course. Plus de 50% d’abandons, le chiffre est insolent. Non pas tant celui du pourcentage, inférieur à celui de l’édition 1996/97, mais du nombre de bateaux hors-jeu : 16, soit plus ou autant que le chiffre des partants aux «Vendée»1989, 1992 et 1996… Depuis la semaine dernière, marquée par le retrait de Sébastien Josse, candidat à la victoire, et du Canadien Derek Hatfield, la course a connu deux nouveaux abandons et non des moindres. Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) a été l’un des animateurs de la course et a d’ailleurs occupé la tête de la flotte des jours durant jusqu’à ce que son gouvernail soit endommagé dans une collision avec un objet. Il perd alors beaucoup de temps à recouvrer l’usage de l’appendice défaillant. Mercredi, tandis que le voilier dégradé de bleu avait repris une progression normale à bonne vitesse, Jean-Pierre déplorait la casse nette et franche de l’autre gouvernail. Le skipper, k.o, devait se résoudre à l’abandon. Ce matin, c’est le britannique Jonny Malbon (Artemis) qui jette l’éponge. Confronté à divers soucis antérieurs et récemment au délaminage de sa grand-voile, il a définitivement mis un terme au voyage. Il fait route vers la Nouvelle Zélande. Ce n’est pas une tempête en particulier, mais la répétition de forts coups de vent – dans l’Indien et aussi dans le Pacifique (pour les premiers) – associés à une mer dangereuse, voire tout simplement la malchance, qui sont les causes de tant d’abandons.
6 000 milles entre le premier et le dernier
L’excellente Samantha Davies (Roxy) consolide sa place de sixième devant le Safran de Marc Guillemot handicapé par des problèmes à répétition de rails de mât qui le contraignent le plus souvent à naviguer à 3 ris. Plus loin derrière Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), Dee Caffari (Aviva) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) se mènent toujours une course dans la course et ont vu leur classement progresser après le retrait de Dick. Désormais ils figurent tous trois dans le Top Ten, un classement de leur propre aveu inespéré, mais à une bonne huitaine de jours des deux premiers. Derrière Steve White, esseulé et 11ème, on trouve l’Américain Rich Wilson, qui perd donc Malbon, son compagnon d’océan. Au même pointage de ce matin Dinelli, 14ème et lanterne rouge de la course, concède quasiment 6 000 milles au premier. Il évolue au S/SW de la Tasmanie avec Norbert Sedlacek alors que Desjoyeaux s’apprête à doubler le Cap Horn. L’écart est considérable mais ne surprend pas tellement diffère la vitesse de progression entre les bateaux de ces marins.
Patrice Carpentier
Desjoyeaux règne en patron. Trois raisons expliquent cette performance : un rapprochement en ligne quasi directe (la dernière porte de la course à été franchie mercredi par le bateau blanc), des vents portants forts et la maîtrise du skipper. N’oublions pas que Michel a eu jusqu’à 650 nautiques de retard sur la tête de la course après son retour obligé aux Sables, qu’il a ensuite dépassé un à un tous ses adversaires pour accéder ça fait 20 jours à la première place… qu’il occupe sans partage depuis. Seul Roland Jourdain a réussi à se glisser dans le sillage de la locomotive Desjoyeaux. On peut même dire que le skipper de Veolia Environnement lui colle au train puisque d’un dimanche à l’autre l’écart séparant les deux leaders reste portion congrue (quelques dizaines de milles). Le troisième compère de l’échappée belle, alias Jean Le Cam, n’a pas tenu la folle cadence. Apparemment fatigué et sans doute soucieux de préserver son navire, le skipper de «VM» a laissé filer Bilou et concède 471 milles au premier. Les deux autres lutins du Groupe des 5 qui constituent le peloton de tête de la course, ont eux aussi perdu sur les deux échappées, encore un peu plus que Le Cam. On a beau prendre l’histoire à témoin et s’en référer aux retours énormes de Ellen en 2001 et du tandem Riou/Golding en 2005 sur le premier dans l’Atlantique sud… On a beau prévenir haut et fort que la très longue remontée (le tiers du parcours !) vers la Vendée est parsemée d’embûches, il n’empêche ! Riou (PRB) et Le Cléac’h (Brit Air), situés ce matin à plus de 700 nautiques de Desjoyeaux, ont du souci à se faire. Durant la semaine, les deux premiers ont bel et bien récolté les dividendes d’un rythme effréné. Pour preuve que ça a été globalement très vite dans le Grand Sud, on retiendra que Desjoyeaux a été aussi vite que Le Cam (Bonduelle en 2005) malgré les 1 160 nautiques supplémentaires imposés par le franchissement des portes. Soit un gain évalué à plus de 3 jours. Effarant !
Plus que 14 en course
Comme une amère litanie, la colonie du Vendée voit ses rangs diminuer au fil du temps. Ils sont partis à trente des Sables et ne sont plus que 14 en compétition ce matin alors que les attardés n’ont pas encore franchi la mi-course. Plus de 50% d’abandons, le chiffre est insolent. Non pas tant celui du pourcentage, inférieur à celui de l’édition 1996/97, mais du nombre de bateaux hors-jeu : 16, soit plus ou autant que le chiffre des partants aux «Vendée»1989, 1992 et 1996… Depuis la semaine dernière, marquée par le retrait de Sébastien Josse, candidat à la victoire, et du Canadien Derek Hatfield, la course a connu deux nouveaux abandons et non des moindres. Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) a été l’un des animateurs de la course et a d’ailleurs occupé la tête de la flotte des jours durant jusqu’à ce que son gouvernail soit endommagé dans une collision avec un objet. Il perd alors beaucoup de temps à recouvrer l’usage de l’appendice défaillant. Mercredi, tandis que le voilier dégradé de bleu avait repris une progression normale à bonne vitesse, Jean-Pierre déplorait la casse nette et franche de l’autre gouvernail. Le skipper, k.o, devait se résoudre à l’abandon. Ce matin, c’est le britannique Jonny Malbon (Artemis) qui jette l’éponge. Confronté à divers soucis antérieurs et récemment au délaminage de sa grand-voile, il a définitivement mis un terme au voyage. Il fait route vers la Nouvelle Zélande. Ce n’est pas une tempête en particulier, mais la répétition de forts coups de vent – dans l’Indien et aussi dans le Pacifique (pour les premiers) – associés à une mer dangereuse, voire tout simplement la malchance, qui sont les causes de tant d’abandons.
6 000 milles entre le premier et le dernier
L’excellente Samantha Davies (Roxy) consolide sa place de sixième devant le Safran de Marc Guillemot handicapé par des problèmes à répétition de rails de mât qui le contraignent le plus souvent à naviguer à 3 ris. Plus loin derrière Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), Dee Caffari (Aviva) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) se mènent toujours une course dans la course et ont vu leur classement progresser après le retrait de Dick. Désormais ils figurent tous trois dans le Top Ten, un classement de leur propre aveu inespéré, mais à une bonne huitaine de jours des deux premiers. Derrière Steve White, esseulé et 11ème, on trouve l’Américain Rich Wilson, qui perd donc Malbon, son compagnon d’océan. Au même pointage de ce matin Dinelli, 14ème et lanterne rouge de la course, concède quasiment 6 000 milles au premier. Il évolue au S/SW de la Tasmanie avec Norbert Sedlacek alors que Desjoyeaux s’apprête à doubler le Cap Horn. L’écart est considérable mais ne surprend pas tellement diffère la vitesse de progression entre les bateaux de ces marins.
Patrice Carpentier
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Re: Vendée Globe
Ce lundi 5 janvier, Loïck Peyron a rendu une visite au PC Course du Vendée Globe à l’occasion d’une conférence de presse au cours de laquelle il revient sur ses infortunes, sa frustration, sa course et la course en général, les hommes et les bateaux … Morceaux choisis.
Le 10 décembre à 14h00, Gitana Eighty démâtait en plein océan Indien, à 180 milles dans le sud des îles Crozet. Loïck Peyron se déroutait alors vers Perth en Australie : 3000 milles et trois semaines de mer sous gréement de fortune, ballotté par les vagues. L’abandon du skipper Baulois (alors le 7e depuis le départ de la course) marquait le retrait prématuré d’un des grands favoris et animateurs de cette édition du Vendée Globe, en tête à de multiples reprises, dont une longue session de 9 jours fin novembre.
La déception…
« La plus grande déception dans ces histoires - en dehors qu’a titre personnel, ce n’est pas drôle de se retrouver tout seul sur l’eau -, le plus difficile, c’est d’assumer la frustration collégiale, celle de toute l’équipe. La frustration est d’autant plus grande que l’investissement a été important … Or, là, je trouve qu’on a pris beaucoup d’élan, comme au triple saut. Mais dans le bac à sable, on n’a pas été aussi loin que prévu ! Ce genre de projet représente un vrai investissement, un vrai engagement et la chute est d’autant plus brutale ».
Les causes de l’incident …
« L’investigation est en route depuis quelques semaines. J’ai ramené une partie du pied de mât, la seule chose que me restait, donc on va analyser tout ça. Ce n’est pas encore tout à fait clair mais comme disait Tabarly, si c’est arrivé c’est que ce n’était pas assez solide ».
Des points communs avec les autres démâtages ?
« Pour Mike Golding, apparemment, c’est la deuxième fois qu’il démâte dans des conditions identiques, à savoir une surcharge pondérale en tête de mât due à un plan de voilure un peu déséquilibré. Rien à voir avec moi. Ce qui est assez désolant c’est qu’il n’y a pas une seule casse identique. C’est compliqué, les équations ne sont pas faciles à remplir ».
Ses réflexions sur les abandons
« Le facteur temps est le seul facteur multiplicateur. Ce n’est pas la prise de risque, c’est le facteur temps qui multiplie les érosions potentielles. Toute la difficulté d’un Vendée Globe, c’est la durée ».
« Le rythme a été plus élevé que les éditions précédentes mais les outils et les bonhommes sont fait pour cela théoriquement. Ce déchet potentiel fait partie du jeu. Il ne faut pas en être surpris. On vient seulement depuis deux jours de dépasser les statistiques, maintenant, faut-il être fataliste à ce point là ? Je ne suis pas convaincu non plus…Il faudrait pouvoir limiter le nombre d’abandons ».
Son rôle de meneur, sa capacité à imprimer le rythme pendant la descente de l’Atlantique…
« Les outils créés pour cette édition sont capables de faire beaucoup de chose. Les bateaux sont étonnants et les bonhommes, dans la plupart des cas, arrivent à suivre.
Cette histoire de rythme est difficile à expliquer, à concevoir et à vivre. En fait, à bord, c’est une organisation permanente, chaque seconde, chaque mouvement, tout est organisé. Sur l’eau, je suis assez « timé », voire très organisé. Dès que quelque chose casse ce rythme-là, alors, tout le métier consiste à le retrouver. Sur la durée, il faut être quasi métronomique ».
A propos des performance très similaires des bateaux, quel qu’en soit l’architecte…
« Le choix d’un architecte se fait sur des détails. On ne peut pas le justifier sur des performances constatées sur un seul bord. Avant même le Vendée Globe, on a vu sur l’Ostar ou le trophée SNSM que les écarts entre les bateaux étaient minimes. Mais le fait qu’ils soient menés en solitaire, fait qu’on ne peut pas toujours exprimer 100% du potentiel des bateaux, même si les conditions sont clémentes. Le solo normalise beaucoup. C’est pour cela que ce n’est pas facile de gagner du terrain sur les concurrents, ou de creuser quand on est en tête. Pas facile du tout. Que tu sois devant ou derrière, il y toujours une poignée de « morbacs » qui ne te lâchent pas ! C’est dingue ! ».
La tactique…
« Dans la partie que j’ai vécue, ça a été beaucoup de gagne-petit. Mais ce n’est pas inintéressant. Les seuls qui ont gagné beaucoup sont ceux revenus par derrière comme Mich' (Desjoyeaux). Derrière, les conditions étaient meilleures, pour autant que les gens aient le talent de les exploiter, ce qui est le cas de Mich ».
Michel…
« On le connaît depuis toujours. C’est un des meilleurs. C’est assez simple, quand la mécanique répond, il y a des gens qui savent faire et qui s’expriment. Dans son cas, il s’exprime très bien. Très très bien. Il n’y a pas à commenter…
Même si la messe n’est pas dite. Jusqu’à l’équateur, il reste encore un peu de suspense, après, en général, les garçons savent bien contrôler les choses. Ça va être intéressant ».
Le rapatriement de Gitana Eighty
« Notre ami Zolive, responsable des opérations spéciales, est là bas, il s’occupe du bébé. On va le charger ainsi que les deux autres (Ecover et Temenos également arrivés à Perth) aux alentours du 17 janvier. On a trouvé un cargo qui nous emmène les bateaux (via Singapour) au Havre très rapidement, mi-février. La dernière semaine février, on peut espérer que Gitana rentre dans son cocon à la Trinité pour un chantier… »
Le 10 décembre à 14h00, Gitana Eighty démâtait en plein océan Indien, à 180 milles dans le sud des îles Crozet. Loïck Peyron se déroutait alors vers Perth en Australie : 3000 milles et trois semaines de mer sous gréement de fortune, ballotté par les vagues. L’abandon du skipper Baulois (alors le 7e depuis le départ de la course) marquait le retrait prématuré d’un des grands favoris et animateurs de cette édition du Vendée Globe, en tête à de multiples reprises, dont une longue session de 9 jours fin novembre.
La déception…
« La plus grande déception dans ces histoires - en dehors qu’a titre personnel, ce n’est pas drôle de se retrouver tout seul sur l’eau -, le plus difficile, c’est d’assumer la frustration collégiale, celle de toute l’équipe. La frustration est d’autant plus grande que l’investissement a été important … Or, là, je trouve qu’on a pris beaucoup d’élan, comme au triple saut. Mais dans le bac à sable, on n’a pas été aussi loin que prévu ! Ce genre de projet représente un vrai investissement, un vrai engagement et la chute est d’autant plus brutale ».
Les causes de l’incident …
« L’investigation est en route depuis quelques semaines. J’ai ramené une partie du pied de mât, la seule chose que me restait, donc on va analyser tout ça. Ce n’est pas encore tout à fait clair mais comme disait Tabarly, si c’est arrivé c’est que ce n’était pas assez solide ».
Des points communs avec les autres démâtages ?
« Pour Mike Golding, apparemment, c’est la deuxième fois qu’il démâte dans des conditions identiques, à savoir une surcharge pondérale en tête de mât due à un plan de voilure un peu déséquilibré. Rien à voir avec moi. Ce qui est assez désolant c’est qu’il n’y a pas une seule casse identique. C’est compliqué, les équations ne sont pas faciles à remplir ».
Ses réflexions sur les abandons
« Le facteur temps est le seul facteur multiplicateur. Ce n’est pas la prise de risque, c’est le facteur temps qui multiplie les érosions potentielles. Toute la difficulté d’un Vendée Globe, c’est la durée ».
« Le rythme a été plus élevé que les éditions précédentes mais les outils et les bonhommes sont fait pour cela théoriquement. Ce déchet potentiel fait partie du jeu. Il ne faut pas en être surpris. On vient seulement depuis deux jours de dépasser les statistiques, maintenant, faut-il être fataliste à ce point là ? Je ne suis pas convaincu non plus…Il faudrait pouvoir limiter le nombre d’abandons ».
Son rôle de meneur, sa capacité à imprimer le rythme pendant la descente de l’Atlantique…
« Les outils créés pour cette édition sont capables de faire beaucoup de chose. Les bateaux sont étonnants et les bonhommes, dans la plupart des cas, arrivent à suivre.
Cette histoire de rythme est difficile à expliquer, à concevoir et à vivre. En fait, à bord, c’est une organisation permanente, chaque seconde, chaque mouvement, tout est organisé. Sur l’eau, je suis assez « timé », voire très organisé. Dès que quelque chose casse ce rythme-là, alors, tout le métier consiste à le retrouver. Sur la durée, il faut être quasi métronomique ».
A propos des performance très similaires des bateaux, quel qu’en soit l’architecte…
« Le choix d’un architecte se fait sur des détails. On ne peut pas le justifier sur des performances constatées sur un seul bord. Avant même le Vendée Globe, on a vu sur l’Ostar ou le trophée SNSM que les écarts entre les bateaux étaient minimes. Mais le fait qu’ils soient menés en solitaire, fait qu’on ne peut pas toujours exprimer 100% du potentiel des bateaux, même si les conditions sont clémentes. Le solo normalise beaucoup. C’est pour cela que ce n’est pas facile de gagner du terrain sur les concurrents, ou de creuser quand on est en tête. Pas facile du tout. Que tu sois devant ou derrière, il y toujours une poignée de « morbacs » qui ne te lâchent pas ! C’est dingue ! ».
La tactique…
« Dans la partie que j’ai vécue, ça a été beaucoup de gagne-petit. Mais ce n’est pas inintéressant. Les seuls qui ont gagné beaucoup sont ceux revenus par derrière comme Mich' (Desjoyeaux). Derrière, les conditions étaient meilleures, pour autant que les gens aient le talent de les exploiter, ce qui est le cas de Mich ».
Michel…
« On le connaît depuis toujours. C’est un des meilleurs. C’est assez simple, quand la mécanique répond, il y a des gens qui savent faire et qui s’expriment. Dans son cas, il s’exprime très bien. Très très bien. Il n’y a pas à commenter…
Même si la messe n’est pas dite. Jusqu’à l’équateur, il reste encore un peu de suspense, après, en général, les garçons savent bien contrôler les choses. Ça va être intéressant ».
Le rapatriement de Gitana Eighty
« Notre ami Zolive, responsable des opérations spéciales, est là bas, il s’occupe du bébé. On va le charger ainsi que les deux autres (Ecover et Temenos également arrivés à Perth) aux alentours du 17 janvier. On a trouvé un cargo qui nous emmène les bateaux (via Singapour) au Havre très rapidement, mi-février. La dernière semaine février, on peut espérer que Gitana rentre dans son cocon à la Trinité pour un chantier… »
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Belgium (be)
Re: Vendée Globe
Pourvu que ça s'arrange pour Le Cam.....
Dépêche AFP : 6/01/09 à 11h24 GMT
La deuxième balise de secours de Jean Le Cam, dont le bateau (VM Matériau) a été repéré retourné, a été déclenchée mardi en fin de matinée, ce qui laisse penser que le skippeur l'a actionnée lui-même, a indiqué la direction de course du Vendée Globe.
Un cargo situé à 65 milles s'est dérouté ce mardi vers l'endroit où est localisé VM Matériaux, le voilier de Jean Le Cam, a indiqué la direction de course du Vendée Globe, ajoutant qu'un avion militaire chilien devrait de son côté être sur zone à 09h30 (heure française, 08h30 GMT).
Jean Le Cam, 3e de la course autour du monde en monocoque à la voile en solitaire sans escale et sans assistance, est en difficulté au large du cap Horn ce mardi depuis 01h26 heure française. Il a alors alerté son équipe à terre pour indiquer qu'il "avait de gros problèmes", puis la liaison a été coupée. Ce qui pourrait indiquer qu'il a chaviré.
Le Cam se trouvait à environ 200 milles du cap Horn. Les vents orientés de sud-sud-ouest soufflaient à 25 noeuds établis.
Le MRCC (organisation des secours en mer) activé par l'organisation du Vendée globe a alerté les autorités chiliennes (la zone où se trouve Le Cam fait partie des eaux territoriales chiliennes). D'autre part, Vincent riou (PRB) et Armel Le Cléac'h (Brit Air), les deux poursuivants de Jean Le Cam, devraient arriver sur zone ce mardi en début d'après-midi.
Dépêche AFP : 6/01/09 à 11h24 GMT
La deuxième balise de secours de Jean Le Cam, dont le bateau (VM Matériau) a été repéré retourné, a été déclenchée mardi en fin de matinée, ce qui laisse penser que le skippeur l'a actionnée lui-même, a indiqué la direction de course du Vendée Globe.
Un cargo situé à 65 milles s'est dérouté ce mardi vers l'endroit où est localisé VM Matériaux, le voilier de Jean Le Cam, a indiqué la direction de course du Vendée Globe, ajoutant qu'un avion militaire chilien devrait de son côté être sur zone à 09h30 (heure française, 08h30 GMT).
Jean Le Cam, 3e de la course autour du monde en monocoque à la voile en solitaire sans escale et sans assistance, est en difficulté au large du cap Horn ce mardi depuis 01h26 heure française. Il a alors alerté son équipe à terre pour indiquer qu'il "avait de gros problèmes", puis la liaison a été coupée. Ce qui pourrait indiquer qu'il a chaviré.
Le Cam se trouvait à environ 200 milles du cap Horn. Les vents orientés de sud-sud-ouest soufflaient à 25 noeuds établis.
Le MRCC (organisation des secours en mer) activé par l'organisation du Vendée globe a alerté les autorités chiliennes (la zone où se trouve Le Cam fait partie des eaux territoriales chiliennes). D'autre part, Vincent riou (PRB) et Armel Le Cléac'h (Brit Air), les deux poursuivants de Jean Le Cam, devraient arriver sur zone ce mardi en début d'après-midi.
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Phil01
CI Wilk Safari + Skoda Octavia 4X4 de 2001 à 2005
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Re: Vendée Globe
Vendée Globe: les secours s'organisent pour essayer de sauver Le Cam (06/01/2009 15:06)
PARIS (AFP)
Deux concurrents du Vendée Globe faisaient voile mardi vers le lieu du naufrage de Jean Le Cam (VM Matériaux), dont le bateau a été repéré retourné au large des côtes chiliennes, et qui n'avait donné aucun signe de vie direct depuis près de 12 heures après avoir signalé son chavirage.
Le déclenchement d'une balise de détresse au moment de l'arrivée d'un pétrolier à proximité du bateau a cependant rassuré la direction de course, qui suppose que Le Cam est vivant à l'intérieur de la coque, dérivant à environ 200 milles (380 km) des côtes chiliennes.
Le bateau de Jean Le Cam s'est retourné dans la nuit de lundi à mardi.
"Il est très probable que la balise ait été déclenchée manuellement. Je pense que ce n'est pas un hasard. C'est une manoeuvre volontaire de la part de Jean pour signaler sa présence", a déclaré Denis Horeau, directeur de la course en solitaire.
Le commandant du pétrolier a cependant fait savoir qu'il ne pouvait mettre un canot de sauvetage à l'eau, ce qui va probablement obliger l'un des concurrents de la course à récupérer Le Cam.
Armel Le Cleac'h (Brit'Air) et Vincent Riou (PRB) se sont déroutés et étaient attendus sur zone vers 16h00 (15h00 GMT) mardi.
"Je vais préparer tout le matériel nécessaire pour faire face à la situation, on est prêts à toutes les éventualités pour récupérer Jean", a déclaré Le Cleac'h lors d'une conversation avec le responsable de la sécurité de la course, Alain Gautier.
S'il doit être récupéré par un autre concurrent, Le Cam devra sortir de son bateau par la trappe arrière, spécialement conçue à cet effet, puis embarquer dans son propre canot de sauvetage et se laisser dériver en direction d'un autre voilier. Mardi à la mi-journée, la mer était formée avec une houle de quatre mètres et des vents atteignant par rafales les 50 km/h.
"Selon les conditions de mer et l'orientation du bateau, la sortie par la trappe peut être difficile", a témoigné Gautier, "Jean ne sortira que lorsqu'il sera sûr de pouvoir être récupéré très rapidement".
Avant le départ de la course, parmi les consignes de sécurité, il a été vivement recommandé aux marins de ne jamais quitter leur navire, même chaviré, tant que celui-ci flotte encore, la survie sur un canot de sauvetage étant plus aléatoire.
Les bateaux de la classe IMOCA (60 pieds, environ 18 m) sont en principe insubmersibles, et pour pouvoir naviguer en course, doivent avoir subi les tests de retournement. Si la quille est entière, le bateau doit en principe se redresser seul.
Navigateur chevronné, Jean Le Cam, qui participe à 49 ans au Vendée Globe pour la deuxième fois (2e en 2004-2005), occupait la 3e place lorsqu'il a fait naufrage, et s'apprêtait à doubler le cap Horn, avec une bonne journée de retard sur le leader Michel Desjoyeaux (Foncia).
Les secours sont coordonnés par le MRCC (organisation des secours en mer), qui a alerté les autorités chiliennes, la zone du naufrage se trouvant dans les eaux territoriales chiliennes. Le bateau avait d'abord été repéré par un avion chilien avant d'être rejoint par le pétrolier.
PARIS (AFP)
Deux concurrents du Vendée Globe faisaient voile mardi vers le lieu du naufrage de Jean Le Cam (VM Matériaux), dont le bateau a été repéré retourné au large des côtes chiliennes, et qui n'avait donné aucun signe de vie direct depuis près de 12 heures après avoir signalé son chavirage.
Le déclenchement d'une balise de détresse au moment de l'arrivée d'un pétrolier à proximité du bateau a cependant rassuré la direction de course, qui suppose que Le Cam est vivant à l'intérieur de la coque, dérivant à environ 200 milles (380 km) des côtes chiliennes.
Le bateau de Jean Le Cam s'est retourné dans la nuit de lundi à mardi.
"Il est très probable que la balise ait été déclenchée manuellement. Je pense que ce n'est pas un hasard. C'est une manoeuvre volontaire de la part de Jean pour signaler sa présence", a déclaré Denis Horeau, directeur de la course en solitaire.
Le commandant du pétrolier a cependant fait savoir qu'il ne pouvait mettre un canot de sauvetage à l'eau, ce qui va probablement obliger l'un des concurrents de la course à récupérer Le Cam.
Armel Le Cleac'h (Brit'Air) et Vincent Riou (PRB) se sont déroutés et étaient attendus sur zone vers 16h00 (15h00 GMT) mardi.
"Je vais préparer tout le matériel nécessaire pour faire face à la situation, on est prêts à toutes les éventualités pour récupérer Jean", a déclaré Le Cleac'h lors d'une conversation avec le responsable de la sécurité de la course, Alain Gautier.
S'il doit être récupéré par un autre concurrent, Le Cam devra sortir de son bateau par la trappe arrière, spécialement conçue à cet effet, puis embarquer dans son propre canot de sauvetage et se laisser dériver en direction d'un autre voilier. Mardi à la mi-journée, la mer était formée avec une houle de quatre mètres et des vents atteignant par rafales les 50 km/h.
"Selon les conditions de mer et l'orientation du bateau, la sortie par la trappe peut être difficile", a témoigné Gautier, "Jean ne sortira que lorsqu'il sera sûr de pouvoir être récupéré très rapidement".
Avant le départ de la course, parmi les consignes de sécurité, il a été vivement recommandé aux marins de ne jamais quitter leur navire, même chaviré, tant que celui-ci flotte encore, la survie sur un canot de sauvetage étant plus aléatoire.
Les bateaux de la classe IMOCA (60 pieds, environ 18 m) sont en principe insubmersibles, et pour pouvoir naviguer en course, doivent avoir subi les tests de retournement. Si la quille est entière, le bateau doit en principe se redresser seul.
Navigateur chevronné, Jean Le Cam, qui participe à 49 ans au Vendée Globe pour la deuxième fois (2e en 2004-2005), occupait la 3e place lorsqu'il a fait naufrage, et s'apprêtait à doubler le cap Horn, avec une bonne journée de retard sur le leader Michel Desjoyeaux (Foncia).
Les secours sont coordonnés par le MRCC (organisation des secours en mer), qui a alerté les autorités chiliennes, la zone du naufrage se trouvant dans les eaux territoriales chiliennes. Le bateau avait d'abord été repéré par un avion chilien avant d'être rejoint par le pétrolier.
@+
Phil01
CI Wilk Safari + Skoda Octavia 4X4 de 2001 à 2005
Hobby De Luxe 540 UL + Suzuki Grand Vitara de 2005 à 2010
Adria Altea 502 UL + Mazda CX5 4X4 de 2022 à ....
Phil01
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Jean-Marc - Caravanier aguerri

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Re: Vendée Globe
Via AFP :
Vincent Riou, arrivé mardi après-midi auprès du bateau retourné de Jean Le Cam (VM Matériaux), a établi le contact vocal avec le navigateur du Vendée Globe naufragé dans l'Océan pacifique, a indiqué mardi Philippe de Villiers, le président de la SEM (société organisatrice de la course).
"Riou a crié, Le Cam lui a répondu", a indiqué M. de Villiers.
Selon Vincent Riou (PRB), la partie arrière du bateau, par laquelle devrait s'extraire Le Cam, est immergée, ce qui risque de compliquer la sortie du naufragé.
Par ailleurs, un navire de la marine chilienne a quitté Puerto Williams équipé d'un semi rigide pour se diriger vers la zone du naufrage.
Re: Vendée Globe
Vincent RIOU vient de récupérer à l'instant Jean LE CAM !!!!! 
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Jean-Marc - Caravanier aguerri

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Re: Vendée Globe
via Associated Press :
PARIS (AP) - Vincent Riou a réussi mardi soir à récupérer sain et sauf Jean Le Cam, victime du chavirage de son voilier "MV Matériaux" à l'approche du Cap Horn dans le Vendée Globe, la course autour du monde en solitaire sans escale et sans assistance.
"C'est une histoire incroyable qui se termine bien", a déclaré Alain Gautier, le consultant sécurité du Vendée Globe.
Riou, vainqueur de la dernière édition de la course et qui s'était dérouté pour porter secours à Le Cam, a connu une avarie du mât de son voilier PRB lors de cette opération de sauvetage et il n'est pas certain de pouvoir continuer l'épreuve.
"Jean est sorti tout seul de son bateau. Vincent a fait quatre passages pour tenter de le récupérer. Au quatrième passage, le bout de l'outrigger bâbord de PRB s'est pris dans la quille de VM Matériaux et s'est cassé", a détaillé par communiqué la direction de l'épreuve depuis son PC parisien. "Dans la foulée, Jean Le Cam a pu grimper à bord, mais les deux hommes ont dû bricoler pour assurer le gréement et virer de bord rapidement pour éviter que le mât ne tombe. Ils font actuellement cap au 110, tribord amures, avec trois ris dans la grand-voile et rien à l'avant, en attendant de réaliser une réparation de fortune sur le gréement. Armel Le Cléac'h qui était également sur zone, s'est mis en route dans leur sillage."
Vincent Riou, qui s'était détourné de sa trajectoire pour porter secours à Jean Le Cam, avait le premier annoncé que le naufragé était vivant, après de premiers contacts rassurants.
Les opérations de sauvetage menées par la Marine chilienne sont en cours d'annulation. Un remporqueur comprenant une embarcation semi-rigide capable d'accoster l'épave, se dirigeait mardi soir vers la zone du naufrage avec ses plongeurs et devait y parvenir mercredi à 5h GMT (6h en France). Il était aussi prévu que d'ici là, un hélicoptère pourrait intervenir, si les conditions météorologiques difficiles le permettaient.
"Les informations émises par Vincent montrent qu'il faut aller vite", soulignait mardi après midi Alain Gautier. "S'il n'a pu attraper sa combinaison de survie, Jean doit être mouillé. Dans une eau à 5 ou 6 degrés, il ne faut pas traîner, mais ne pas faire n'importe quoi pour ne pas mettre la sécurité des sauveteurs en péril".
"Un délai de 28 heures entre le naufrage et le sauvetage laisse de bons espoirs. On pense que Jean peut résister jusqu'à demain matin 6h", ajoutait-il.
Le Cam, deuxième du Vendée Globe 2004, était apparemment coincé dans la partie avant de la coque, alors que la trappe de sortie située à l'arrière semblait immergée.
Une photo prise par un avion de reconnaissance a montré que le voilier a perdu le bulbe de sa quille, lest d'environ quatre tonnes, qui assure la stabilité de l'embarcation.
Lors de l'arrivée sur zone de Vincent Riou mardi, Le Cam a fait sortir à travers le passe-coque de son voilier -petite ouverture circulaire située devant la quille- un pavillon avec une antenne. Il a aussi répondu par la voix à des appels de son secouriste et a ensuite fait sortir une fusée parachute, toujours par le passe-coque. Le navigateur a ensuite confié avoir froid, a rapporté Riou, cité par le PC de course.
Jean Le Cam avait activé sa balise de détresse mardi à 2h40 (1h40 GMT) alors qu'il se trouvait à environ 200 milles nautiques (370km) du cap Horn. Quelques heures plus tard, la Marine chilienne repérait son monocoque retourné.
Une heure et demie avant l'activation de sa balise, Le Cam avait téléphoné à son équipe à terre pour signaler qu'il connaissait de "gros problèmes" à bord de son monocoque. La communication a ensuite été coupée.
Re: Vendée Globe
Ce genre de bateau ne peut plus rester "quille en l'air" ; or, d'après la photo, je pense que la quille du bateau n'a plus son lest (grosse masse de plomb en forme "d'obus" en bout de quille) : soit il y a eu rupture (et il s'agit d'un défaut de structure), soit il y a eu un choc. On devrait en savoir plus dans les prochaines heures.
Ce qu'a fait Vincent RIOU est exceptionnel.
(Loïc PEYRON avait lui aussi réalisé un très grand exploit lorsqu'il avait réussi à redresser le bateau "Fleury Michon" à 2 mats de Philippe POUPON qui avait chaviré.)

Ce qu'a fait Vincent RIOU est exceptionnel.
(Loïc PEYRON avait lui aussi réalisé un très grand exploit lorsqu'il avait réussi à redresser le bateau "Fleury Michon" à 2 mats de Philippe POUPON qui avait chaviré.)

Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
En manoeuvrant pour récupérer Jean LE CAM, Vincent RIOU a accroché son mat dans la quille du bateau retourné, et va devoir certainement abandonner !
Pour mémoire, Vincent RIOU a été récupéré par Loïc PEYRON lors de la dernière Transat anglaise en solitaire !
Pour mémoire, Vincent RIOU a été récupéré par Loïc PEYRON lors de la dernière Transat anglaise en solitaire !
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Jean-Marc - Caravanier aguerri

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Re: Vendée Globe
Abandonner la course certes, mais quelle belle victoire que d'avoir récupéré Le Cam de cette manière.
Re: Vendée Globe
Vincent Riou en compagnie de Jean Le Cam fait route vers le canal de Beagle : les deux solitaires n’ont pas précisé leur intention clairement, mais il semble qu’ils veulent s’abriter pour débarquer Jean et permettre à Vincent de reprendre sa route vers les Sables d’Olonne au plus vite.
Les émotions du sauvetage de Jean Le Cam (VM Matériaux) ont été tellement intenses que la description des avaries subies par le monocoque de Vincent Riou (PRB) n’a pas été très claire : on sait que l’outrigger bâbord qui permet de tenir le mât aile latéralement, a été cassé et que le tube a bien failli tomber pendant l’opération délicate d’embarquement de Jean. Mais les deux skippers ont réussi à empanner rapidement et à sauver le mât qui penchait pourtant de 30° ! Magnifique manœuvre qui a permis aux deux hommes de brêler des cordages de sécurité afin de repartir bâbord amure (donc sur le mauvais côté du gréement affaibli), vers les îles chiliennes.
La route suivie par le monocoque orange indique un cap vers le canal de Beagle, une zone abritée de la houle du Pacifique et un ensemble d’îlots où croisent de nombreux bateaux de croisière et de charter extrême. La décision finale des deux hommes n’est pas encore connue, mais le point presse qui sera organisé avec eux à 10h00 en visio-conférence au PC Course parisien du Vendée Globe, devrait permettre d’éclaircir leurs intentions. Seule certitude : Vincent Riou a bien la volonté de repartir au plus vite en course…
Des Malouines à la Nouvelle-Zélande !
Armel Le Cléac’h (Brit Air) qui était resté sur zone pendant toute l’opération de sauvetage, a repris sa route vers le cap Horn après s’être assuré que le gréement de PRB tiendrait le coup. Il n’était plus qu’à 80 milles du cap ce mercredi matin, naviguant à plus de quatorze nœuds dans un bon flux portant d’Ouest 25 nœuds. Et devant, les deux compères de Port la Forêt sont déjà au Nord de l’archipel des Malouines : Michel Desjoyeaux (Foncia) et Roland Jourdain (Veolia Environnement) ont ostensiblement obliqué vers le large pour éviter des micro-bulles sans vent qui vont glisser le long des côtes argentines ces prochains jours. La prévision météorologique n’est pas très claire sur le moyen terme (cinq jours) mais les deux marins ont préféré prendre la poudre d’escampette en contournant ces zones incertaines pour aller chercher des alizés de Sainte Hélène, peut-être contraires mais au moins bien établis…
Dans le Pacifique où navigue donc le reste de la flotte, les vitesses de progression ont sensiblement ralenti car le plus grand océan de la Terre s’est nettement calmé : Samantha Davies (Roxy) pointe son étrave vers les côtes chiliennes à douze nœuds, et Marc Guillemot (Safran) toujours sous voilure réduite, a passé mardi soir la dernière porte des glaces du Pacifique Est. De son côté, Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) a fait le break face au duo Dee Caffari (Aviva) et Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) relégués à plus de 300 milles de son tableau arrière. Le Britannique Steve White (Toe in the Water) est quant à lui sur la porte Pacifique Ouest, en plein milieu de cet océan en bordure d’un anticyclone qui a sérieusement assagi la mer.
Mais ce n’est pas le cas pour les trois derniers : l’Américain Rich Wilson (Great American III) subit des vents de plus de trente nœuds de Nord-Ouest en avant d’une belle dépression tandis que Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) et Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) se sont fait brasser la nuit dernière au passage de plusieurs fronts mais ils devraient bénéficier d’une accalmie pour leur passage sous la Nouvelle-Zélande ce mercredi. Ils pourraient même avoir à tirer des bords dans une dizaine de nœuds de brise de secteur Nord à Nord-Est ! DBo.
1 == Michel Desjoyeaux
Foncia 07/01/09
03:00 49 54.91’ S 56 11.26’ W 6475.7 0.0 16.4 62 114.8 14.8 12.8 65 288.8 12.0 061
2 == Roland Jourdain
Veolia Environnement 07/01/09
03:30 50 10.21’ S 59 30.31’ W 6566.6 90.9 15.8 54 125.8 14.8 14.0 55 296.0 12.3 041
3 +1 Armel Le Cléac´h
Brit Air 07/01/09
03:30 56 23.95’ S 70 06.50’ W 7116.6 641.0 13.1 88 115.6 13.0 12.8 96 280.5 11.7 103
4 -1 Vincent Riou
PRB 07/01/09
03:30 55 56.60’ S 71 33.07’ W 7163.9 688.2 9.3 37 68.0 7.9 7.6 77 221.3 9.2 115
5 == Samantha Davies
Roxy 07/01/09
03:30 48 34.04’ S 101 18.52’ W 8331.1 1855.5 12.5 147 118.1 13.1 13.1 123 380.5 15.9 130
6 == Marc Guillemot
Safran 07/01/09
03:30 44 42.67’ S 108 34.33’ W 8708.9 2233.2 11.9 134 194.5 13.1 13.1 124 377.3 15.7 085
7 == Brian Thompson
Bahrain Team Pindar 07/01/09
03:30 45 03.05’ S 118 14.83’ W 9216.1 2740.4 10.6 45 71.0 10.5 7.9 47 236.6 9.9 084
8 == Dee Caffari
Aviva 07/01/09
03:30 46 18.33’ S 124 38.59’ W 9484.0 3008.4 10.3 98 90.2 10.1 10.0 87 237.9 9.9 105
9 == Arnaud Boissières
Akena Vérandas 07/01/09
03:00 47 12.05’ S 124 57.28’ W 9492.8 3017.1 11.3 103 95.8 10.7 10.6 96 272.6 11.4 099
10 == Steve White
Toe in the Water 07/01/09
03:30 45 31.27’ S 144 36.43’ W 10321.9 3846.2 10.0 98 49.8 5.9 5.5 77 141.1 5.9 085
11 == Rich Wilson
Great American III 07/01/09
03:30 47 59.59’ S 168 49.34’ W 11308.0 4832.3 12.9 90 103.9 11.6 11.5 88 266.8 11.1 092
12 == Norbert Sedlacek
Nauticsport-Kapsch 07/01/09
03:30 49 24.88’ S 164 14.93’ E 12358.8 5883.1 11.2 86 96.0 11.4 10.7 81 249.3 10.4 083
13 == Raphaël Dinelli
Fondation Océan Vital 07/01/09
03:00 48 44.49’ S 159 14.16’ E 12554.6 6078.9 11.0 88 91.1 10.7 10.1 86 231.8 9.7 080
NL Jean Le Cam
VM Matériaux 06/01/09
00:00 56 19.28’ S 73 54.17’ W 0 0.0 16.5 86 0
ABD Jonny Malbon
Artemis Abandon : Le dimanche 04 janvier 2009 à 11:00 TU
Nº Skipper
Bateau Heure
Pointage (TU) Latitude Longitude Dist. à l'Arrivée
(Milles) Ecart / 1er
(Milles) Depuis 1h Entre 2 classements Sur 24 heures
Vitesse Cap Dist. parcourue
(Milles) Vitesse (Noeuds) VMG (Noeuds) Cap Dist. parcourue
(Milles) VMG (Noeuds) Cap
ABD Jean-Pierre Dick
Paprec-Virbac 2 Abandon : Le jeudi 01 janvier 2009 à 15:36 TU
ABD Derek Hatfield
Algimouss Spirit of Canada Abandon : Le lundi 29 décembre 2008 à 15:27 TU
ABD Sébastien Josse
BT Abandon : Le lundi 29 décembre 2008 à 14:00 TU
ABD Yann Eliès
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Ecover Abandon : Le mardi 16 décembre 2008 à 07:47 TU
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Gitana Eighty Abandon : Le lundi 15 décembre 2008 à 18:10 TU
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Temenos II Abandon : Le samedi 13 décembre 2008 à 14:15 TU
ABD Unai Basurko
Pakea Bizkaia Abandon : Le dimanche 07 décembre 2008 à 13:34 TU
ABD Jérémie Beyou
Delta Dore Abandon : Le mercredi 26 novembre 2008 à 01:08 TU
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ABD Marc Thiercelin
DCNS Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 10:00 TU
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Groupe Bel Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 09:31 TU
Les émotions du sauvetage de Jean Le Cam (VM Matériaux) ont été tellement intenses que la description des avaries subies par le monocoque de Vincent Riou (PRB) n’a pas été très claire : on sait que l’outrigger bâbord qui permet de tenir le mât aile latéralement, a été cassé et que le tube a bien failli tomber pendant l’opération délicate d’embarquement de Jean. Mais les deux skippers ont réussi à empanner rapidement et à sauver le mât qui penchait pourtant de 30° ! Magnifique manœuvre qui a permis aux deux hommes de brêler des cordages de sécurité afin de repartir bâbord amure (donc sur le mauvais côté du gréement affaibli), vers les îles chiliennes.
La route suivie par le monocoque orange indique un cap vers le canal de Beagle, une zone abritée de la houle du Pacifique et un ensemble d’îlots où croisent de nombreux bateaux de croisière et de charter extrême. La décision finale des deux hommes n’est pas encore connue, mais le point presse qui sera organisé avec eux à 10h00 en visio-conférence au PC Course parisien du Vendée Globe, devrait permettre d’éclaircir leurs intentions. Seule certitude : Vincent Riou a bien la volonté de repartir au plus vite en course…
Des Malouines à la Nouvelle-Zélande !
Armel Le Cléac’h (Brit Air) qui était resté sur zone pendant toute l’opération de sauvetage, a repris sa route vers le cap Horn après s’être assuré que le gréement de PRB tiendrait le coup. Il n’était plus qu’à 80 milles du cap ce mercredi matin, naviguant à plus de quatorze nœuds dans un bon flux portant d’Ouest 25 nœuds. Et devant, les deux compères de Port la Forêt sont déjà au Nord de l’archipel des Malouines : Michel Desjoyeaux (Foncia) et Roland Jourdain (Veolia Environnement) ont ostensiblement obliqué vers le large pour éviter des micro-bulles sans vent qui vont glisser le long des côtes argentines ces prochains jours. La prévision météorologique n’est pas très claire sur le moyen terme (cinq jours) mais les deux marins ont préféré prendre la poudre d’escampette en contournant ces zones incertaines pour aller chercher des alizés de Sainte Hélène, peut-être contraires mais au moins bien établis…
Dans le Pacifique où navigue donc le reste de la flotte, les vitesses de progression ont sensiblement ralenti car le plus grand océan de la Terre s’est nettement calmé : Samantha Davies (Roxy) pointe son étrave vers les côtes chiliennes à douze nœuds, et Marc Guillemot (Safran) toujours sous voilure réduite, a passé mardi soir la dernière porte des glaces du Pacifique Est. De son côté, Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) a fait le break face au duo Dee Caffari (Aviva) et Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) relégués à plus de 300 milles de son tableau arrière. Le Britannique Steve White (Toe in the Water) est quant à lui sur la porte Pacifique Ouest, en plein milieu de cet océan en bordure d’un anticyclone qui a sérieusement assagi la mer.
Mais ce n’est pas le cas pour les trois derniers : l’Américain Rich Wilson (Great American III) subit des vents de plus de trente nœuds de Nord-Ouest en avant d’une belle dépression tandis que Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) et Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) se sont fait brasser la nuit dernière au passage de plusieurs fronts mais ils devraient bénéficier d’une accalmie pour leur passage sous la Nouvelle-Zélande ce mercredi. Ils pourraient même avoir à tirer des bords dans une dizaine de nœuds de brise de secteur Nord à Nord-Est ! DBo.
1 == Michel Desjoyeaux
Foncia 07/01/09
03:00 49 54.91’ S 56 11.26’ W 6475.7 0.0 16.4 62 114.8 14.8 12.8 65 288.8 12.0 061
2 == Roland Jourdain
Veolia Environnement 07/01/09
03:30 50 10.21’ S 59 30.31’ W 6566.6 90.9 15.8 54 125.8 14.8 14.0 55 296.0 12.3 041
3 +1 Armel Le Cléac´h
Brit Air 07/01/09
03:30 56 23.95’ S 70 06.50’ W 7116.6 641.0 13.1 88 115.6 13.0 12.8 96 280.5 11.7 103
4 -1 Vincent Riou
PRB 07/01/09
03:30 55 56.60’ S 71 33.07’ W 7163.9 688.2 9.3 37 68.0 7.9 7.6 77 221.3 9.2 115
5 == Samantha Davies
Roxy 07/01/09
03:30 48 34.04’ S 101 18.52’ W 8331.1 1855.5 12.5 147 118.1 13.1 13.1 123 380.5 15.9 130
6 == Marc Guillemot
Safran 07/01/09
03:30 44 42.67’ S 108 34.33’ W 8708.9 2233.2 11.9 134 194.5 13.1 13.1 124 377.3 15.7 085
7 == Brian Thompson
Bahrain Team Pindar 07/01/09
03:30 45 03.05’ S 118 14.83’ W 9216.1 2740.4 10.6 45 71.0 10.5 7.9 47 236.6 9.9 084
8 == Dee Caffari
Aviva 07/01/09
03:30 46 18.33’ S 124 38.59’ W 9484.0 3008.4 10.3 98 90.2 10.1 10.0 87 237.9 9.9 105
9 == Arnaud Boissières
Akena Vérandas 07/01/09
03:00 47 12.05’ S 124 57.28’ W 9492.8 3017.1 11.3 103 95.8 10.7 10.6 96 272.6 11.4 099
10 == Steve White
Toe in the Water 07/01/09
03:30 45 31.27’ S 144 36.43’ W 10321.9 3846.2 10.0 98 49.8 5.9 5.5 77 141.1 5.9 085
11 == Rich Wilson
Great American III 07/01/09
03:30 47 59.59’ S 168 49.34’ W 11308.0 4832.3 12.9 90 103.9 11.6 11.5 88 266.8 11.1 092
12 == Norbert Sedlacek
Nauticsport-Kapsch 07/01/09
03:30 49 24.88’ S 164 14.93’ E 12358.8 5883.1 11.2 86 96.0 11.4 10.7 81 249.3 10.4 083
13 == Raphaël Dinelli
Fondation Océan Vital 07/01/09
03:00 48 44.49’ S 159 14.16’ E 12554.6 6078.9 11.0 88 91.1 10.7 10.1 86 231.8 9.7 080
NL Jean Le Cam
VM Matériaux 06/01/09
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Vitesse Cap Dist. parcourue
(Milles) Vitesse (Noeuds) VMG (Noeuds) Cap Dist. parcourue
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Phil 01 - Caravanier aguerri

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Re: Vendée Globe
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Phil01
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Phil01
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Jean-Marc - Caravanier aguerri

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Re: Vendée Globe
via AFP :

Riou, vainqueur de la dernière édition de ce tour du monde en solitaire sans escale, en 2005, a informé son service de presse à 20h20, heure de Paris. "On vient de démâter, on est dans les îles", leur a-t-il dit.
"C'est la réparation de fortune effectuée juste après la montée à bord de Jean Le Cam qui a cédé, a indiqué l'équipe de Riou, (...) entraînant la chute du mât de PRB".
PRB, endommagé mardi lors du sauvetage de Le Cam - qui avait chaviré - par Vincent Riou au large du cap Horn, a démâté mercredi soir, la réparation de fortune du gréement entreprise par les deux marins n'ayant pas tenu.
Répondant à un message d'alerte, le patrouilleur côtier de la marine nationale chilienne Alacalufe est arrivé sur zone à 01h50 GMT et a pris PRB en remorque vers Puerto Williams (Chili), a indiqué la direction de course à l'AFP jeudi matin.
Re: Vendée Globe
Le duel entre Michel Desjoyeaux et Roland Jourdain semble très incertain même si le classement de ce jeudi matin laisse encore entendre que le leader depuis trois semaines, garde la main. Mais pour combien de temps ? Car l’un coupe au plus court vers l’équateur quand l’autre s’écarte sensiblement de la route directe…
C’est toute la difficulté d’établir un classement en navigation à la voile car pour atteindre un point, il faut parfois se détourner sensiblement de la ligne droite… Surtout à grande échelle et sur une Terre encore bien ronde qui fait que le chemin le plus court est une courbe (orthodromie) ! Bref, il y a de quoi se perdre entre les milles réels et les nautiques virtuels, et il vaut mieux rester très prudent quant à l’avantage en termes d’avantage brut, de l’un ou l’autre des deux leaders. Non seulement il faut prendre en compte la distance restant à parcourir, mais aussi le passage quasiment obligatoire qu’est l’équateur qui se coupe en général vers le 30° Ouest en remontant du cap Horn… Or ce jeudi matin, Roland Jourdain (Veolia Environnement) est déjà 20 milles plus Nord que le leader au classement de 5h00, Michel Desjoyeaux (Foncia) se positionnant à plus de 270 milles à l’Est de son concurrent… Un choix stratégique qui vient de leur position respective précédente après leur passage du cap Horn. C’est le principe de l’évolution météorologique : à quelques heures près, l’option ne peut plus être la même car la porte de sortie s’est déplacée différemment pour l’un ou l’autre…
Pas de deux
Le paso-doble est une danse espagnole des années vingt d’une grande simplicité puisque le couple enchaîne des pas de deux avec des figures plus ou moins imposées… Dont le « tour du monde » qui consiste à tourner autour de son partenaire ! Et le « pas chassé à droite » qui fait glisser progressivement sur le parquet… C’est bien la phase qui se déroule en ce moment dans l’Atlantique Sud entre Roland Jourdain et Michel Desjoyeaux, ce dernier étant ce jeudi matin à plus de 270 milles dans l’Est de son compère. Car si les conditions météorologiques sont particulièrement favorables depuis la sortie du détroit de Le Maire pour les deux impétrants, elles s’annoncent plus délicates à aborder ce week-end : le vent de Sud-Ouest 20-25 nœuds qui les propulsent actuellement à plus de quinze nœuds de moyenne, est lié un front froid associé à une dépression qui s’en va vers l’Afrique…
Mais sur leur gauche, un petit anticyclone se forme au large de l’Argentine qui va fusionner avec les hautes pressions de l’anticyclone de Sainte-Hélène : une barrière de vents faibles, instables, peu prévisibles en force et en direction avec les modèles de simulation, est donc programmée à partir de dimanche, large de près de 1 000 milles devant les étraves des deux « danseurs »… Il va falloir choisir son tempo : tango argentin, salsa brésilienne, fado capverdien ou rythme africain ! Il y aura du près, des bords à tirer, des manœuvres à gogo, des sueurs froides et des coups de chaud, avec des rebondissements. Car Roland Jourdain a comme optique de gagner le plus possible vers le Nord pour tenter de trouver une issue de secours au large de l’Uruguay, quand Michel Desjoyeaux tente de s’écarter le plus possible vers le centre de l’Atlantique Sud afin de contourner cette immense bulle. Pour l’instant, il n’y a pas solution acquise, pas de voie royale, pas de chemin de traverse, pas de raccourci, pas de certitude… Il n’y a plus pour les deux solitaires qu’à rester caler sur leur option, et à brûler des cierges à Notre-Dame-de-Romengol en espérant que le ciel s’éclaircisse devant l’étrave ! DBo.
C’est toute la difficulté d’établir un classement en navigation à la voile car pour atteindre un point, il faut parfois se détourner sensiblement de la ligne droite… Surtout à grande échelle et sur une Terre encore bien ronde qui fait que le chemin le plus court est une courbe (orthodromie) ! Bref, il y a de quoi se perdre entre les milles réels et les nautiques virtuels, et il vaut mieux rester très prudent quant à l’avantage en termes d’avantage brut, de l’un ou l’autre des deux leaders. Non seulement il faut prendre en compte la distance restant à parcourir, mais aussi le passage quasiment obligatoire qu’est l’équateur qui se coupe en général vers le 30° Ouest en remontant du cap Horn… Or ce jeudi matin, Roland Jourdain (Veolia Environnement) est déjà 20 milles plus Nord que le leader au classement de 5h00, Michel Desjoyeaux (Foncia) se positionnant à plus de 270 milles à l’Est de son concurrent… Un choix stratégique qui vient de leur position respective précédente après leur passage du cap Horn. C’est le principe de l’évolution météorologique : à quelques heures près, l’option ne peut plus être la même car la porte de sortie s’est déplacée différemment pour l’un ou l’autre…
Pas de deux
Le paso-doble est une danse espagnole des années vingt d’une grande simplicité puisque le couple enchaîne des pas de deux avec des figures plus ou moins imposées… Dont le « tour du monde » qui consiste à tourner autour de son partenaire ! Et le « pas chassé à droite » qui fait glisser progressivement sur le parquet… C’est bien la phase qui se déroule en ce moment dans l’Atlantique Sud entre Roland Jourdain et Michel Desjoyeaux, ce dernier étant ce jeudi matin à plus de 270 milles dans l’Est de son compère. Car si les conditions météorologiques sont particulièrement favorables depuis la sortie du détroit de Le Maire pour les deux impétrants, elles s’annoncent plus délicates à aborder ce week-end : le vent de Sud-Ouest 20-25 nœuds qui les propulsent actuellement à plus de quinze nœuds de moyenne, est lié un front froid associé à une dépression qui s’en va vers l’Afrique…
Mais sur leur gauche, un petit anticyclone se forme au large de l’Argentine qui va fusionner avec les hautes pressions de l’anticyclone de Sainte-Hélène : une barrière de vents faibles, instables, peu prévisibles en force et en direction avec les modèles de simulation, est donc programmée à partir de dimanche, large de près de 1 000 milles devant les étraves des deux « danseurs »… Il va falloir choisir son tempo : tango argentin, salsa brésilienne, fado capverdien ou rythme africain ! Il y aura du près, des bords à tirer, des manœuvres à gogo, des sueurs froides et des coups de chaud, avec des rebondissements. Car Roland Jourdain a comme optique de gagner le plus possible vers le Nord pour tenter de trouver une issue de secours au large de l’Uruguay, quand Michel Desjoyeaux tente de s’écarter le plus possible vers le centre de l’Atlantique Sud afin de contourner cette immense bulle. Pour l’instant, il n’y a pas solution acquise, pas de voie royale, pas de chemin de traverse, pas de raccourci, pas de certitude… Il n’y a plus pour les deux solitaires qu’à rester caler sur leur option, et à brûler des cierges à Notre-Dame-de-Romengol en espérant que le ciel s’éclaircisse devant l’étrave ! DBo.
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
Vincent RIOU sur PRB est arrivé ce matin à 10h30 (HF) à Puerto Williams. Il a pris quelques minutes pour répondre aux questions de l’organisation du Vendée Globe. Voici ces premiers mots après son démâtage survenu hier soir.
« Nous étions en train de manœuvrer en approche du canal Beagle et la cadène provisoire que nous avions faite à bâbord a cassé. Le mât est tombé tranquillement dans l’eau. On n’a rien pu faire d’autre que de l’abandonner car il y avait du clapot. C’était plus dangereux qu’autre chose. La nuit dernière, on a été pris en remorque par la marine chilienne et on vient d’arriver à Puerto Williams. On avait fait 250 milles avec le gréement réparé, il n’en restait que 50 à faire ! C’est comme ça. J’ai du mal à me projeter plus loin que là où je suis. Il faut qu’on se pose, qu’on se repose, qu’on règle nos problèmes de douanes qui ne vont pas être simples. Il est surtout urgent de ne pas se précipiter. Physiquement, on est fatigué mais ça, on connait. Que ce soit moi ou Jean, on en a les bras qui tombent, c’est le truc de trop. Il va falloir qu’on fasse avec mais ça m’arrive après d’autres événements similaires qui me sont arrivés l’année dernière (note 1). J’ai l’impression que l’histoire se répète. On est amarré de manière provisoire à un ponton militaire. Maintenant, on va essayer de trouver un mouillage correct pour garder le bateau en sécurité. »
Note 1 : Vincent fait référence à son avarie de quille survenue après la rencontre avec un cétacé dans la Transat anglaise et son démâtage partiel qui l’avait contrait à l’abandon dans la Barcelona World Race.
« Nous étions en train de manœuvrer en approche du canal Beagle et la cadène provisoire que nous avions faite à bâbord a cassé. Le mât est tombé tranquillement dans l’eau. On n’a rien pu faire d’autre que de l’abandonner car il y avait du clapot. C’était plus dangereux qu’autre chose. La nuit dernière, on a été pris en remorque par la marine chilienne et on vient d’arriver à Puerto Williams. On avait fait 250 milles avec le gréement réparé, il n’en restait que 50 à faire ! C’est comme ça. J’ai du mal à me projeter plus loin que là où je suis. Il faut qu’on se pose, qu’on se repose, qu’on règle nos problèmes de douanes qui ne vont pas être simples. Il est surtout urgent de ne pas se précipiter. Physiquement, on est fatigué mais ça, on connait. Que ce soit moi ou Jean, on en a les bras qui tombent, c’est le truc de trop. Il va falloir qu’on fasse avec mais ça m’arrive après d’autres événements similaires qui me sont arrivés l’année dernière (note 1). J’ai l’impression que l’histoire se répète. On est amarré de manière provisoire à un ponton militaire. Maintenant, on va essayer de trouver un mouillage correct pour garder le bateau en sécurité. »
Note 1 : Vincent fait référence à son avarie de quille survenue après la rencontre avec un cétacé dans la Transat anglaise et son démâtage partiel qui l’avait contrait à l’abandon dans la Barcelona World Race.
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Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
En début de soirée jeudi (heure française), Veolia Environnement a heurté un cétacé au large de l’Argentine. La collision avec cet animal marin a provoqué plusieurs fissures qui contraignent actuellement Roland Jourdain à poursuivre sa course sous voilure réduite, le temps pour lui de réparer en mer.
Alors qu’il dormait dans sa bannette, Roland Jourdain a été réveillé par un choc violent en début de soirée, jeudi. Après être sorti en catastrophe pour choquer les voiles et redresser Veolia Environnement parti à l’abattée, il a alors constaté la couleur anormalement rouge de l’eau autour de son bateau. Le skipper de Veolia Environnement a d’abord pensé avoir perdu une voile avant de très vite s’apercevoir, en reprenant ses esprits, qu’il avait heurté un cétacé en voyant l’animal s’éloigner.
Après inspection de son bateau, la quille et le bulbe ne semblaient pas touchés mais plusieurs fissures aux alentours du puits de quille ainsi que sur la cloison du pied de mât sont à dénombrer. Roland Jourdain a d’abord prévenu son équipe avant d’informer, ce vendredi à 16h30, la direction de course du Vendée Globe.
En liaison avec le cabinet Lombard et le chantier CDK depuis l’incident, Roland et son équipe à terre ont alors analysé la situation et échafaudé une réparation en mer que Roland est en ce moment en train de mettre en œuvre avec les moyens du bord sous voilure réduite. Les conditions de mer plate et de petit temps anticyclonique dans lesquels évolue actuellement Veolia Environnement se prêtent donc plus favorablement à la situation.
Deux mois tout juste après son départ des Sables d’Olonne, Roland Jourdain occupe actuellement la deuxième place du classement, à 178 milles de Michel Desjoyeaux.
Il sera joint demain samedi à la vacation de 11h30.
Alors qu’il dormait dans sa bannette, Roland Jourdain a été réveillé par un choc violent en début de soirée, jeudi. Après être sorti en catastrophe pour choquer les voiles et redresser Veolia Environnement parti à l’abattée, il a alors constaté la couleur anormalement rouge de l’eau autour de son bateau. Le skipper de Veolia Environnement a d’abord pensé avoir perdu une voile avant de très vite s’apercevoir, en reprenant ses esprits, qu’il avait heurté un cétacé en voyant l’animal s’éloigner.
Après inspection de son bateau, la quille et le bulbe ne semblaient pas touchés mais plusieurs fissures aux alentours du puits de quille ainsi que sur la cloison du pied de mât sont à dénombrer. Roland Jourdain a d’abord prévenu son équipe avant d’informer, ce vendredi à 16h30, la direction de course du Vendée Globe.
En liaison avec le cabinet Lombard et le chantier CDK depuis l’incident, Roland et son équipe à terre ont alors analysé la situation et échafaudé une réparation en mer que Roland est en ce moment en train de mettre en œuvre avec les moyens du bord sous voilure réduite. Les conditions de mer plate et de petit temps anticyclonique dans lesquels évolue actuellement Veolia Environnement se prêtent donc plus favorablement à la situation.
Deux mois tout juste après son départ des Sables d’Olonne, Roland Jourdain occupe actuellement la deuxième place du classement, à 178 milles de Michel Desjoyeaux.
Il sera joint demain samedi à la vacation de 11h30.
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Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
Plus que 5574 milles devant les étraves de Foncia tandis que Michel Desjoyeaux s’apprête aujourd’hui à vivre son 25e jour aux commandes d’une course épique. Au large de l’Amérique du Sud, en compagnie de l’éternel Bilou, les deux hommes naviguent à faible vitesse aux parages d’un anticyclone. Derrière, la flotte n’est pas très rapide non plus.
Bye bye les quarantièmes
Michel Desjoyeaux est sorti des 40e rugissants, tous derrière et lui devant.
Après ce qu’on imagine être une sérieuse journée de bricolage pour consolider les fissures apparues autour du puits de quille et sur la cloison de pied de mât suite à sa collision jeudi avec un animal marin, Roland Jourdain (Veolia Environnement) s’est calé dans le sillage de Foncia.
Les deux hommes poursuivent leur remontée vers les eaux chaudes du Brésil, au milieu d’un bel anticyclone. D’où des vitesses relativement faibles depuis hier après-midi, autour de 10 nœuds de moyenne.
Troisième à plus de 750 milles, Armel le Cléac’h n’est pas tellement plus rapide, mais pas pour les mêmes raisons. Au nord des Malouines, le skipper de Brit Air navigue au près océanique dans un flux de nord-ouest qui contrarie quelque peu son ascension.
Safran le plus rapide
En fait, les deux concurrents les plus véloces ces dernières 24 heures glissent au portant autour du 55 degrés sud. Il s’agit de Samantha Davies (Roxy) et surtout de Marc Guillemot, le seul à frôler les 15 nœuds moyens dans sa plongée vers le Horn.
Dans un message envoyé cette nuit, Sam ne cachait pas son impatience de franchir cette barrière symbolique. Il lui reste encore 390 milles avant d’entrer en Atlantique, soit encore une grosse journée de portant dans un vent fraîchissant et des grains. Derrière, dans le sillage de Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), Dee Caffari (Aviva) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) poursuivent leur éternel pas de deux. Mais à bord d’un bateau plus récent et surtout plus puissant, Dee Caffari est la plus rapide. Vendredi, elle a réussi à doubler ‘Cali’ et ce matin, elle disposait d’une petite marge de 7 milles.
Huit ont claqué la porte
Ces huit bateaux sont pour l’instant les seuls à avoir franchi la dernière porte de sécurité qui jalonne le parcours avant le passage du dernier des trois grands caps.
Steve White (Toe in the Water) qui a repris de sa superbe après avoir passé pratiquement 48 heures englué dans les hautes pressions, est encore à 1100 milles de cette porte. Comme Rich Wilson (Great American III), Steve navigue ce matin à la lisière d’un front qui le propulse gentiment sur la route.
Enfin, Norbert Sedlacek (Nauticsport- Kapsch) qui devance Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) de presque 150 milles, devrait passer dans la journée l’antiméridien, la fameuse ligne de changement de date. C.El
Bye bye les quarantièmes
Michel Desjoyeaux est sorti des 40e rugissants, tous derrière et lui devant.
Après ce qu’on imagine être une sérieuse journée de bricolage pour consolider les fissures apparues autour du puits de quille et sur la cloison de pied de mât suite à sa collision jeudi avec un animal marin, Roland Jourdain (Veolia Environnement) s’est calé dans le sillage de Foncia.
Les deux hommes poursuivent leur remontée vers les eaux chaudes du Brésil, au milieu d’un bel anticyclone. D’où des vitesses relativement faibles depuis hier après-midi, autour de 10 nœuds de moyenne.
Troisième à plus de 750 milles, Armel le Cléac’h n’est pas tellement plus rapide, mais pas pour les mêmes raisons. Au nord des Malouines, le skipper de Brit Air navigue au près océanique dans un flux de nord-ouest qui contrarie quelque peu son ascension.
Safran le plus rapide
En fait, les deux concurrents les plus véloces ces dernières 24 heures glissent au portant autour du 55 degrés sud. Il s’agit de Samantha Davies (Roxy) et surtout de Marc Guillemot, le seul à frôler les 15 nœuds moyens dans sa plongée vers le Horn.
Dans un message envoyé cette nuit, Sam ne cachait pas son impatience de franchir cette barrière symbolique. Il lui reste encore 390 milles avant d’entrer en Atlantique, soit encore une grosse journée de portant dans un vent fraîchissant et des grains. Derrière, dans le sillage de Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), Dee Caffari (Aviva) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) poursuivent leur éternel pas de deux. Mais à bord d’un bateau plus récent et surtout plus puissant, Dee Caffari est la plus rapide. Vendredi, elle a réussi à doubler ‘Cali’ et ce matin, elle disposait d’une petite marge de 7 milles.
Huit ont claqué la porte
Ces huit bateaux sont pour l’instant les seuls à avoir franchi la dernière porte de sécurité qui jalonne le parcours avant le passage du dernier des trois grands caps.
Steve White (Toe in the Water) qui a repris de sa superbe après avoir passé pratiquement 48 heures englué dans les hautes pressions, est encore à 1100 milles de cette porte. Comme Rich Wilson (Great American III), Steve navigue ce matin à la lisière d’un front qui le propulse gentiment sur la route.
Enfin, Norbert Sedlacek (Nauticsport- Kapsch) qui devance Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) de presque 150 milles, devrait passer dans la journée l’antiméridien, la fameuse ligne de changement de date. C.El
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Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
Du Rio de la Plata à Sainte-Hélène, les hautes pressions jouent avec les nerfs des solitaires. L’anticyclone tend à se fractionner en des petites cellules autonomes avec en corollaire, un régime de vents erratiques et par définition, faibles. Pour les deux premiers, l’heure est venue d’essayer de négocier au mieux ces petites bulles anticycloniques qui, comble de perversité, peuvent apparaître et disparaitre sans forcément respecter les modèles de prévisions météorologiques. Dans ces conditions chaque mille gagné vaut de l’or.
Ils n’en sont qu’à la latitude de l’Uruguay, mais le vent a déjà des langueurs toutes brésiliennes. A donner envie de se prélasser sur la plage de Copacabana plutôt qu’à guetter le moindre souffle d’air capable de déhaler la coque de son monocoque. On pourrait dire qu’ils se reposent, mais le petit temps porte souvent sur les nerfs des navigateurs. Les heures s’égrènent sans que les milles ne défilent et pour qui a été habitué à voir les compteurs flirter régulièrement au dessus de la barre des 25 nœuds, redécouvrir des vitesses dignes de la plaisance traditionnelle est particulièrement frustrant. Seuls avantages, mais ils sont de taille : on redécouvre une position verticale presque normale et surtout le volume sonore de la coque de carbone qui tape dans les vagues baisse sensiblement.
Pour les deux leaders, c’est un grand poker menteur qui vient de commencer. On comprend mieux pourquoi Roland Jourdain ne tenait pas à dévoiler trop tôt ses soucis techniques suite à sa collision avec un cétacé. Dans ce genre de temps, on observe avec encore plus d’attention les trajectoires des adversaires. Et laisser croire à son meilleur ennemi que les vitesses faibles qu’on enregistre sont peut-être dues à des vents faibles qu’au fait qu’on est en train de jouer de la ponceuse et de la résine est finalement de bonne guerre. Le petit décalage dans l’est de Michel Desjoyeaux ne semble actuellement guère lui profiter, d’autant qu’il semble que le gradient de pression soit légèrement plus élevé le long des côtes du Brésil que plus au large. La trajectoire de Michel témoigne bien de cette volonté de sortir au plus vite de cette situation qui pourrait profiter dans un premier temps au skipper de Veolia Environnement. Reste que le premier qui sortira des mailles de l’anticyclone pourra espérer toucher au plus vite les régimes d’alizés. Et que statistiquement, la raison du plus au large est le plus souvent la meilleure. Alors que faire ? Jouer son va-tout dans une option radicalement différente ou choisir de contrôler son adversaire. Pour le skipper de Foncia, c’est l’heure des choix. Le jeu de Roland Jourdain est de tenter d’attaquer, celui de Michel Desjoyeaux est de défendre sa position. Entre choix stratégiques, positionnement tactique et intoxication psychologique ces deux-là n’ont pas fini de jouer à « je t’aime, moi non plus… » Attention toutefois : derrière eux Armel Le Cléac’h (Brit Air) est toujours à l’affut : et le navigateur de la baie de Morlaix mérite parfaitement son surnom de « chacal ». Si l’opportunité se présente de venir mordre les talons de ses adversaires, il saura la saisir.
Le Horn
Dans le sillage du trio de tête, c’est une toute une procession qui s’apprête à franchir le Horn. En tête de la congrégation des rescapés du Pacifique, Sam Davies (Roxy) espère bien un passage du Cap Dur aussi rayonnant que sa course. La navigatrice devrait franchir demain dans la matinée (heure française) la marque de parcours la plus symbolique de cette navigation autour du monde. Marc Guillemot (Safran) devrait, quant à lui, se présenter dans la nuit de dimanche à lundi, quand Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), Dee Caffari (Aviva) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) devront attendre le début de semaine. Les atermoiements anticycloniques sont loin de les occuper : tous devraient subir le passage d’une dépression violente avec des rafales pouvant atteindre les 60 nœuds. Même Rich Wilson (Great American III) s’attend à en subir les effets. Seuls Norbert Sedlacek (Nauticsport – Kapsch) et Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) devraient y échapper. Mais pour ces deux-là, les heures dans le Pacifique risquent d’être encore bien longues. A bien y réfléchir, les périodes de prise de tête dans la pétole ont, elles aussi, parfois du bon… PFB
Ils n’en sont qu’à la latitude de l’Uruguay, mais le vent a déjà des langueurs toutes brésiliennes. A donner envie de se prélasser sur la plage de Copacabana plutôt qu’à guetter le moindre souffle d’air capable de déhaler la coque de son monocoque. On pourrait dire qu’ils se reposent, mais le petit temps porte souvent sur les nerfs des navigateurs. Les heures s’égrènent sans que les milles ne défilent et pour qui a été habitué à voir les compteurs flirter régulièrement au dessus de la barre des 25 nœuds, redécouvrir des vitesses dignes de la plaisance traditionnelle est particulièrement frustrant. Seuls avantages, mais ils sont de taille : on redécouvre une position verticale presque normale et surtout le volume sonore de la coque de carbone qui tape dans les vagues baisse sensiblement.
Pour les deux leaders, c’est un grand poker menteur qui vient de commencer. On comprend mieux pourquoi Roland Jourdain ne tenait pas à dévoiler trop tôt ses soucis techniques suite à sa collision avec un cétacé. Dans ce genre de temps, on observe avec encore plus d’attention les trajectoires des adversaires. Et laisser croire à son meilleur ennemi que les vitesses faibles qu’on enregistre sont peut-être dues à des vents faibles qu’au fait qu’on est en train de jouer de la ponceuse et de la résine est finalement de bonne guerre. Le petit décalage dans l’est de Michel Desjoyeaux ne semble actuellement guère lui profiter, d’autant qu’il semble que le gradient de pression soit légèrement plus élevé le long des côtes du Brésil que plus au large. La trajectoire de Michel témoigne bien de cette volonté de sortir au plus vite de cette situation qui pourrait profiter dans un premier temps au skipper de Veolia Environnement. Reste que le premier qui sortira des mailles de l’anticyclone pourra espérer toucher au plus vite les régimes d’alizés. Et que statistiquement, la raison du plus au large est le plus souvent la meilleure. Alors que faire ? Jouer son va-tout dans une option radicalement différente ou choisir de contrôler son adversaire. Pour le skipper de Foncia, c’est l’heure des choix. Le jeu de Roland Jourdain est de tenter d’attaquer, celui de Michel Desjoyeaux est de défendre sa position. Entre choix stratégiques, positionnement tactique et intoxication psychologique ces deux-là n’ont pas fini de jouer à « je t’aime, moi non plus… » Attention toutefois : derrière eux Armel Le Cléac’h (Brit Air) est toujours à l’affut : et le navigateur de la baie de Morlaix mérite parfaitement son surnom de « chacal ». Si l’opportunité se présente de venir mordre les talons de ses adversaires, il saura la saisir.
Le Horn
Dans le sillage du trio de tête, c’est une toute une procession qui s’apprête à franchir le Horn. En tête de la congrégation des rescapés du Pacifique, Sam Davies (Roxy) espère bien un passage du Cap Dur aussi rayonnant que sa course. La navigatrice devrait franchir demain dans la matinée (heure française) la marque de parcours la plus symbolique de cette navigation autour du monde. Marc Guillemot (Safran) devrait, quant à lui, se présenter dans la nuit de dimanche à lundi, quand Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), Dee Caffari (Aviva) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) devront attendre le début de semaine. Les atermoiements anticycloniques sont loin de les occuper : tous devraient subir le passage d’une dépression violente avec des rafales pouvant atteindre les 60 nœuds. Même Rich Wilson (Great American III) s’attend à en subir les effets. Seuls Norbert Sedlacek (Nauticsport – Kapsch) et Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) devraient y échapper. Mais pour ces deux-là, les heures dans le Pacifique risquent d’être encore bien longues. A bien y réfléchir, les périodes de prise de tête dans la pétole ont, elles aussi, parfois du bon… PFB
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