Vendée Globe
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Ici, les amis, on ne parle que de la pluie et du beau temps, de tout de rien... bref on ne se casse pas la tête avec les sujets techniques.
Pour toutes ces questions à propos de nos belles, on se retrouve dans les rubriques des divers forums et sous-forums. A bientôt !
Re: Vendée Globe
Raphaël Dinelli aime le Vendée Globe et les Sablais le lui rendent bien. Il a eu droit à une arrivée splendide, sous ciel bleu et grand soleil. Ce temps printanier vient saluer sa belle performance puisqu’il obtient son meilleur résultat en quatre participations. En 125j 02h et 32’, Raphaël s’octroie la dixième place sur le plus vieux bateau de cette sixième édition. Il aura couvert 28 140 milles, sa vitesse moyenne réelle sur l’eau étant de 9,37 nœuds. Le dernier concurrent, Norbert Sedlacek est attendu demain dimanche en fin d’après-midi aux Sables d’Olonne.
Sablais d’adoption depuis qu’il est tombé dans la « marmite » du Vendée Globe, Raphaël a soigné son public alors qu’il aurait pu prétendre à une arrivée la nuit dernière. Mais Raphaël n’a que faire de quelques heures en plus ou en moins, d’autant qu’il a amélioré son temps de parcours d’il y a quatre ans de 1h30. Sur le podium, malgré une côte brisée qui le fait souffrir, il est tout à son bonheur d’avoir atteint ses objectifs. « J’ai un peu le mal de terre. Là, je suis sur la 6ème planète. Merci d’être aussi nombreux, c’est super. Sur le plan sportif, le bateau est à sa place, d’autant plus que j’ai fait tout ce tour du monde avec un ris dans la grand-voile. A chaque fois que j’ai essayé de m’arrêter pour trouver un endroit où réparer ma drisse, cela n’a finalement pas été possible. J’ai aussi déchiré mes genakers. Je les avais achetés d’occasion avant de partir. Comme je poussais fort le bateau, ils n’ont pas tenu. J’ai eu beaucoup plus de casse qu’il y a quatre ans, mais Fondation Ocean Vital reste un bon bateau malgré son âge. »
Sans énergie fossile
Si Raphaël Dinelli est reparti sur ce Vendée Globe, c’est bien pour tester les panneaux solaires et l’éolienne qu’il a mis au point au sein de la Fondation Ocean Vital qui a donné le nom à son bateau et où il officie en tant que directeur des recherches. « La recherche, c’est jamais gagné d’avance. Je suis parti avec des panneaux solaires ultralégers, épais de seulement six dixième. Tous les jours, matin et soir, je notais les tensions, l’ampérage. Il y a eu des problèmes et je reviens avec 30% de mon parc solaire encore en état de marche. L’éolienne, elle, a tenu le choc malgré toutes les tempêtes subies. Je n’étais pas sûre du tout qu’elle résiste au départ, mais elle fonctionne toujours et a tenu parfaitement son rôle. Avant le cap Horn, dans l’anticyclone, cela a été très chaud car il y avait une importante couverture nuageuse qui ne laissait rien passer. Mes batteries sont descendues à moins de 50%. Là, j’étais le roi de la basse consommation, l’écologie passe aussi par là, à savoir supprimer quand il le faut l’inutile. Mais là, je reviens avec des batteries à nouveau à 100%. Au sein de la Fondation, on va continuer à travailler pour que l’on fabrique en France des systèmes qui durent dans le temps, qui ne soient pas trop cher pour qu’ils soient accessibles à tous. C’est notre objectif ».
Extrait de la conférence de presse :
« Mon arrêt aux Malouines a été stressant. J’ai mouillé sur un banc d’algues et mon mouillage a dérapé et j’ai été obligé de le couper sinon j’allais sur les cailloux. Mais j’ai réussi à récupérer des médicaments pour ma tendinite au coude ( NDLR : anti-inflammatoire, antidouleur et antibiotique). En fait, j’ai eu une tendinite chronique depuis le début. Elle s’est déclenchée quand mon désalinisateur est tombé en panne. Je n’ai pas bu assez d’eau, heureusement j’ai réussi à le réparer par le suite mais le mal était fait ».
« J’ai vécu su super passage du cap Horn, à fond de balle. C’était différent des autrefois. Mon plus gros coup de chien, je l’ai vécu la veille de Noël, ça balayait sévère sur l’eau et le bateau s’est couché plusieurs fois. Les lazy-jacks se sont cassés, j’avais la grand-voile qui traînait sur le pont. Quand je suis monté dans le mât jusqu’au deuxième étage de barre de flèches pour réparer, il y avait encore du vent et de la mer, mais je n’avais pas le choix. Plus tu doutes, plus tu fais mal les choses ».
« On met plus de temps, mais on navigue comme les premiers. On règle, on a le nez tout le temps sur les instruments. C’est bon un bateau bien réglé, qui glisse et c’est la course qui donne la pêche. J’ai fait 344 milles en 24 heures et plusieurs belles journées à suivre comme cela dans le grand sud. Pour un vieux bateau, c’est pas mal. Cela veut dire qu’il y a eu des grands moments de surfs, donc du plaisir ».
« Avec Norbert, on a échangé beaucoup. C’est la météo qui a fait que nos routes se sont croisés à l’entrée du pacifique. C’était bien de faire ce portion de route ensemble. Norbert, il a tenu le choc, je suis super content pour lui qu’il achève demain son tour du monde après sa première tentative ratée il y a quatre ans ».
Norbert Sedlacek est attendu demain dimanche vers 17 heures sur la ligne d’arrivée. Il prendra la 11ème et dernière place de ce Vendée Globe.
Sablais d’adoption depuis qu’il est tombé dans la « marmite » du Vendée Globe, Raphaël a soigné son public alors qu’il aurait pu prétendre à une arrivée la nuit dernière. Mais Raphaël n’a que faire de quelques heures en plus ou en moins, d’autant qu’il a amélioré son temps de parcours d’il y a quatre ans de 1h30. Sur le podium, malgré une côte brisée qui le fait souffrir, il est tout à son bonheur d’avoir atteint ses objectifs. « J’ai un peu le mal de terre. Là, je suis sur la 6ème planète. Merci d’être aussi nombreux, c’est super. Sur le plan sportif, le bateau est à sa place, d’autant plus que j’ai fait tout ce tour du monde avec un ris dans la grand-voile. A chaque fois que j’ai essayé de m’arrêter pour trouver un endroit où réparer ma drisse, cela n’a finalement pas été possible. J’ai aussi déchiré mes genakers. Je les avais achetés d’occasion avant de partir. Comme je poussais fort le bateau, ils n’ont pas tenu. J’ai eu beaucoup plus de casse qu’il y a quatre ans, mais Fondation Ocean Vital reste un bon bateau malgré son âge. »
Sans énergie fossile
Si Raphaël Dinelli est reparti sur ce Vendée Globe, c’est bien pour tester les panneaux solaires et l’éolienne qu’il a mis au point au sein de la Fondation Ocean Vital qui a donné le nom à son bateau et où il officie en tant que directeur des recherches. « La recherche, c’est jamais gagné d’avance. Je suis parti avec des panneaux solaires ultralégers, épais de seulement six dixième. Tous les jours, matin et soir, je notais les tensions, l’ampérage. Il y a eu des problèmes et je reviens avec 30% de mon parc solaire encore en état de marche. L’éolienne, elle, a tenu le choc malgré toutes les tempêtes subies. Je n’étais pas sûre du tout qu’elle résiste au départ, mais elle fonctionne toujours et a tenu parfaitement son rôle. Avant le cap Horn, dans l’anticyclone, cela a été très chaud car il y avait une importante couverture nuageuse qui ne laissait rien passer. Mes batteries sont descendues à moins de 50%. Là, j’étais le roi de la basse consommation, l’écologie passe aussi par là, à savoir supprimer quand il le faut l’inutile. Mais là, je reviens avec des batteries à nouveau à 100%. Au sein de la Fondation, on va continuer à travailler pour que l’on fabrique en France des systèmes qui durent dans le temps, qui ne soient pas trop cher pour qu’ils soient accessibles à tous. C’est notre objectif ».
Extrait de la conférence de presse :
« Mon arrêt aux Malouines a été stressant. J’ai mouillé sur un banc d’algues et mon mouillage a dérapé et j’ai été obligé de le couper sinon j’allais sur les cailloux. Mais j’ai réussi à récupérer des médicaments pour ma tendinite au coude ( NDLR : anti-inflammatoire, antidouleur et antibiotique). En fait, j’ai eu une tendinite chronique depuis le début. Elle s’est déclenchée quand mon désalinisateur est tombé en panne. Je n’ai pas bu assez d’eau, heureusement j’ai réussi à le réparer par le suite mais le mal était fait ».
« J’ai vécu su super passage du cap Horn, à fond de balle. C’était différent des autrefois. Mon plus gros coup de chien, je l’ai vécu la veille de Noël, ça balayait sévère sur l’eau et le bateau s’est couché plusieurs fois. Les lazy-jacks se sont cassés, j’avais la grand-voile qui traînait sur le pont. Quand je suis monté dans le mât jusqu’au deuxième étage de barre de flèches pour réparer, il y avait encore du vent et de la mer, mais je n’avais pas le choix. Plus tu doutes, plus tu fais mal les choses ».
« On met plus de temps, mais on navigue comme les premiers. On règle, on a le nez tout le temps sur les instruments. C’est bon un bateau bien réglé, qui glisse et c’est la course qui donne la pêche. J’ai fait 344 milles en 24 heures et plusieurs belles journées à suivre comme cela dans le grand sud. Pour un vieux bateau, c’est pas mal. Cela veut dire qu’il y a eu des grands moments de surfs, donc du plaisir ».
« Avec Norbert, on a échangé beaucoup. C’est la météo qui a fait que nos routes se sont croisés à l’entrée du pacifique. C’était bien de faire ce portion de route ensemble. Norbert, il a tenu le choc, je suis super content pour lui qu’il achève demain son tour du monde après sa première tentative ratée il y a quatre ans ».
Norbert Sedlacek est attendu demain dimanche vers 17 heures sur la ligne d’arrivée. Il prendra la 11ème et dernière place de ce Vendée Globe.
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Re: Vendée Globe
Le dimanche 15 mars 2009
Sedlacek ferme le ban.
Il y a un premier et un dernier, Norbert Sedlacek (Nauticsport Kapsch), sur cette sixième édition du Vendée Globe. Norbert aura bouclé son parcours en 126 jours 5 heures et 31 minutes et s’empare de la 11ème et dernière place du classement sur les 30 engagés au départ. L’autrichien, à la barre du seul bateau construit en aluminium, devient également le « meilleur dernier » de l’histoire de la course.
On n’avait jamais parlé autant allemand au sein du village du Vendée Globe. Dans le soleil couchant, Norbert a eu droit un chaleureux bain de foule, les centaines de Sablais agitant frénétiquement des petits drapeaux autrichien. Radieux, en pleine forme, l’ancien barman et conducteur de tramway a retrouvé son public qui l’a adopté depuis qu’il s’est lancé dans l’aventure il y a maintenant huit ans. « C’est extraordinaire. Merci les Sablais pour ce moment fabuleux que je suis entrain de vivre ». Son abandon il y a quatre ans suite à une avarie de quille est désormais aux oubliettes. « L’esprit du Vendée Globe, c’est de partir et de revenir, peu importe la place. Je n’ai jamais eu peur pour moi, pour le bateau, tout le temps. Il faut un peu de chance pour arriver jusqu’ici, j’en ai une même si j’ai eu ma dose de soucis techniques. Quand tu pars avec un vieux bateau comme le mien, tu sais que tu vas avoir des problèmes, j’étais donc préparé en conséquence ».
Plus rapide qu’il y a quatre ans
Il y a quatre ans, Karen Leibovici fermait la marche, s’octroyant la 13ème place au classement sur les 20 inscrits au départ. Son temps de course : 126j 08h 02’, soit 2h30 de plus que Norbert Sedlacek! La lecture des classements laisse d’ailleurs apparaître une amélioration régulière des temps de course des derniers, exception faite de l’édition 2000/2001 où l’italien Pascale De Gregorio avait mis 158 jours. Cette édition, la première gagnée par Michel Desjoyeaux, marque également le plus grand écart entre un premier et son dernier : 65 jours, contre 42 jours aujourd’hui, le plus petit datant de 1996/97 avec 35 jours entre Christophe Auguin et Catherine Chabaud. Mais le concurrent le plus « lent » de toute l’histoire reste bien sûr Jean-François Coste, avec ses163 jours de mer lors de la première édition. Il était arrivé 53 jours après Titouan Lamazou.
Extraits de la conférence de presse
« C’est après avoir fait le tour de l’antarctique en solitaire que j’ai songé au Vendée Globe. Je ne me voyais pas uniquement naviguer en croisière, j’avais besoin de compétition. C’est là où j’ai rencontré Thierry Dubois qui m’a fait naviguer sur son bateau, aujourd’hui aux mains deRich. C’est là que tout a commencé. J’ai monté les marches unes à unes, à mon rythme, jusqu’à cette dernière marche aujourd’hui. Huit ans de ma vie s’achèvent. J’ai vraiment réalisé cela il y a deux ou trois jours. Demain est un autre jour ».
« Je ne sais pas si je serai là dans quatre ans. Pas avec mon vieux bateaux en tous cas. On a vécu une belle histoire d’amour, mais comme dans tout couple, on a vécu aussi de gros problèmes. Je lui ai donné un dernier baiser après la ligne ».
« J’ai reçu beaucoup de mails d’encouragements, je ne savais pas que j’avais autant de fan. Merci à eux ».
« Le meilleur souvenir, c’est ce soir. J’ai été le plus vite possible, faire 90 jours avec mon bateau, ce n’est tout simplement pas possible »
1 Michel Desjoyeaux
Foncia Date Arrivée : Le dimanche 01 février 2009 à 15:11 TU - Temps de course : 84 jours 3 heures 9 mn. 8 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28303.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 14.0 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 12.30 Noeuds
2 Armel Le Cléac´h
Brit Air Date Arrivée : Le samedi 07 février 2009 à 08:41 TU - Temps de course : 89 jours 9 heures 39 mn. 35 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27232.6 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.7 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 11.57 Noeuds
3 Marc Guillemot
Safran Date Arrivée : Le lundi 16 février 2009 à 01:21 TU - Temps de course : 95 jours 3 heures 19 mn. 36 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28401.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.4 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.88 Noeuds
3 Vincent Riou
PRB Réparation acquise le 09/01/2009
4 Samantha Davies
Roxy Date Arrivée : Le samedi 14 février 2009 à 00:41 TU - Temps de course : 95 jours 4 heures 39 mn. 1 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27470.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.0 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.87 Noeuds
5 Brian Thompson
Bahrain Team Pindar Date Arrivée : Le lundi 16 février 2009 à 08:31 TU - Temps de course : 98 jours 20 heures 29 mn. 55 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28699.8 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.1 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.47 Noeuds
6 Dee Caffari
Aviva Date Arrivée : Le lundi 16 février 2009 à 13:12 TU - Temps de course : 99 jours 1 heures 10 mn. 57 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27906.9 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 11.7 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.45 Noeuds
7 Arnaud Boissières
Akena Vérandas Date Arrivée : Le dimanche 22 février 2009 à 14:35 TU - Temps de course : 105 jours 2 heures 33 mn. 50 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27841.0 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 11.0 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 9.85 Noeuds
8 Steve White
Toe in the Water Date Arrivée : Le jeudi 26 février 2009 à 12:38 TU - Temps de course : 109 jours 0 heures 36 mn. 55 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28197.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 10.8 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 9.49 Noeuds
9 Rich Wilson
Great American III Date Arrivée : Le mardi 10 mars 2009 à 12:43 TU - Temps de course : 121 jours 0 heures 41 mn. 19 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28590.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 9.8 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 8.55 Noeuds
10 Raphaël Dinelli
Fondation Océan Vital Date Arrivée : Le samedi 14 mars 2009 à 14:34 TU - Temps de course : 125 jours 2 heures 32 mn. 24 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28140.0 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 9.4 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 8.27 Noeuds
11 Norbert Sedlacek
Nauticsport-Kapsch Date Arrivée : Le dimanche 15 mars 2009 à 17:33 TU - Temps de course : 126 jours 5 heures 31 mn. 56 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27706.9 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 9.1 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 8.20 Noeuds
ABD Roland Jourdain
Veolia Environnement Abandon : Le lundi 02 février 2009 à 13:00 TU
ABD Jean Le Cam
VM Matériaux Abandon : Le mardi 06 janvier 2009 à 18:10 TU
ABD Jonny Malbon
Artemis Abandon : Le dimanche 04 janvier 2009 à 10:00 TU
Nº Skipper
Bateau Heure
Pointage (TU) Latitude Longitude Dist. à l'Arrivée
(Milles) Ecart / 1er
(Milles) Depuis 1h Entre 2 classements Sur 24 heures
Vitesse Cap Dist. parcourue
(Milles) Vitesse (Noeuds) VMG (Noeuds) Cap Dist. parcourue
(Milles) VMG (Noeuds) Cap
ABD Jean-Pierre Dick
Paprec-Virbac 2 Abandon : Le jeudi 01 janvier 2009 à 15:36 TU
ABD Derek Hatfield
Algimouss Spirit of Canada Abandon : Le lundi 29 décembre 2008 à 15:27 TU
ABD Sébastien Josse
BT Abandon : Le lundi 29 décembre 2008 à 14:00 TU
ABD Yann Eliès
Generali Abandon : Le samedi 20 décembre 2008 à 12:00 TU
ABD Mike Golding
Ecover Abandon : Le mardi 16 décembre 2008 à 07:47 TU
ABD Jean-Baptiste Dejeanty
Maisonneuve Abandon : Le mardi 16 décembre 2008 à 07:15 TU
ABD Loïck Peyron
Gitana Eighty Abandon : Le lundi 15 décembre 2008 à 18:10 TU
ABD Bernard Stamm
Cheminées Poujoulat Abandon : Le lundi 15 décembre 2008 à 17:03 TU
ABD Dominique Wavre
Temenos II Abandon : Le samedi 13 décembre 2008 à 14:15 TU
ABD Unai Basurko
Pakea Bizkaia Abandon : Le dimanche 07 décembre 2008 à 13:34 TU
ABD Jérémie Beyou
Delta Dore Abandon : Le mercredi 26 novembre 2008 à 01:08 TU
ABD Alex Thomson
Hugo Boss Abandon : Le jeudi 13 novembre 2008 à 13:30 TU
ABD Yannick Bestaven
Aquarelle.com Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 19:20 TU
ABD Marc Thiercelin
DCNS Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 10:00 TU
ABD Kito de Pavant
Groupe Bel Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 09:31 TU
Sedlacek ferme le ban.
Il y a un premier et un dernier, Norbert Sedlacek (Nauticsport Kapsch), sur cette sixième édition du Vendée Globe. Norbert aura bouclé son parcours en 126 jours 5 heures et 31 minutes et s’empare de la 11ème et dernière place du classement sur les 30 engagés au départ. L’autrichien, à la barre du seul bateau construit en aluminium, devient également le « meilleur dernier » de l’histoire de la course.
On n’avait jamais parlé autant allemand au sein du village du Vendée Globe. Dans le soleil couchant, Norbert a eu droit un chaleureux bain de foule, les centaines de Sablais agitant frénétiquement des petits drapeaux autrichien. Radieux, en pleine forme, l’ancien barman et conducteur de tramway a retrouvé son public qui l’a adopté depuis qu’il s’est lancé dans l’aventure il y a maintenant huit ans. « C’est extraordinaire. Merci les Sablais pour ce moment fabuleux que je suis entrain de vivre ». Son abandon il y a quatre ans suite à une avarie de quille est désormais aux oubliettes. « L’esprit du Vendée Globe, c’est de partir et de revenir, peu importe la place. Je n’ai jamais eu peur pour moi, pour le bateau, tout le temps. Il faut un peu de chance pour arriver jusqu’ici, j’en ai une même si j’ai eu ma dose de soucis techniques. Quand tu pars avec un vieux bateau comme le mien, tu sais que tu vas avoir des problèmes, j’étais donc préparé en conséquence ».
Plus rapide qu’il y a quatre ans
Il y a quatre ans, Karen Leibovici fermait la marche, s’octroyant la 13ème place au classement sur les 20 inscrits au départ. Son temps de course : 126j 08h 02’, soit 2h30 de plus que Norbert Sedlacek! La lecture des classements laisse d’ailleurs apparaître une amélioration régulière des temps de course des derniers, exception faite de l’édition 2000/2001 où l’italien Pascale De Gregorio avait mis 158 jours. Cette édition, la première gagnée par Michel Desjoyeaux, marque également le plus grand écart entre un premier et son dernier : 65 jours, contre 42 jours aujourd’hui, le plus petit datant de 1996/97 avec 35 jours entre Christophe Auguin et Catherine Chabaud. Mais le concurrent le plus « lent » de toute l’histoire reste bien sûr Jean-François Coste, avec ses163 jours de mer lors de la première édition. Il était arrivé 53 jours après Titouan Lamazou.
Extraits de la conférence de presse
« C’est après avoir fait le tour de l’antarctique en solitaire que j’ai songé au Vendée Globe. Je ne me voyais pas uniquement naviguer en croisière, j’avais besoin de compétition. C’est là où j’ai rencontré Thierry Dubois qui m’a fait naviguer sur son bateau, aujourd’hui aux mains deRich. C’est là que tout a commencé. J’ai monté les marches unes à unes, à mon rythme, jusqu’à cette dernière marche aujourd’hui. Huit ans de ma vie s’achèvent. J’ai vraiment réalisé cela il y a deux ou trois jours. Demain est un autre jour ».
« Je ne sais pas si je serai là dans quatre ans. Pas avec mon vieux bateaux en tous cas. On a vécu une belle histoire d’amour, mais comme dans tout couple, on a vécu aussi de gros problèmes. Je lui ai donné un dernier baiser après la ligne ».
« J’ai reçu beaucoup de mails d’encouragements, je ne savais pas que j’avais autant de fan. Merci à eux ».
« Le meilleur souvenir, c’est ce soir. J’ai été le plus vite possible, faire 90 jours avec mon bateau, ce n’est tout simplement pas possible »
1 Michel Desjoyeaux
Foncia Date Arrivée : Le dimanche 01 février 2009 à 15:11 TU - Temps de course : 84 jours 3 heures 9 mn. 8 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28303.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 14.0 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 12.30 Noeuds
2 Armel Le Cléac´h
Brit Air Date Arrivée : Le samedi 07 février 2009 à 08:41 TU - Temps de course : 89 jours 9 heures 39 mn. 35 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27232.6 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.7 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 11.57 Noeuds
3 Marc Guillemot
Safran Date Arrivée : Le lundi 16 février 2009 à 01:21 TU - Temps de course : 95 jours 3 heures 19 mn. 36 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28401.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.4 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.88 Noeuds
3 Vincent Riou
PRB Réparation acquise le 09/01/2009
4 Samantha Davies
Roxy Date Arrivée : Le samedi 14 février 2009 à 00:41 TU - Temps de course : 95 jours 4 heures 39 mn. 1 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27470.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.0 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.87 Noeuds
5 Brian Thompson
Bahrain Team Pindar Date Arrivée : Le lundi 16 février 2009 à 08:31 TU - Temps de course : 98 jours 20 heures 29 mn. 55 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28699.8 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 12.1 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.47 Noeuds
6 Dee Caffari
Aviva Date Arrivée : Le lundi 16 février 2009 à 13:12 TU - Temps de course : 99 jours 1 heures 10 mn. 57 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27906.9 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 11.7 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 10.45 Noeuds
7 Arnaud Boissières
Akena Vérandas Date Arrivée : Le dimanche 22 février 2009 à 14:35 TU - Temps de course : 105 jours 2 heures 33 mn. 50 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27841.0 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 11.0 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 9.85 Noeuds
8 Steve White
Toe in the Water Date Arrivée : Le jeudi 26 février 2009 à 12:38 TU - Temps de course : 109 jours 0 heures 36 mn. 55 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28197.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 10.8 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 9.49 Noeuds
9 Rich Wilson
Great American III Date Arrivée : Le mardi 10 mars 2009 à 12:43 TU - Temps de course : 121 jours 0 heures 41 mn. 19 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28590.2 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 9.8 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 8.55 Noeuds
10 Raphaël Dinelli
Fondation Océan Vital Date Arrivée : Le samedi 14 mars 2009 à 14:34 TU - Temps de course : 125 jours 2 heures 32 mn. 24 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 28140.0 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 9.4 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 8.27 Noeuds
11 Norbert Sedlacek
Nauticsport-Kapsch Date Arrivée : Le dimanche 15 mars 2009 à 17:33 TU - Temps de course : 126 jours 5 heures 31 mn. 56 sec.
Distance réelle parcourue sur l'eau : 27706.9 Nm. - Vitesse réelle sur l'eau : 9.1 Noeuds - Vitesse moy. sur le parcours : 8.20 Noeuds
ABD Roland Jourdain
Veolia Environnement Abandon : Le lundi 02 février 2009 à 13:00 TU
ABD Jean Le Cam
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ABD Jonny Malbon
Artemis Abandon : Le dimanche 04 janvier 2009 à 10:00 TU
Nº Skipper
Bateau Heure
Pointage (TU) Latitude Longitude Dist. à l'Arrivée
(Milles) Ecart / 1er
(Milles) Depuis 1h Entre 2 classements Sur 24 heures
Vitesse Cap Dist. parcourue
(Milles) Vitesse (Noeuds) VMG (Noeuds) Cap Dist. parcourue
(Milles) VMG (Noeuds) Cap
ABD Jean-Pierre Dick
Paprec-Virbac 2 Abandon : Le jeudi 01 janvier 2009 à 15:36 TU
ABD Derek Hatfield
Algimouss Spirit of Canada Abandon : Le lundi 29 décembre 2008 à 15:27 TU
ABD Sébastien Josse
BT Abandon : Le lundi 29 décembre 2008 à 14:00 TU
ABD Yann Eliès
Generali Abandon : Le samedi 20 décembre 2008 à 12:00 TU
ABD Mike Golding
Ecover Abandon : Le mardi 16 décembre 2008 à 07:47 TU
ABD Jean-Baptiste Dejeanty
Maisonneuve Abandon : Le mardi 16 décembre 2008 à 07:15 TU
ABD Loïck Peyron
Gitana Eighty Abandon : Le lundi 15 décembre 2008 à 18:10 TU
ABD Bernard Stamm
Cheminées Poujoulat Abandon : Le lundi 15 décembre 2008 à 17:03 TU
ABD Dominique Wavre
Temenos II Abandon : Le samedi 13 décembre 2008 à 14:15 TU
ABD Unai Basurko
Pakea Bizkaia Abandon : Le dimanche 07 décembre 2008 à 13:34 TU
ABD Jérémie Beyou
Delta Dore Abandon : Le mercredi 26 novembre 2008 à 01:08 TU
ABD Alex Thomson
Hugo Boss Abandon : Le jeudi 13 novembre 2008 à 13:30 TU
ABD Yannick Bestaven
Aquarelle.com Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 19:20 TU
ABD Marc Thiercelin
DCNS Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 10:00 TU
ABD Kito de Pavant
Groupe Bel Abandon : Le mardi 11 novembre 2008 à 09:31 TU
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
Re: Vendée Globe
Du 9 novembre 2008 au 15 mars 2009, voici – très résumées – les grandes dates de ce 6e Vendée Globe remporté par Michel Desjoyeaux le 1er Février dernier et auquel l’Autrichien Norbert Sedlacek vient de mettre un point final, le 15 mars, 42 jours après l’arrivée triomphale de Foncia.
9 novembre : C’est parti pour « la course du siècle » : 30 skippers, dont 19 bateaux neufs et autant de favoris s’élancent pour le tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. La brise modérée de sud-ouest laisse très vite place au gros temps dans le golfe de Gascogne. Quatre skippers reviennent déjà aux Sables d’Olonne après quelques heures de course pour réparer diverses avaries : Dominique Wavre, Bernard Stamm, Alex Thomson et… Michel Desjoyeaux.
11 novembre : La baston dans le golfe est impitoyable : Groupe Bel, Aquarelle.com et DCNS démâtent ! Immense déception pour Kito de Pavant, Yannick Bestaven et Marc Thiercelin. Deux jours plus tard, c’est au tour du britannique Alex Thomson d’annoncer son abandon définitif… alors que Michel Desjoyeaux repart après une réparation express. Puis, Jean-Baptiste Dejeanty et Derek Hatfield rentrent à leur tour réparer. La flotte est emmenée alors par Loïck Peyron, Sébastien Josse et Jean-Pierre Dick…
21 novembre : En tête depuis 8 jours, Loïck Peyron coupe l’Equateur le premier. Dans le Pot au noir, les écarts sont encore infimes : les cinq premiers se tiennent en 30 milles, les 12 en 200 milles… et la régate au contact sera la règle jusque dans l’Indien ! Outre Loïck Peyron (Gitana Eighty), les grands animateurs de tête s’appellent alors Sébastien Josse (BT), Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), Armel Le Cléac’h (Brit Air), Jean Le Cam (VM Matériaux), Vincent Riou (PRB), Yann Eliès (Generali), Jérémie Beyou (Delta Dore), Roland Jourdain (Veolia Environnement)… L’anticyclone de Ste Hélène prend ses aises et rallonge la route. Desjoyeaux a déjà réduit de moitié son handicap, qui tombe à 330 milles.
26 novembre : Jérémie Beyou abandonne au Brésil, barres de flèche cassées sur Delta Dore. Jean-Baptiste Dejeanty repart des Sables d’Olonne. Sébastien Josse prend la tête. Armel Le Cléac’h est 3e.
4 décembre : Michel Desjoyeaux est déjà de retour dans le Top Ten. On fonce dans les Quarantièmes rugissants, à des moyennes quotidiennes parfois supérieures à 18 nœuds !
6 décembre : Sébastien Josse entre en tête dans l’Océan Indien, alors que la première porte des glaces est déplacée en raison de la présence de nombreux icebergs. Course terminée le 7 décembre pour le Basque Unaï Basurko (Pakea Bizkaia) qui jette l’éponge, safran tribord cassé. C’est déjà le 6e abandon. Desjoyeaux revient à 100 milles de la tête.
10 décembre : Démâtage du Gitana Eighty de Loïck Peyron qui abandonnera officiellement 5 jours plus tard. Encore un favori au tapis. Plus que 23 bateaux en course. Jean-Pierre Dick s’empare de la tête du Vendée Globe.
12 décembre : Tête de quille cassée sur Temenos II. Dominique Wavre fait route sur les Kerguelen où il est rejoint par Bernard Stamm (bout dehors et safrans endommagés sur Cheminées Poujoulat). L’escale est terrible pour Bernard Stamm : dans la tempête, son bateau est drossé à la côte et s’éventre sur les rochers. Les deux Suisses abandonnent. Mike Golding prend la tête… mais pour quelques heures seulement puisqu’Ecover démâte à son tour !
16 décembre : Mike Golding démâte, donc. A l’arrière, le benjamin Jean-Baptiste Dejanty aussi (avaries diverses) et il n’y a plus que 19 bateaux sur 30 en lice après un mois et demi de course. Michel Desjoyeaux prend la tête… et ne la quittera plus jusqu’à la victoire. Entre temps, le safran de Paprec-Virbac 2 subit une avarie et Jean-Pierre Dick met le cap au nord pour effectuer une première réparation complexe, mais réussie.
18 au 20 décembre : La course prend une tournure dramatique : Yann Eliès s’est gravement blessé dans une manœuvre à l’avant et souffre atrocement, seul à bord de son Generali, 800 milles au sud de l’Australie. Marc Guillemot se déroute, Samantha Davies aussi, mais seul « Marco » arrivera avant les sauveteurs australiens. Après 48 heures de calvaire la frégate Arunta évacue Yann vers Perth où on opère son fémur brisé. On se rend compte alors qu’il a aussi des fractures au bassin et aux côtes. Emotion planétaire quand Marc Guillemot raconte et filme le sauvetage de son ami. Restent 18 bateaux en course.
23 décembre : 44e jour de course. Mi-parcours. Michel Desjoyeaux passe l’antiméridien en tête, au sud-est de la Nouvelle Zélande. En abordant le Pacifique, Jourdain, Josse et Le Cam tentent de suivre le rythme élevé imposé par Desjoyeaux, suivis de deux tandems : Riou/Le Cléac’h et Davies/Guillemot. Ce dernier s’arrête le jour de Noël dans les îles Auckland pour tenter de réparer son rail de grand voile arraché.
27 décembre : Un autre grand leader au tapis ! Le bateau de Sébastien Josse est couché par une déferlante. Système de safrans brisé. « Jojo » ne pourra réparer. Il signifie son abandon définitif le 29 décembre… Il est imité une heure et demie plus tard par le Canadien Derek Hatfield, barres de flèche cassées. Il n’y a plus que 16 skippers en lice. Michel Desjoyeaux, toujours en tête, creuse l’écart à chaque pointage. Seuls Roland Jourdain et Jean Le Cam parviennent à rester à portée de fusil. Les « claques » à plus de 45 nœuds ne sont pas rares.
1er janvier : Encore une fortune de mer. Jean-Pierre Dick abandonne à son tour : la veille il a de nouveau percuté un growler et cette fois c’est terminé pour lui ! Au 53e jour de course, seule la moitié de la flotte de départ – 15 bateaux, donc – est encore dans le match. Les sept de devant s’appellent alors Michel Desjoyeaux, Roland Jourdain, Jean Le Cam, Armel Le Cléac’h, Vincent Riou, Marc Guillemot et Samantha Davies - la jeune Anglaise qui étonne tout le monde depuis le départ par sa fraîcheur et son humour. Le futur vainqueur est forcément parmi eux… et plus probablement dans le trio de tête.
5 janvier : A 3h10, Foncia passe le cap Horn en 56 jours et 15 heures, soit deux heures de moins que Jean Le Cam en 2005. Superbe performance, puisque les portes des glaces rallongent pourtant le parcours de plus de 1150 milles cette année. Roland Jourdain imite Desjoyeaux 8 heures et 50 minutes plus tard. La veille, l’Anglais Jonny Malbon (Artemis) a abandonné à son tour, grand’voile en charpie. 14 marins restent en course.
6 janvier : Jean Le Cam ne répond plus. A 200 milles du Horn, VM Matériaux a perdu son bulbe de quille et chaviré ! Un pétrolier est dérouté et marque la position. Armel Le Cléac’h et Vincent Riou se déroutent. Vincent Riou, parvient à récupérer Jean une vingtaine d’heures plus tard… mais un outrigger a cédé pendant la manoeuvre… et PRB démâte alors que les deux skippers font route vers le Chili ! Encore deux grands favoris qui ne termineront pas. L’épisode donne lieu à une décision inédite en course au large : Vincent Riou est classé 3e au titre de la « réparation accordée », sans que cela impacte le reste du classement. Ce Vendée Globe aura donc deux troisièmes. Il n’y a plus que 12 bateaux en course.
9 janvier : Veolia Environnement entre en collision avec une baleine ! Fissures en pied de mât et au niveau du puits de quille. Deuxième à 178 milles, Roland Jourdain est pourtant le dernier à pouvoir disputer la victoire à Michel Desjoyeaux. Le duel aura lieu tout de même dans la remontée de l’Atlantique Sud, mais à distance, malgré des réparations qui semblent tenir dans un premier temps.
11 janvier : Samantha Davies passe le Horn en 4e position après Desjoyeaux, Jourdain et Le Cléac’h. On sait qu’il faudra sortir les calculettes à l’arrivée, car avec le jeu des compensations en temps pour les sauvetages de Yann Eliès et Jean Le Cam, ils sont trois parmi les cinq de l’avant à être crédités de bonus : 11 heures pour Armel Le Cléac’h, 82 heures pour Marc Guillemot, 32 heures pour Sam Davies. Marc Guillemot s’arrête de nouveau aux Malouines pour une énième ascension dans le mât de Safran… en vain : son bateau fera au final un demi tour du monde sous voilure réduite.
15 janvier : Tempête monstrueuse annoncée aux abords du Cap Horn pour le trio des « chasseurs » : Brian Thompson, Dee Caffari et Arnaud Boissières. Vents moyens à 65 nœuds, rafales à 85, mer énorme. Brian Thompson est contraint de faire demi-tour pour s’abriter derrière l’île des Etats. Au final, cet énième coup de tabac sera bien négocié par ces trois-là, sans avarie majeure. A l’arrière, toujours dans la Pacifique, Steve White, Rich Wilson, Raphaël Dinelli et Norbert Sedlacek encaissent eux aussi de gros coups de vent.
20 janvier : Michel Desjoyeaux passe l’Equateur en 71 jours et 17 heures, avec 20 heures d’avance sur Roland Jourdain. Derrière le 3e Armel Le Cléac’h, le match est serré et intense entre Samantha Davies et Marc Guillemot. Celui-ci a joué avec panache l’option au plus près des côtes brésiliennes au prix de quelques nouvelles aventures, dont une prise en chasse par des pêcheurs furieux que Safran ait accroché leur ligne…
26 janvier : Dans l’Atlantique Nord, Desjoyeaux ne commet toujours pas la moindre erreur et s’adjuge 500 milles d’avance sur Roland Jourdain. Cette fois, la victoire est proche pour « le professeur » qui s’estime pourtant « miraculé », car le safran bâbord de Foncia s’était dégondé… un mois plus tôt, au sud de la Nouvelle-Zélande !
29 janvier : Veolia Environnement perd sa quille ! Roland Jourdain parviendra à ramener le bateau aux Açores, 600 milles plus loin, mais il devra y abandonner, d’autant qu’un coup de vent à 50 nœuds est annoncé. Impossible de prendre le risque. Cruelle injustice de plus pour « Bilou » à qui la 2e place semblait promise. Il abandonnera définitivement le 2 février. Seuls 11 bateaux finiront ce Vendée Globe.
1er Février : A 16h11 heure française, triomphe absolu aux Sables d’Olonne pour Michel Desjoyeaux, qui devient le premier marin à remporter deux fois le Vendée Globe après sa précédente victoire huit ans plus tôt. Record de l’épreuve battu avec un temps de course de 84 jours, 3 heures, 9 minutes et 8 secondes, à la moyenne de 12,3 nœuds sur le parcours théorique et … 14 nœuds sur les 28 303 milles effectivement parcourus par Foncia ! Incroyable exploit pour le solitaire le plus titré de la planète, qui était pourtant reparti avec 40 heures de retard sur toute la flotte et accusait 670 milles de retard au leader le 15 novembre. Chapeau, l’artiste !
4 février : Norbert Sedlacek passe le Cap Horn en 11e et dernière position. Toute la flotte est en Atlantique.
7 février : Armel Le Cléac’h coupe la ligne à son tour. Le skipper de Brit Air prend la 2e place en 89 jours, 9 heures 39 minutes et 35 secondes. Moyennes de Brit’Air : 11,57 nœuds sur l’orthodromie et 12,7 nœuds sur les 27 232 milles réellement couverts. Hyper régulier aux avant-postes, le jeune marin de la baie de Morlaix signe lui aussi un magnifique exploit.
9 février : Alors qu’il lutte pour la 3e place avec le Roxy de Samantha Davies, le Safran de Marc Guillemot perd sa quille ! Mais le skipper trinitain décide de continuer, alors qu’il lui reste pourtant un millier de milles à couvrir…
14 février : Arrivée aux Sables d’Olonne de Samantha Davies, première femme de ce Vendée Globe. Mais elle doit attendre le final de Marc Guillemot qui - avec le jeu des bonus pour le sauvetage de Yann Eliès - doit intervenir plus de 50 heures plus tard pour que la jeune anglaise conserve effectivement sa troisième place. Marc Guillemot se bat avec son bateau transformé en dériveur pour entretenir un suspense intense en vue de la dernière marche du podium.
16 février : A 2h21 heure française, Marc Guillemot signe le troisième exploit de ce Vendée Globe : il coupe la ligne d’arrivée et peut embrasser le pont de son Safran qu’il a réussi à ramener à l’endroit sans lest… et en chipant la 3e place à Sam Davies… pour 2 heures et 20 minutes. Image inédite : « Marco » embarque à son bord pour la remontée du chenal des déçus de ce Vendée : Roland Jourdain, Jean Le Cam, Kito de Pavant. Les retrouvailles avec Yann Eliès sont émouvantes, celles avec Sam Davies aussi. Brian Thompson et Dee Caffari arrivent ce même jour eux aussi, prenant les 5e et 6e place. Dee Caffari devient la première femme a avoir réussi le tour du monde dans les deux sens. Coté bilan, on relève trois Français sur le podium et trois Anglais juste derrière. « En 2012 ce sera peut-être l’inverse », plaisante à peine Sam Davies.
22 février : Arrivée d’Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à la 7e place, en 105 jours et 2 heures. Sur son vieux bateau, Arnaud avait tenu tête aux monocoques neufs de Brian Thompson et Dee Caffari pendant les deux tiers de l’épreuve. Respect aussi !
26 février : Malgré de nombreuses avaries, le très courageux britannique Steve White boucle le tour du monde et prend la 8e place sur son « Toe in the Water » en 109 jours… Steve ne rêve que d’une chose : repartir dans quatre ans.
10 mars : Arrivée de l’Américain Rich Wilson, en 9e position, à bord de Great American III, en 121 jours. Le tout au terme d’un tour du monde très solitaire, notamment une traversée du Pacifique très isolé par rapport au reste de la flotte.
14 mars : Raphaël Dinelli boucle son deuxième Vendée Globe sans escale sur 4 participations et gagne deux places : 10e au lieu de 12e lors de la précédente édition. Il en termine quasiment dans le même temps qu’en 2005, à deux heures près, en 125 jours et 2 heures. A bord de son Fondation Ocean Vital, Raphaël prouve qu’on peut faire le tour du monde en course en produisant de l’énergie seulement avec une (grosse) éolienne et des panneaux solaires. Belle fête aux Sables pour le seul Vendéen de l’épreuve.
15 mars : L’Autrichien Norbert Sedlacek boucle la boucle en 11e et dernière position et met un point final à ce sixième Vendée Globe en 126 jours, 5 heures, 31 minutes et 56 secondes, à la moyenne de 8,2 nœuds sur l’orthodromie. L’ancien conducteur de tramways aura passé quatre mois et une semaine en mer, soit 42 jours de plus que Michel Desjoyeaux. Il est lui aussi accueilli en héros aux Sables d’Olonne.
Prochain rendez-vous : le 23 mai prochain sur la plage des Sables d’Olonne pour la remise des prix de ce 6e Vendée Globe.
9 novembre : C’est parti pour « la course du siècle » : 30 skippers, dont 19 bateaux neufs et autant de favoris s’élancent pour le tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. La brise modérée de sud-ouest laisse très vite place au gros temps dans le golfe de Gascogne. Quatre skippers reviennent déjà aux Sables d’Olonne après quelques heures de course pour réparer diverses avaries : Dominique Wavre, Bernard Stamm, Alex Thomson et… Michel Desjoyeaux.
11 novembre : La baston dans le golfe est impitoyable : Groupe Bel, Aquarelle.com et DCNS démâtent ! Immense déception pour Kito de Pavant, Yannick Bestaven et Marc Thiercelin. Deux jours plus tard, c’est au tour du britannique Alex Thomson d’annoncer son abandon définitif… alors que Michel Desjoyeaux repart après une réparation express. Puis, Jean-Baptiste Dejeanty et Derek Hatfield rentrent à leur tour réparer. La flotte est emmenée alors par Loïck Peyron, Sébastien Josse et Jean-Pierre Dick…
21 novembre : En tête depuis 8 jours, Loïck Peyron coupe l’Equateur le premier. Dans le Pot au noir, les écarts sont encore infimes : les cinq premiers se tiennent en 30 milles, les 12 en 200 milles… et la régate au contact sera la règle jusque dans l’Indien ! Outre Loïck Peyron (Gitana Eighty), les grands animateurs de tête s’appellent alors Sébastien Josse (BT), Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), Armel Le Cléac’h (Brit Air), Jean Le Cam (VM Matériaux), Vincent Riou (PRB), Yann Eliès (Generali), Jérémie Beyou (Delta Dore), Roland Jourdain (Veolia Environnement)… L’anticyclone de Ste Hélène prend ses aises et rallonge la route. Desjoyeaux a déjà réduit de moitié son handicap, qui tombe à 330 milles.
26 novembre : Jérémie Beyou abandonne au Brésil, barres de flèche cassées sur Delta Dore. Jean-Baptiste Dejeanty repart des Sables d’Olonne. Sébastien Josse prend la tête. Armel Le Cléac’h est 3e.
4 décembre : Michel Desjoyeaux est déjà de retour dans le Top Ten. On fonce dans les Quarantièmes rugissants, à des moyennes quotidiennes parfois supérieures à 18 nœuds !
6 décembre : Sébastien Josse entre en tête dans l’Océan Indien, alors que la première porte des glaces est déplacée en raison de la présence de nombreux icebergs. Course terminée le 7 décembre pour le Basque Unaï Basurko (Pakea Bizkaia) qui jette l’éponge, safran tribord cassé. C’est déjà le 6e abandon. Desjoyeaux revient à 100 milles de la tête.
10 décembre : Démâtage du Gitana Eighty de Loïck Peyron qui abandonnera officiellement 5 jours plus tard. Encore un favori au tapis. Plus que 23 bateaux en course. Jean-Pierre Dick s’empare de la tête du Vendée Globe.
12 décembre : Tête de quille cassée sur Temenos II. Dominique Wavre fait route sur les Kerguelen où il est rejoint par Bernard Stamm (bout dehors et safrans endommagés sur Cheminées Poujoulat). L’escale est terrible pour Bernard Stamm : dans la tempête, son bateau est drossé à la côte et s’éventre sur les rochers. Les deux Suisses abandonnent. Mike Golding prend la tête… mais pour quelques heures seulement puisqu’Ecover démâte à son tour !
16 décembre : Mike Golding démâte, donc. A l’arrière, le benjamin Jean-Baptiste Dejanty aussi (avaries diverses) et il n’y a plus que 19 bateaux sur 30 en lice après un mois et demi de course. Michel Desjoyeaux prend la tête… et ne la quittera plus jusqu’à la victoire. Entre temps, le safran de Paprec-Virbac 2 subit une avarie et Jean-Pierre Dick met le cap au nord pour effectuer une première réparation complexe, mais réussie.
18 au 20 décembre : La course prend une tournure dramatique : Yann Eliès s’est gravement blessé dans une manœuvre à l’avant et souffre atrocement, seul à bord de son Generali, 800 milles au sud de l’Australie. Marc Guillemot se déroute, Samantha Davies aussi, mais seul « Marco » arrivera avant les sauveteurs australiens. Après 48 heures de calvaire la frégate Arunta évacue Yann vers Perth où on opère son fémur brisé. On se rend compte alors qu’il a aussi des fractures au bassin et aux côtes. Emotion planétaire quand Marc Guillemot raconte et filme le sauvetage de son ami. Restent 18 bateaux en course.
23 décembre : 44e jour de course. Mi-parcours. Michel Desjoyeaux passe l’antiméridien en tête, au sud-est de la Nouvelle Zélande. En abordant le Pacifique, Jourdain, Josse et Le Cam tentent de suivre le rythme élevé imposé par Desjoyeaux, suivis de deux tandems : Riou/Le Cléac’h et Davies/Guillemot. Ce dernier s’arrête le jour de Noël dans les îles Auckland pour tenter de réparer son rail de grand voile arraché.
27 décembre : Un autre grand leader au tapis ! Le bateau de Sébastien Josse est couché par une déferlante. Système de safrans brisé. « Jojo » ne pourra réparer. Il signifie son abandon définitif le 29 décembre… Il est imité une heure et demie plus tard par le Canadien Derek Hatfield, barres de flèche cassées. Il n’y a plus que 16 skippers en lice. Michel Desjoyeaux, toujours en tête, creuse l’écart à chaque pointage. Seuls Roland Jourdain et Jean Le Cam parviennent à rester à portée de fusil. Les « claques » à plus de 45 nœuds ne sont pas rares.
1er janvier : Encore une fortune de mer. Jean-Pierre Dick abandonne à son tour : la veille il a de nouveau percuté un growler et cette fois c’est terminé pour lui ! Au 53e jour de course, seule la moitié de la flotte de départ – 15 bateaux, donc – est encore dans le match. Les sept de devant s’appellent alors Michel Desjoyeaux, Roland Jourdain, Jean Le Cam, Armel Le Cléac’h, Vincent Riou, Marc Guillemot et Samantha Davies - la jeune Anglaise qui étonne tout le monde depuis le départ par sa fraîcheur et son humour. Le futur vainqueur est forcément parmi eux… et plus probablement dans le trio de tête.
5 janvier : A 3h10, Foncia passe le cap Horn en 56 jours et 15 heures, soit deux heures de moins que Jean Le Cam en 2005. Superbe performance, puisque les portes des glaces rallongent pourtant le parcours de plus de 1150 milles cette année. Roland Jourdain imite Desjoyeaux 8 heures et 50 minutes plus tard. La veille, l’Anglais Jonny Malbon (Artemis) a abandonné à son tour, grand’voile en charpie. 14 marins restent en course.
6 janvier : Jean Le Cam ne répond plus. A 200 milles du Horn, VM Matériaux a perdu son bulbe de quille et chaviré ! Un pétrolier est dérouté et marque la position. Armel Le Cléac’h et Vincent Riou se déroutent. Vincent Riou, parvient à récupérer Jean une vingtaine d’heures plus tard… mais un outrigger a cédé pendant la manoeuvre… et PRB démâte alors que les deux skippers font route vers le Chili ! Encore deux grands favoris qui ne termineront pas. L’épisode donne lieu à une décision inédite en course au large : Vincent Riou est classé 3e au titre de la « réparation accordée », sans que cela impacte le reste du classement. Ce Vendée Globe aura donc deux troisièmes. Il n’y a plus que 12 bateaux en course.
9 janvier : Veolia Environnement entre en collision avec une baleine ! Fissures en pied de mât et au niveau du puits de quille. Deuxième à 178 milles, Roland Jourdain est pourtant le dernier à pouvoir disputer la victoire à Michel Desjoyeaux. Le duel aura lieu tout de même dans la remontée de l’Atlantique Sud, mais à distance, malgré des réparations qui semblent tenir dans un premier temps.
11 janvier : Samantha Davies passe le Horn en 4e position après Desjoyeaux, Jourdain et Le Cléac’h. On sait qu’il faudra sortir les calculettes à l’arrivée, car avec le jeu des compensations en temps pour les sauvetages de Yann Eliès et Jean Le Cam, ils sont trois parmi les cinq de l’avant à être crédités de bonus : 11 heures pour Armel Le Cléac’h, 82 heures pour Marc Guillemot, 32 heures pour Sam Davies. Marc Guillemot s’arrête de nouveau aux Malouines pour une énième ascension dans le mât de Safran… en vain : son bateau fera au final un demi tour du monde sous voilure réduite.
15 janvier : Tempête monstrueuse annoncée aux abords du Cap Horn pour le trio des « chasseurs » : Brian Thompson, Dee Caffari et Arnaud Boissières. Vents moyens à 65 nœuds, rafales à 85, mer énorme. Brian Thompson est contraint de faire demi-tour pour s’abriter derrière l’île des Etats. Au final, cet énième coup de tabac sera bien négocié par ces trois-là, sans avarie majeure. A l’arrière, toujours dans la Pacifique, Steve White, Rich Wilson, Raphaël Dinelli et Norbert Sedlacek encaissent eux aussi de gros coups de vent.
20 janvier : Michel Desjoyeaux passe l’Equateur en 71 jours et 17 heures, avec 20 heures d’avance sur Roland Jourdain. Derrière le 3e Armel Le Cléac’h, le match est serré et intense entre Samantha Davies et Marc Guillemot. Celui-ci a joué avec panache l’option au plus près des côtes brésiliennes au prix de quelques nouvelles aventures, dont une prise en chasse par des pêcheurs furieux que Safran ait accroché leur ligne…
26 janvier : Dans l’Atlantique Nord, Desjoyeaux ne commet toujours pas la moindre erreur et s’adjuge 500 milles d’avance sur Roland Jourdain. Cette fois, la victoire est proche pour « le professeur » qui s’estime pourtant « miraculé », car le safran bâbord de Foncia s’était dégondé… un mois plus tôt, au sud de la Nouvelle-Zélande !
29 janvier : Veolia Environnement perd sa quille ! Roland Jourdain parviendra à ramener le bateau aux Açores, 600 milles plus loin, mais il devra y abandonner, d’autant qu’un coup de vent à 50 nœuds est annoncé. Impossible de prendre le risque. Cruelle injustice de plus pour « Bilou » à qui la 2e place semblait promise. Il abandonnera définitivement le 2 février. Seuls 11 bateaux finiront ce Vendée Globe.
1er Février : A 16h11 heure française, triomphe absolu aux Sables d’Olonne pour Michel Desjoyeaux, qui devient le premier marin à remporter deux fois le Vendée Globe après sa précédente victoire huit ans plus tôt. Record de l’épreuve battu avec un temps de course de 84 jours, 3 heures, 9 minutes et 8 secondes, à la moyenne de 12,3 nœuds sur le parcours théorique et … 14 nœuds sur les 28 303 milles effectivement parcourus par Foncia ! Incroyable exploit pour le solitaire le plus titré de la planète, qui était pourtant reparti avec 40 heures de retard sur toute la flotte et accusait 670 milles de retard au leader le 15 novembre. Chapeau, l’artiste !
4 février : Norbert Sedlacek passe le Cap Horn en 11e et dernière position. Toute la flotte est en Atlantique.
7 février : Armel Le Cléac’h coupe la ligne à son tour. Le skipper de Brit Air prend la 2e place en 89 jours, 9 heures 39 minutes et 35 secondes. Moyennes de Brit’Air : 11,57 nœuds sur l’orthodromie et 12,7 nœuds sur les 27 232 milles réellement couverts. Hyper régulier aux avant-postes, le jeune marin de la baie de Morlaix signe lui aussi un magnifique exploit.
9 février : Alors qu’il lutte pour la 3e place avec le Roxy de Samantha Davies, le Safran de Marc Guillemot perd sa quille ! Mais le skipper trinitain décide de continuer, alors qu’il lui reste pourtant un millier de milles à couvrir…
14 février : Arrivée aux Sables d’Olonne de Samantha Davies, première femme de ce Vendée Globe. Mais elle doit attendre le final de Marc Guillemot qui - avec le jeu des bonus pour le sauvetage de Yann Eliès - doit intervenir plus de 50 heures plus tard pour que la jeune anglaise conserve effectivement sa troisième place. Marc Guillemot se bat avec son bateau transformé en dériveur pour entretenir un suspense intense en vue de la dernière marche du podium.
16 février : A 2h21 heure française, Marc Guillemot signe le troisième exploit de ce Vendée Globe : il coupe la ligne d’arrivée et peut embrasser le pont de son Safran qu’il a réussi à ramener à l’endroit sans lest… et en chipant la 3e place à Sam Davies… pour 2 heures et 20 minutes. Image inédite : « Marco » embarque à son bord pour la remontée du chenal des déçus de ce Vendée : Roland Jourdain, Jean Le Cam, Kito de Pavant. Les retrouvailles avec Yann Eliès sont émouvantes, celles avec Sam Davies aussi. Brian Thompson et Dee Caffari arrivent ce même jour eux aussi, prenant les 5e et 6e place. Dee Caffari devient la première femme a avoir réussi le tour du monde dans les deux sens. Coté bilan, on relève trois Français sur le podium et trois Anglais juste derrière. « En 2012 ce sera peut-être l’inverse », plaisante à peine Sam Davies.
22 février : Arrivée d’Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à la 7e place, en 105 jours et 2 heures. Sur son vieux bateau, Arnaud avait tenu tête aux monocoques neufs de Brian Thompson et Dee Caffari pendant les deux tiers de l’épreuve. Respect aussi !
26 février : Malgré de nombreuses avaries, le très courageux britannique Steve White boucle le tour du monde et prend la 8e place sur son « Toe in the Water » en 109 jours… Steve ne rêve que d’une chose : repartir dans quatre ans.
10 mars : Arrivée de l’Américain Rich Wilson, en 9e position, à bord de Great American III, en 121 jours. Le tout au terme d’un tour du monde très solitaire, notamment une traversée du Pacifique très isolé par rapport au reste de la flotte.
14 mars : Raphaël Dinelli boucle son deuxième Vendée Globe sans escale sur 4 participations et gagne deux places : 10e au lieu de 12e lors de la précédente édition. Il en termine quasiment dans le même temps qu’en 2005, à deux heures près, en 125 jours et 2 heures. A bord de son Fondation Ocean Vital, Raphaël prouve qu’on peut faire le tour du monde en course en produisant de l’énergie seulement avec une (grosse) éolienne et des panneaux solaires. Belle fête aux Sables pour le seul Vendéen de l’épreuve.
15 mars : L’Autrichien Norbert Sedlacek boucle la boucle en 11e et dernière position et met un point final à ce sixième Vendée Globe en 126 jours, 5 heures, 31 minutes et 56 secondes, à la moyenne de 8,2 nœuds sur l’orthodromie. L’ancien conducteur de tramways aura passé quatre mois et une semaine en mer, soit 42 jours de plus que Michel Desjoyeaux. Il est lui aussi accueilli en héros aux Sables d’Olonne.
Prochain rendez-vous : le 23 mai prochain sur la plage des Sables d’Olonne pour la remise des prix de ce 6e Vendée Globe.
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
10 novembre 2012 à 13h02 : c'est reparti pour un tour ... du monde à la voile en solitaire sans escale : http://www.vendeeglobe.org/fr/
Cordialement, pm3
Eriba Troll 530- Subaru Forester.
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Re: Vendée Globe
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nanard6-2 - Caravanier de l'extrême

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Re: Vendée Globe
bonsoir
pm3 
Re: Vendée Globe
hello!

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Christian44240 - Membre donateur
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Re: Vendée Globe
Je vais aux Sables mercredi... 
Amitiés, Christian
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Christian44240 - Membre donateur
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Re: Vendée Globe
D'accord, Pm3, je ferai des photos sur les pontons... 
Amitiés, Christian
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Re: Vendée Globe
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Christian44240 - Membre donateur
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Vendée Globe Challenge 2012 - 2013
Comme promis voici quelques photos de notre virée d'hier aux Sables d'Olonnes sur les pontons du Vendée Globe.
Le nouveau cru s'annonce bien, avec 20 bateaux engagés, dont une dizaine de dernière génération, la plupart du même cabinet d'architectes, promettant une course à armes égales proche de la régate en monotypes.
Mais il y a aussi des participants "pour le fun" ou pour une première expérience, avec des bateaux plus anciens (antérieurs à ... 2008).
Le nouveau cru s'annonce bien, avec 20 bateaux engagés, dont une dizaine de dernière génération, la plupart du même cabinet d'architectes, promettant une course à armes égales proche de la régate en monotypes.
Mais il y a aussi des participants "pour le fun" ou pour une première expérience, avec des bateaux plus anciens (antérieurs à ... 2008).
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Amitiés, Christian
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Christian44240 - Membre donateur
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Vendée Globe 2012 - 2013, suite des photos
Il semble que le site n'accepte que 10 photos à la fois, voici une autre fournée...
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Amitiés, Christian
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Re: Vendée Globe
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Pom d'Amour - Membre donateur
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Christian44240 - Membre donateur
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Re: Vendée Globe
Oui, Gaétan, nous avons eu un temps splendide, et c'était la journée des jeunes (mercredi...), il y avait donc de l'ambiance sur les pontons et surtout dans le stand du Conseil Général de la Vendée qui a fait un énorme travail pédagogique pour expliquer le Vendée Globe, la navigation, etc.
Je recommande le déplacement, ça vaut vraiment le coup, amateurs de voile ou pas.
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Amitiés, Christian
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Re: Vendée Globe
Salut,
Merci
Bonne ambiance!
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